samedi 10 novembre 2018
mardi 16 juillet 2013
Quelques livres en trop ...
mercredi 3 juillet 2013
Lune de miel ...
samedi 22 janvier 2011
À deux pas de la tentation ...
Je l'attendais depuis des jours, des semaines, des mois… Et enfin, il fut là.
Depuis, l'envie me tiraillait de faire un premier pas vers lui, mais chaque fois, trop pressée, je me ravisais, reportant notre rendez-vous.
Est-ce le froid polaire de ce samedi glacial? Le besoin impérieux de m'évader de la cellule que peut devenir ma tanière lorsque trop peu souvent abandonnée? Il n'en demeure pas moins qu'il me vint, aujourd'hui, un désir impossible à réfréner, la nécessité absolue de sortir, de prendre l'air et la poudre d'escampette. Sans détour aucun, mes pas me conduisirent à lui.
Trois minutes à peine me suffirent pour arriver à destination. En face de moi, près du trottoir, 6 lettres flamboyantes attirèrent mon regard. Elles avaient été placées là à bon escient. Le message était clair. Il m'attendait…
Au début de l'après-midi, j'eus enfin le plaisir de pousser la porte du tout nouveau Cozicafé, un endroit ravissant aux délices multiples et savoureux. À l'étage, certains laisseront errer leur regard sur les pentes du Mont-St-Sauveur, observeront les passants déambuler sur la rue Principale ou encore prendront le temps de le laisser s'écouler lentement, en feuilletant le journal ou en bouquinant.
D'autres, dans un cahier Éco Junkie, gribouilleront les prémices d'un billet qui fera peut-être oublier à un lectorat assoiffé, les absences non motivées d'une blogueuse sous-alimentée en événements inspirants.


lundi 4 octobre 2010
Monts et merveilles ...
Samedi, c’est sous un soleil radieux, malgré un vent frisquet, que je mis les pieds l’un devant l’autre pour une randonnée pédestre quelque part entre Morin Heights et Saint-Sauveur.
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… à l’autre versant où le paysage balafré de gris nous offrit une interprétation étonnante et fort réussie.

Toutefois, ce n’est qu’après avoir encore parcouru sept kilomètres que nous eûmes droit à un dernier acte flamboyant.
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vendredi 13 août 2010
Dix ans ...
jeudi 15 juillet 2010
Un air de famille ...
Sur le comptoir d'une sympathique boutique de Val David où l'on trouve des bouquins usagés, des accessoires, meubles et objets anciens, j'avais mis la main sur une carte professionnelle qui avait attiré mon attention. On pouvait y lire: Les Artisans Recycleurs. Récupération de matériaux, transformation, création.
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dimanche 2 mai 2010
Virer au rouge ...
«Tu m'as fait rougir avec ton commentaire. Pis lui qui s'en va dire que ça coûte pas plus cher!», m’écrivait mon amie HabsfanDan peu après que l’entrepreneur venu constater les travaux à faire à l’étage, soit reparti.
C’est qu’au moment de quitter l’appartement de ma locataire, je mentionnais à l’homme que Bôf-Adoré envisageait de faire lui-même les travaux durant l’été, mais que la période des vacances, à mon avis, était mal choisie. J’ai ajouté que c’était la raison pour laquelle je lui demandais un devis, espérant que le coût ne serait pas trop élevé, amenant mon beau-frère à déléguer le boulot qui serait fait plus rapidement. Et, à la blague, j’ai dit à HabsfanDan: «Puis, tu ne trouves pas qu’il est plus beau que Bôf-Adoré?».
Le rouge qui gagna le visage de ma voisine fut assez éloquent: le charme de l’entrepreneur n’opérait pas que sur moi.
Quelques heures plus tard, c’était à mon tour d’avoir le rouge aux joues, mais pour une raison nettement moins agréable.
Via Facebook, on m’avait envoyé un message :
«J'apprécierais que tu laisses mon milieu en paix (…) Je ne sais pas ce que tu cherches à faire et que tu peux bien raconter à ma mère (elle a changé vs ma blonde) mais une chose est sure si faut que je m'installe en Australie pour avoir la paix, je le ferai (…)».
Après avoir lu, relu et re-relu les quatre paragraphes pour m’assurer que ce n’était pas une mauvaise blague et, devant le ridicule de la situation, j’ai respiré un coup avant de cliquer sur le lien Facebook de X:
«(…) cela voudrait dire que je devrais dorénavant ignorer toutes les personnes que j'ai connues et qui ont un lien avec toi??? (…) Désolée pour les tracas que j'ai pu te causer en saluant D, en félicitant C et en répondant aux gentilles attentions de B. J'aviserai le premier et la dernière qu'il est mieux, dorénavant, que nous fassions comme si jamais nous ne nous étions connus. Ça te va comme ça? Alors, oublie l'Australie! Ça doit coûter la peau des fesses de déménager là-bas! (…)».
Un instant plus tard, j’écrivais à un nouvel ami Facebook ceci:
«Salut D. Il semble que j’ai causé un raz-de-marée en t’adressant une demande d’amitié ; j’en suis désolée. Par conséquent, il est préférable que je te supprime comme ami Facebook. Mes salutations à S.»
Puis, en soirée, j’ai téléphoné à B à qui je n’avais pas parlé depuis près de 4 ans:
«Bonsoir B! Merci beaucoup pour vos souhaits d’anniversaire, c’est gentil d’avoir encore pensé à moi cette année, toutefois il vaudrait mieux que vous cessiez de m’envoyer des cartes à ma fête et à Noël. Il semble que votre fils soit au courant et cela met la pagaille dans son couple. Et puis, lorsque vous en aurez l’occasion, pourriez-vous lui dire que, contrairement à ce qu’il croit, c’est la première fois ce soir que nous nous parlons depuis l’automne 2006 ?»
En raccrochant le combiné, j’ai inspiré lentement, profondément jusqu’à ce que je rouge quitte mes joues, n’y laissant qu’un peu de rose d’indignation.
Misère !
samedi 17 avril 2010
Le choix ...
Les larmes coulaient sur mes joues sans que je ne tente de les réfréner; à quoi bon d’ailleurs? J’étais seule et personne n’était là pour voir mes paupières gonflées.
«Comme la vie peut parfois être cruelle» soliloquai-je. Il arrive, lorsque tout semble couler comme l’eau d’un calme ruisseau, que le destin se prenne les pieds dans le tapis de malheurs, faisant tout chavirer.
Ce fameux choix dont il était question depuis le départ n’aura pas, semble-t-il, été celui que j’avais cru. Et je ne sais pas encore de quel côté penchera la balance puisque dès le commencement, j’avais tout faux… ou presque.
C’est la sonnerie du téléphone, à la fin de l’avant-midi, qui m’arracha à mes réflexions. Une voisine, ne tenant pas compte que c’était samedi et alléguant qu’elle avait besoin de son nouveau jean demain puisqu’elle partait pour Boston, m’informa qu’elle s’apprêtait à passer chez moi afin que je lui raccourcisse.
Essuyant mes yeux rougis, je soupirai en
dimanche 28 mars 2010
Forêt enchanteresse ...
Rompant avec mes habitudes dominicales, je n’allai pas occuper ma place au comptoir du bistro du Faubourg cet après-midi. Ce n’est pas tant la perspective de sociabiliser qui me rebutait, mais plutôt l’envie de faire une randonnée qui était plus forte que celle de m’enfermer dans un café.
Me rappelant vaguement la direction à prendre pour accéder à une piste qui, m’avait-on dit, grimpait la montagne se trouvant à l’extrémité ouest de mon quartier, je me dirigeai vers le développement où se succèdent les titres de noblesse. Ce fut au bout de la rue du Domaine-de-la-Marquise que j’aperçus les blocs de béton, repères qui soulignaient l’entrée du sentier.
La neige durcie rendit la montée facile et, pendant près d’une heure, je suivis d’anciennes traces de pas qui me conduisirent jusqu’au sommet où, à travers les branches, j’aperçus deux maisons. En rebroussant chemin, je m’arrêtai ici et là pour admirer la forêt qui me sembla âgée et en assez mauvais état. Plusieurs arbres s’étaient couchés, la plupart depuis fort longtemps et d’autres, encore debout, n’étaient plus que des chicots criblés de trous. Parmi eux se dressaient des individus sains ayant sans doute engendré une descendance qui sommeillait sous la couche de neige encore dense.
Dans le ciel gris tournoyaient quelques corneilles qui s’interpelaient pendant qu’au sol, les bêtes se tenaient tapies. Aucun lièvre, ni perdrix ne détala. Pas le moindre geai bleu ni la plus petite mésange ne vint chanter sa joie. À part le vent qui s’emmêlait dans la cime des arbres et faisait bruire les feuilles séchées encore attachées à certaines espèces, seule la rumeur de la circulation qui semblait abondante sur la 15 se faisait entendre. J’en étais à ces constats lorsque, voulant photographier un géant terrassé, je perçus un mouvement furtif suivi d’un second. Nous passâmes de longues minutes à nous observer, me faisant regretter de ne pas avoir rempli mes poches de cacahuètes (la photo est cliquable).
Ces heures passées au milieu de la nature me firent réaliser qu’il y avait fort longtemps que je n’avais fait de randonnée. La dernière fois, c’était à Miquelon. J’avais découvert, époustouflée, une forêt magique plantée sur un cap rocheux que lèche l’Atlantique. C’était en mai 2008.
Avec la belle saison qui s’annonce, je me promets de récidiver en partant à la conquête de nouveaux sentiers. Qui sait, ils me conduiront peut-être sur le chemin de forêts enchantées?
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mardi 2 février 2010
Pouvoirs de séduction ...
«On ne connaît que les choses qu’on apprivoise.»
En ce qui me concerne, celui qui réussira à capter mon attention devra posséder ce je-ne-sais-quoi qui attire le regard et qui me donnera envie de le découvrir, du moins, en surface.
Pour m’apprivoiser, il lui faudra, dès les premiers mots, éveiller ma curiosité. Peu à peu, il se dévoilera, conservant une part de mystère sans toutefois me laisser stagner dans l’ombre de ses trop nombreux secrets.
Et pour vraiment me séduire, il devra me fera rire. Je craquerai pour la subtilité de ses jeux de mots, pour la haute voltige de ses phrases et pour la couleur de ses dialogues. Il lui faudra non seulement avoir du caractère, mais de la finesse d’esprit, car je lui pardonnerai difficilement d’être redondant, de se contredire ou de me raconter des histoires invraisemblables. J’en ai vu d’autres…
Je serai exigeante et n’accepterai sous aucun prétexte qu’il se vautre dans la paresse en croyant qu’une fois sous ses couvertures, je laisserai passer ses maladresses sans renâcler. S’il advient qu’il me fasse verser des larmes, je lui pardonnerai, car nous saurons tous deux que, tôt ou tard, un autre les séchera.
Je confesse qu’il m’est arrivé de me fermer d'avance, persuadée que ce serait du temps perdu. À cause de mon impatience, j’ai souvent repoussé ceux qui étaient trop lents à me conquérir ou que je soupçonnais d’être incapables de le faire. Pourtant, la semaine dernière je me retrouvai face à l’un d’eux. C’était notre seconde rencontre. Si, dès le départ, son allure m’avait séduite, rapidement j’avais douté de ses prétentions et, sans autre procès, j’avais décidé de mettre fin à l’histoire.
Les semaines passèrent et, en dépit de mon manque d’intérêt, arriva le jour où certains de mes besoins primaires réclamèrent d’être assouvis; faisant taire mes préjugés, mais sans enthousiasme, je consentis à faire un nouvel essai. Je n’allais pas le regretter.
Malgré qu’il ne soit pas le plus drôle, qu’il se contente d’être parcouru au lieu d’être dévoré, le roman léger de Lisa Lutz «Les Spellman se déchaînent» me fait passer du bon temps. Je n’irais pas jusqu’à le prescrire à mes copines, mais il me donne un certain plaisir; c’est quand même mieux que l’abstinence!
Les Spellman sont détectives de mère et père en filles. Isabel, membre du clan, nous raconte les curieuses manies de sa famille pour le moins déjantée. Au fil des pages, elle tente de percer le mystère des soudains et étranges comportements de ses parents et de sa fratrie. En souriant, je suis l’enquête qu’elle livre sur «le sujet» séduisant qui vient tout juste d’emménager dans le voisinage. Si dans les premières pages j’eus du mal à mordre à l’hameçon, à partir de la 90e, la narratrice réussit à pondre des dialogues assez divertissants.
Si je me laisse apprivoiser, page à page, je ne suis toutefois pas certaine qu’à la 460e je serai tout à fait séduite. Ça ne fait rien, la voie sera bientôt libre pour d’autres qui sauront, sans aucun doute, me faire craquer…
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dimanche 24 janvier 2010
Dear John ...
John est un homme de peu de mots, tout comme son père, dont la seule passion dans la vie était de collectionner de la monnaie ancienne. Sa mère? Elle les a quittés alors que John n’avait pas encore un an.
Depuis hier, John se confie à moi, il s’ouvre comme jamais il ne l’avait fait auparavant. Malgré sa réserve, il se raconte et, dans ses mots, je sens la douceur des souvenirs, la nostalgie qu’ils éveillent et, peut-être, de la résignation.
«Dear John», écrit par Nicholas Sparks, est le cadeau de Noël que je me suis offert. Ma connaissance de la langue de Shakespeare est limitée, toutefois j’arrive sans peine à suivre le déroulement de l’histoire, à ressentir l’émotion qui s’en dégage et je parie qu’avant d’arriver au 11e chapitre, j’aurai versé quelques larmes.
J’ai renoncé à chercher dans le dictionnaire anglais-français chaque mot qui m’est inconnu, sinon j’en serais encore au prologue. Cependant, de temps à autre, j’ouvre mon Harrap’s et c’est ainsi que j’ai appris que «odd» signifie «bizarre» et que «nod» est un signe de tête ou un hochement. Bon, c’est un début…
Si au fil des pages il m’est agréable de découvrir des expressions et d’observer la structure des phrases, je ne crois pas réussir à saisir toutes les subtilités de la plume de Nicholas Sparks. Peu importe, ce roman me procure un réel plaisir et, même si le magazine Life assure qu’il me brisera le cœur, j’irai jusqu’au bout. Mais ça, vous le saviez déjà…

jeudi 21 janvier 2010
Au-delà de toute attente ...
Je sais bien qu’il me faudra l’attendre encore un peu. Que je devrai me contenter de rêver de lui, de l’imaginer rayonner sur ma vie. Et pourtant, chaque jour, je pense à lui. J’aimerais sentir sa chaleur sur ma peau, me délecter de ses odeurs.
Dans l’attente, je continue ma route, malgré les obstacles qui s’y accumulent certains jours, malgré le froid qui me glace les mains, jamais le cœur.
Que puis-je faire d’autre que l’attendre? M’évader peut-être? Pour tenter d’oublier son absence? Sous quels cieux se trouve celui qui, bientôt, sera là? Est-il possible qu’il soit déjà en route? Qu’il me revienne plus tôt que prévu?
Aujourd’hui, avec ce chaud soleil qui brille, je reprends espoir… bientôt il sera là.
Le 21 mars, le printemps me reviendra...
lundi 11 janvier 2010
Maudit karma ...
Elle est riche, célèbre et sexy. Animatrice du talk-show le plus populaire d’Allemagne, Kim Lange a tout. Tout, sauf des amis, le temps de voir grandir sa fillette, d’assister à la fête donnée pour son 5e anniversaire et de partager des moments avec son mari, homme au foyer.
«Celle qui marche sur les cadavres et revient en arrière pour remarcher dessus» va devoir payer pour avoir accumulé, au cours de son existence, de trop nombreux mauvais karma.
Frappée par une météorite quelques instants après avoir ajouté une faute supplémentaire à son palmarès, elle se réincarne en … fourmi.
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Depuis que j’ai posé les yeux sur la première des 392 pages du roman Maudit Karma de David Safier, je dois me faire violence pour ne pas céder à la tentation de jeter par-dessus bord les règles de bienséance qui m’empêchent de dévorer ce bouquin à l’heure des repas.
J’ai bien l’impression que Maudit Karma ne fera pas long feu et que j’engloutirai ses dernières pages en même temps que mon premier petit-déjeuner en solitaire.
samedi 9 janvier 2010
Plaisirs dé-coupables ...
Depuis qu’elle a goûté aux plaisirs coupables, Grande-Sœur récidive dès que l’occasion lui en est donnée. La première fois, c’était en janvier 2009 pendant son séjour dans ma petite maison rouge à North Hatley. Alors que Bôf-Adoré s’était transformé en menuisier et garnissait les fenêtres de l’étage de cadrages sur mesure, ma sœur taillait ici un chemin de table, là des napperons qu’elle avait matelassés et, pour ce faire, qu’il lui avait fallu marteler pour réussir à les glisser sous le pied de ma Pfaff industrielle.
Si l’an passé elle avait prémédité son coup en apportant dans ses valises des coupons de tissu coordonnés à un fauteuil qu’elle avait fait recouvrir, cette fois elle improvisa presque car dans ses bagages elle ne glissa que des mesures, entre autres celles d’un «table runner» pour sa salle à manger. Comme par magie, elle trouva son bonheur sous la mienne, dans l’atelier. Il s’agit d’une tapisserie qu’une usine de la Beauce avait tissée pour mon entreprise au début des années 2000. Des vestes avaient été coupées dans ce tissu et, récemment, je l’ai utilisé pour réaliser des escarcelles que mon ami le Scarabée distribue via sa boutique virtuelle.
Si ma sœur ménagea ses efforts en me cédant sa place pour que je fasse l’ourlet tout le tour de son chemin de table, il en fut tout autrement pour son dernier projet. Ne pouvant résister à l’attrait du patron qui montrait, sur sa pochette, de beaux rectangles aux contours contrastants taillés à 45 degrés, elle se lança tête première dans la réalisation de quatre napperons doublés.
Elle y aura passé toute la journée et, au moment où j’écris ces lignes, j’entends la machine à coudre qui ronronne encore. Lorsqu’elle se lance un défi, Grande-Sœur est prête à tout… même à en découdre de temps à autre…
dimanche 3 janvier 2010
Un Anglais aux chaudrons ...
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samedi 2 janvier 2010
Venu d'ailleurs ...
lundi 21 décembre 2009
samedi 19 décembre 2009
Abies Fraseri…
De tous les parfums, c’est celui que j’aime le plus. Je le préfère à la lavande, à celui des roses et même au # 5 de Chanel. Ses effluves me font tourner la tête, m’amènent dans les contrées lointaines et parfois profondément enfouies de ma mémoire olfactive. Son odeur dessine au crayon vert des images surgies de mon enfance ou encore, me rappelle cet émoi fugitif depuis longtemps oublié.
Son parfum est celui de la forêt sous la neige de décembre, du salon chez mes parents lorsqu’on déposait à ses pieds des trésors et aussi celui dans lequel, parfois, je me plonge après en avoir emprunté l’essence.
Ce soir il est là devant moi, exhalant son enivrante fragrance et me suppliant muettement de le libérer des entraves qui l’empêchent de me dévoiler ses splendeurs.












