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lundi 7 décembre 2009

Coussins d'aires ...


Cette année, il est prévu que je passerai Noël chez moi en compagnie d’une amie, à moins qu’elle ne se laisse apprivoiser par cet homme qu’elle ne connait encore ni des lèvres, ni des dents, qui est séduisant malgré sa moustache, qui semble discret sinon un peu secret et qui, remercions le Ciel, n’a pas les jambes démesurément longues.

Quant au Nouvel An, il en sera tout autrement, car ma maison accueillera Maman et le 2/3 de ma fratrie. Le tiers restant tergiverse encore et ne sait trop s’il envisagerait de sauter dans un avion avec sa Pamoureuse pour passer le Jour de l’An en famille. Après tout, ça ne fait que 8 ans que nous ne nous sommes vus et 16 que nous n’avons été tous réunis. Mais ça, c’est une autre histoire.

Entre temps, je profite de celui qui m’est donné avant ces retrouvailles familiales qui prendront l’allure de pendaison de crémaillère. Comme il ne reste qu’un peu plus de deux semaines avant Noël, je risque à tout moment d’avoir à répondre aux demandes d’une clientèle retardataire et affolée. Ainsi, depuis le week-end dernier, je me consacre à rendre plus confortable mon nid. C’est que, voyez-vous, Grande-Sœur qui aime le confort, prétend que mes fauteuils ne sont pas assez moelleux, pas assez invitants pour qu’on ait envie de s’y enfoncer avec un bon bouquin et une « cup of tea ». Mon esprit de contradiction en prit pour son rhume et je dus admettre qu’elle avait tout à fait raison pour une fois.

Il est vrai que ma mignonne causeuse, dénichée dans une vente-débarras, a encore les ressorts très fermes malgré ses quarante ans bien sonnés. Si son format convient parfaitement au mien pour des siestes d’après-midi, la seule autre position pour laquelle est semble avoir été conçue, est celle du lotus, ce qui ne plait pas à tout le monde. Comme l’écrit
Christian Tikhomiroff: « Dans tous les cas, ce n’est pas du temps perdu, car les bienfaits du lotus pour le dos, toute la sphère ando-abdominale, les énergies vitales (tonicité et durée de vie) et sexuelles sont immenses. Enfin, le lotus est une posture pertinente pour lutter contre les affres du vieillissement du corps, tout le monde est à peu près concerné… ».

Je possède aussi deux
fauteuils Papasan; malgré leurs balafres infligées par deux générations de petits amis aux dents acérées (des chiens et des chats, pas des amoureux…) ils pourraient plaire à Grande-Sœur puisque je les ai achetés après m’être éprise des siens (ses fauteuils, pas ses petits amis). Malheureusement, suite aux dix années d’utilisation intense ou à cause de leur type de rembourrage, si on peut les qualifier de spacieux, les Papasan sont trop profonds pour être confortables et pour donner envie de s’y installer pour bouquiner, pour y cogner des clous ou pour bavarder avec le yogi en vis-à-vis.

Qu’à cela ne tienne, j’ai décidé de remédier à toutes ces lacunes qui faisaient de mon salon, une salle de torture pour les sujets de Sa Majesté. Après des heures et des heures consacrées à tailler, assembler, rembourrer et housser, j’ai obtenu le plus joli et moelleux des résultats : mes deux Papasan, qui ne payaient pas de mine, sont devenus deux nids douillets dont on s’arrachera les faveurs. Quant à la causeuse, elle s’orne maintenant de trois séduisants appâts qui sauront attirer les popotins les plus vétilleux.

Finalement, pour ne pas faire les choses à moitié, j’ai remplacé les coussins carrés des chaises de la salle à manger par des nouveaux, ronds et dodus. Quant aux premiers, passablement usés et tachés, ils eurent droit à une cure de rajeunissement qui les métamorphosa; dorénavant ils pourront garnir le lit de la chambre d’ami, être déposés sur les chaises pliantes qu’il me faudra déployer ou encore servir de coussins de sol lorsque Frérot, avec le bois qu’il aura apporté d’Amos, allumera un feu de joie dans le foyer du salon.
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Notez que, dès janvier, ceux et celles qui désirent apprendre les rudiments de la couture, pourront s'inscrire à des cours (privés ou en groupe de 2 à 4) qui seront dispensés à mon atelier. N'hésitez pas à me contacter si vous voulez obtenir plus d'information.

jeudi 3 décembre 2009

Douche froide ...


J’étais encore sous la couette lorsque le téléphone sonna; mon réveil m'indiqua qu'il n'était que 7h30. Au bout du fil, un homme m’apprit que celui dont j’espérais la visite à 10h30, allait être chez moi deux heures plus tôt. Je n’avais pas une minute à perdre! Je m’habillai en vitesse, escamotai mes exercices d’étirement et tentai de faire disparaître les faux plis que la nuit avait laissés sur mon visage. À 8h30 pile, un tout jeune homme, ma foi assez charmant, sonna à ma porte.

J’essaie de ne pas me fier qu’aux apparences, mais je l’avoue, en l’apercevant, je l’ai tout de suite soupçonné d’être inexpérimenté et j’ai craint qu’il ne soit à la hauteur de mes attentes. Malgré sa manifeste timidité, il ne se fit pas prier pour me suivre et je le guidai jusqu’à la chambre de Jules.

Le reste alla très vite. J’ouvris une trappe dissimulée sous un tapis et, l’un après l’autre, nous nous faufilâmes dans l’ouverture. Puis accroupis, il nous fallut parcourir une distance d’une vingtaine de pieds qui nous amena jusqu’au milieu de la maison. Dans la pénombre qu’éclairait faiblement une ampoule nue, l’atmosphère devint soudainement saturée… d’humidité.

Et là, quoiqu’il s’y attendait un peu, je lui fis part du désir qui me tenaillait depuis de trop nombreuses heures… qu’il répare sans tarder la rupture de la conduite d’eau chaude qui, la veille, m’avait valu, une douche froide. Vraiment très froide.


PS : À Marie-Clodine : je suis inscrite au cours de création littéraire de l’IFP. Vous trouverez, dans mon profil, mon adresse courriel. Au plaisir d’échanger!

mardi 10 novembre 2009

Se coucher à pas d'heure ...


J’aimerais bien comprendre pourquoi ce n’est qu’à une heure où la plupart d’entre vous avez déjà enfilé votre pyjama, que l’envie me prend d’entreprendre un de mes nombreux projets de décoration ou d’aménagement.

Ce soir, par exemple, j’avais pris la peine de souper plus tôt. Ainsi, je croyais arriver à me glisser sous mes draps à une heure décente et passer un moment agréable en compagnie des personnages de «Anne dans sa maison de rêve». Utopie!

La dernière bouchée de mon sauté de légumes et tofu à peine avalée, j’étais dans l’atelier à recouvrir de peinture argentée une tringle à rideaux laissée ici par madame Lafleur et qui avait déjà eu meilleure mine. La tringle, pas madame Lafleur. Une fois terminé, j’aurais pu simplement remettre le couvercle sur le pot de peinture et retourner à ma lecture. Eh! Non. À la place, je me suis dit que je pourrais en profiter pour repeindre, en argent, les cinq petits encadrements dorés qui ne vont plus du tout avec mon nouveau décor… Ce que je fis.

Si me m’étais arrêtée là, j’aurais pu me coucher relativement tôt. Mais voilà… j’eus tout à coup envie de «voir, juste pour le fun» quel serait l’emplacement idéal des boutons que je désirais, un de ces quatre, fixer sur les armoires de la cuisine. Ceci entraîna cela… et où Anne avait échoué, ma perceuse complètement à plat, réussit. N’empêche, je me mettrai au lit beaucoup trop tard, encore une fois…

Demain, promis, j’essaierai de ne pas oublier l’heure.
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jeudi 22 octobre 2009

Gros jeudi...

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Pas plus que mon amie Jéromienne, je ne sais qui a dit «Petit lundi, grosse semaine». Toutefois, c’est aujourd’hui que les professionnels auxquels j’avais fait appel, répondirent au mien. Résultat? Plusieurs choses à faire ont pu être rayées de ma longue liste qui, ma foi, commençait à ressembler à celle du Père Noël à la mi-décembre.

Outre le coup de fil de mon ami le Scarabée qui n’a absolument rien à voir avec cette histoire, ma journée débuta avec la visite de monsieur l’électricien. En moins de temps qu’il n’en faut pour dire «Interrupteur automatique de courant fonctionnant lors d’une variation anormale de l’intensité ou de la tension», il avait repéré un disjoncteur libre dans la boite, passé un fil électrique par un trou qui, comme par magie, arriva exactement à l’endroit voulu dans la pièce de couture et fixé une prise femelle sur le mur pour que mon fer industriel puisse se coupler et ainsi faire beaucoup de vapeur.

L’encre sur mon relevé de chèques n’était pas encore sèche, ni archisèche, que le carillon de ma porte retentit. C’était mon Monsieur-à-tout-faire. Sur sa liste à lui j’avais écrit :

- Remplacer la double porte-miroir de mon placard de chambre par celle, de type persienne, récupérée dans la salle de couture.
- Retirer les pièces de quincaillerie des panneaux de porte pour les transformer en deux miroirs pour l’atelier.
- Remplacer un des ventilateurs de plafond du solarium par un luminaire.
- Installer le ventilateur dans le salon.
- Aller chercher, dans la remise, la scie sur table et la placer dans la pièce à débarras.
- À l’aide de la scie à métal, couper des vis en quatre longueurs de 2.5 cm en éliminant la tête.

Alors qu’il avait presque terminé ses tâches et que je contemplais, éblouie, ma table à café récupérée et transformée grâce à des vis sans tête et, il faut bien le dire, à la mienne qui avait eu une idée de génie, on sonna à la porte.

Derrière elle, je découvris deux jeunes hommes, le premier aussi barbu que le second était glabre. Était-ce déjà Halloween? Et moi qui n’avais rien qui ressemblait à des bonbons, sauf quelques vieilles pastilles Fisherman's qui gisaient au fond de mon cabas!

- On vient pour le miroir... Me dit le velu.

- Oh! Oui, le miroir. Bien sûr! Répondis-je en escamotant discrètement la poignée de pastilles poilues repêchées dans mon sac.

Un «bizzztzzzztzzzz» et deux «slurppppp» plus tard, soit environ 20 minutes d’un taux horaire exorbitant, le mur de la salle de bain fut débarrassé de son immense et horrible miroir teinté. Malgré ses balafres et les sillons de colle qui le défiguraient, le gypse à demi nu rendait la pièce beaucoup plus claire. Nul doute qu’un peu de plâtre, quelques couches de peinture et des porte-serviettes judicieusement positionnés suffiront à transformer cet espace moche et démodé, en un endroit confortable et invitant. Mais bon, pour ça il faudra attendre un peu. Car, comme amie le dirait si bien, Saint-Jé-Rome ne s’est pas bâtie en un jour...
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lundi 8 juin 2009

Mille excuses...


Ça y est, il ne m'en reste plus aucun. De nombreux et motivés, ils sont passés à nuls et obsolètes.

Oh! Ils ne sont pas disparus comme ça. Au contraire, cela leur a pris un certain temps, quelques uns d'entre eux semblant prendre un malin plaisir à s'étirer. Je n'allais quand même pas m'en plaindre!

Au début, il y en avait tout un tas, plus incontestables les uns que les autres. Mon esprit en avait même fait une liste qu'il s'empressait de me faire énumérer dès qu'on lui en donnait l'occasion. Comme s'il avait voulu se justifier et ainsi paraître sincèrement embêté de me contraindre à l'immobilisme.

Mais c'est bel et bien terminé, comme vous pouvez le constater:

- Attendre que le printemps soit arrivé.

- Attendre que le peintre ait terminé la peinture extérieure.

- Attendre que le balai de rue soit passé.

- Attendre d'avoir terminé la commande pour la boutique de Chicoutimi.

- Attendre d'en avoir fini avec le jupon-de-lit-trop-mince-à-transformer-en-couvre-lit.

Considérant que je n'ai plus rien à raturer sur ma liste de prétextes;

Considérant que j'ai honte chaque fois que quelqu'un vient chez moi;

Considérant la cécité qui menace ma petite maison rouge et avec elle, la disparition des arbres, du lac et même du ciel, enfin, vus de l'intérieur;

Je suis dans l'obligation, que dis-je, dans la nécessité, de commencer le nettoyage des fenêtres. Vingt-quatre en tout… Ou seize plus huit… Bref, deux douzaines.

Misère…

dimanche 17 mai 2009

Comme on fait son lit…

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-«Bonne fin de semaine à toi (je ne te dis pas d'en profiter, suis certaine que tu le feras...)», m’écrivait l’Ange Aérien.

Mon amie ne se trompait pas. Tout ce que j’avais prévu, c’était d’aller emprunter des livres à la bibliothèque, passer l’aspirateur, laver les planchers et reporter aux calendes grecques l’époussetage pourtant nécessaire. Et pourtant…

Tout commença jeudi après-midi. Avant d’aller faire mon marché, j’arrêtai saluer Céline et l’inviter à monter au café pour en siroter un. Lorsque je pénétrai dans son atelier, elle sembla fort occupée à se débattre avec un amas de tissu qui prenait toute la place sur sa trop petite table. Elle m’apprit qu’une cliente lui avait demandé de lui confectionner une housse de couette. Cela me rappela que, moi aussi, j’avais projeté de remplacer la mienne, une vieille chose beige et terne qui datait de plusieurs années. Et que, fidèle à mes habitudes, je n’avais cessé de remettre la réalisation à plus tard.

Néanmoins, la petite graine était semée et, en revenant chez moi, je m’empressai de sortir le coton que j’avais acheté au cours du printemps et je me mis au travail. Le tissu était souple et fut facile à coudre si ce n’est des rayures qu’il me fallut faire coïncider entre elles. Comme les belles choses ne sont pas nécessairement les plus difficiles à réaliser, je choisis de faire une housse de type «sac à sandwichs». Outre le fait qu’il me fallut coudre deux bandes latérales à celle du milieu pour obtenir la largeur voulue, la réalisation ne me prit que quelques heures. J’étais assez fière ! Mais voilà… une jolie couette houssée de neuf ne pouvait quand même pas s’exhiber avec des taies défraîchies et dépareillées ! Et les oreillers, eux, n’avaient toujours pas d’enveloppe protectrice. Alors, je taillai quatre enveloppes blanches et quatre taies rayées avec bordures inversées. C’était presque parfait. Presque… En effet, malgré la jolie couette et de belles taies, il manquait encore un détail pour que mon lit ancien soit habillé comme il se devait : il lui fallait un jupon. Bah ! Ce sera facile, m’étais-je dit. Erreur. Pour avoir mal imaginé la conception, cela me prit beaucoup plus de temps que prévu. Finalement, comme il restait encore plusieurs mètres de tissus, je songeai qu’il serait du plus bel effet si des rideaux garnissaient ma penderie. L'inspiration était au rendez-vous.

En voyant les délicates rayures faire écho au bleu des murs et au blanc des plinthes et des tentures, je sus que désormais, je rêverais mieux…

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lundi 9 février 2009

Département des plinthes…


Samedi vers 15h00, je ne sais trop quelle mouche m'a piquée. Avais-je besoin de me défouler? Était-ce la caféine qui me coulait dans les veines? Peut-être les deux? Il n'en reste pas moins que je passai l'après-midi dans la cave. Je commençai par réorganiser le coin menuiserie, plaçant la scie-sur-table devant le mur ouest pour éviter que la poussière de MDF ne se répande sur le calorifère comme c'était le cas auparavant. Puis j'installai le chevalet à gauche du banc-de-scie, avant d'y déposer une retaille d'aggloméré qui la transforma en une table qui allait supporter les planches en cours de coupe.

Comme je n'aime pas, que dis-je, comme je déteste faire du ménage inutilement (parce que c'est utile parfois?), je fixai des sacs à ordure préalablement découpés, tout le tour de la table de la scie, un peu comme une jupe. Ainsi le plus gros de la sciure resterait prisonnière en dessous au lieu d'aller se déposer partout. Puis je collai un autre sac ouvert sur le mur juste derrière la scie (on ne sait jamais …). Finalement je clouai un vieux rideau de douche en vinyle sur une poutre, pour empêcher la poussière d'envahir le côté sud de la cave qui sert de salle de lavage, de maison de repos pour les géraniums et de petit coin pipi pour Jules.

Ce ne fut pas une mince tâche de mettre au niveau le banc-de-scie et le chevalet-table. Il me fallut empiler des petits bouts de bois et d'aggloméré de différentes épaisseurs sous leurs pattes pour qu'ils soient à la même hauteur sans boiter. Le plancher de ciment de la cave est inégal et, à certains endroits, on dirait qu'il a été sculpté, formant des dénivellations de quelques centimètres. Rustique mais pas pratique.

Plutôt satisfaite de ma nouvelle installation, il me tardait de la mettre à l'essai. J'attachai donc sur mes hanches, le sac multi-pochettes dont je me sers pour la coupe de vêtements, y glissai un crayon, une feuille de papier et le seul gallon, sur les quatre que j'avais trouvé lors d'un de mes nombreux ménages, qui en plus des pouces, indique les centimètres. Ainsi armée, je me mis à relever les mesures du bas des murs de l'entrée arrière, de ma chambre et du salon. Ma maison, malgré ses 63 ans bien sonnés, travaille encore et n'est plus toute droite. Lorsque je pris les mesures, il me fallut le faire à la hauteur du plancher et 15 centimètres plus haut car, à cause de l'inégalité du plancher et de celle des murs, j'avais parfois plus d'un demi-centimètre d'écart.

Ce sont vingt-neuf sections que j'eus à couper en autant de dimensions. Je passai plus d'une heure à mesurer et marquer les planches, à les scier en ordre de longueurs décroissantes et en jumelant des mesures pour éviter les pertes.

Dimanche, après avoir regroupé autour de moi mon nouveau capteur de montant, la perceuse, le marteau et le chasse-clou, je pus enfin commencer la pose des plinthes dans l'entrée arrière. Finalement, cet après-midi, au retour d'un traitement chez ma chiropraticienne, je terminai de clouer celles du salon et de ma chambre.

C'est Bôf Adoré qui sera fier de sa Sister-in-Saw!

jeudi 15 janvier 2009

Occupations doubles …


Après plus de trente-trois jours d’absence, suivis de neuf passés avec Grande Sœur et Bôf Adoré, ma vie reprend son cours régulier. Mes vacances, un beau mois passé sur une petite île balayée par le vent, me semblent loin déjà. À l’aéroport de Dorval, à mon retour, j’étais attendue. Mes Anglais préférés guettaient mon arrivée ; nous avons fait la route ensemble, celle qui nous menait chez moi en Estrie, dans la voiture de leurs gentils amis, Gilles et Nicole, qui sont venus nous reconduire jusqu’à ma porte.

C’est donc le 6 janvier, le lendemain de mon retour au Québec, que débutaient des travaux de finition dans ma maison, lesquels allaient tenir mon Bôf Adoré on ne peut plus occupé.

En huit jours de travail intensif, mon Britannique de beau-frère a réussi à terminer plusieurs projets, dont certains furent assez complexes compte tenu de l'âge de ma maison et de la pente de ses planchers qui rendit impossible l'utilisation d'un niveau.

Pendant que Bôf Adoré travaillait comme un forçat, j’enseignais à Grande Sœur quelques trucs de couture. Les retailles de tissu qu’elle avait apportées se sont vite (et habilement) transformées en chemin de table, en magnifiques napperons piqués (et triplés), en sous-plat et en sous-verres. C’est d’ailleurs avec perplexité que son mari la vit utiliser un marteau avant de faire les surpiqûres sur certains articles. Mais il fallait voir sa tête lorsqu’il enfila son pantalon de pyjama que Grande Sœur venait de lui raccourcir ; de beaucoup trop long, il était devenu, comment dire … pas mal trop court ? Nous n’avons pas réussi à lui faire gober que la mode «capri» c’était aussi pour les hommes !

Avant-hier, en début de soirée, lorsque j’allai reconduire Grande Sœur et Bôf Adoré au terminus de Sherbrooke, 9 fenêtres de l’étage arboraient des cadrages tout neufs. L’escalier qui monte au salon avait fière allure avec sa belle planche de pin qui la longe et sa main courante. L’antique armoire de pharmacie avait été fixée, en angle, au dessus du lavabo de la salle d’eau. La porte de ma chambre était entourée d’un cadrage des deux côtés et l’espace entre la cheminée et l’ancien mur avait été judicieusement comblé. Mon beau-frère avait rafistolé, fixé, camouflé et corrigé une multitude d’autres trucs qui, dans la plupart des cas, nécessitaient ingéniosité, minutie et patience. Bref, un travail à sa mesure! Thanks a lot Bôf Adoré…

Certains croiront que je m’ennuierai, toute seule, après avoir passé quarante-deux jours consécutifs en compagnie de mes semblables, les humains. Rassurez-vous : outre la peinture des cadrages, la teinture, le vernis et l’application de silicone, il me faudra fixer les plinthes au bas des murs dans le salon, dans ma chambre et dans l’entrée arrière avant de les peindre. Puis, une fois les travaux terminés, il me restera encore le dépoussiérage du sous-sol. Parce que du MDF, si c’est économique, sapristi que ça fait de la poussière lorsqu’on le coupe !

C’est ainsi qu’en ce début d’année, ma vie reprendra son cours normal. Que se poursuivra mon existence toute simple mais néanmoins truffée de projets, de désirs, de dévorantes passions et de mille et une occupations…

mercredi 26 novembre 2008

De la couleur mur à mur ...

J'ai plutôt bien travaillé depuis la semaine dernière. Sur ma liste de choses à faire avant de partir en vacances, il y a plein de ratures. Mais, il reste encore plusieurs trucs que je dois absolument accomplir, surtout en couture.
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Sinon, la maison commence à perdre son air de chantier; plus de trace de poussière de plâtre au rez-de-chaussée, les meubles ont repris leur place respective et les pots de verre et de plastique ont même eu droit à des tablettes toutes ... recouvertes de papier! Il faut quand même que je garde quelques activités pour Grande Soeur pendant son séjour chez-moi en janvier et je suis certaine qu'elle adorera badigeonner de peinture saumon, les rayons du petit espace de rangement!
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A la fin de l'après-midi, au lieu de faire les ajustements sur mes vêtements comme je l'avais prévu, j'ai plutôt succombé à la tentation de faire plein de trous dans les murs! Résultat? Deux petits tableaux fabriqués à partir de cadres acheté chez Dollarama, de magnifiques cartes de souhaits réalisées par l'artiste peintre de North Hatley, Margo Godin et d'un restant de tapisserie texturée, font de jolies taches de couleur au dessus du lavabo de la cuisine. Puis trois reproductions (laminées) d'une autre peintre géniale, Natalie Gendron, que j'ai dénichées à la Galerie d'Art Jeannine Blais ornent dorénavant ma salle à dîner.
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J'ai aussi fixé sur l'un des murs de l'entrée arrière, une pancarte qu'avait peinte ma copine Josée-Ninon en 2000 qui annonçait le déménagement de la boutique Lambertrand. Ma talentueuse amie avait reproduit l'édifice que nous occupions à l'époque, qui semblait sur le point d'exploser, expulsant par ses fenêtres des vêtements, machines à coudre et bobines de fil! Et comme par hasard, la teinte de la brique du petit tableau est identique à celle des tentures que j'ai confectionnées pour le vestibule arrière!
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Après avoir vécu dans le désordre et le chambardement des semaines durant, c'est bon de revoir la maison rangée, colorée et surtout sans poussière.
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Parce qu'il ne reste que 7 jours avant mon départ... sept!

vendredi 22 août 2008

Dame Jacqueline ...


Au milieu des années 1990 la bâtisse qui abritait le célèbre restaurant Dame Jacqueline de North Hatley, était condamnée à être démolie. En lieu et place serait construit l'édifice qui accueilleraient entre autres, la boutique et galerie d'art Yvan Dagenais, portraitiste talentueux et réputé qui allait devenir, avec son épouse Chantal, des amis.

Avant sa démolition, Ex avait "acheté" la bâtisse et son contenu pour 3 jours. Il avait eu le temps de récupérer trois bains sur pattes, des portes françaises, des fenêtres et quelques feuilles de tôles embossées qui provenaient du plafond du fameux restaurant. Les fenêtres furent installées sur la façade de ma maison où jadis se trouvait la galerie extérieure. Deux feuilles de tôle carrées de 24 X 24 pouces trouvèrent leur place dans la cuisine, les bains et les portes furent vendus tandis que les autres tôles furent remisées dans la cave.

Il y a deux ans, lors du départ d'Ex, je fis un ménage monstre dans la cave mais je décidai de conserver les tôles au cas où…. Les espaces de rangement étant peu nombreux, j'empilai toute sorte d'autres "au cas où" sur les feuilles de métal: un paquet de bardeaux de bois, des tuiles extra pour le plancher de la cuisine, une vieille armoire qui cache une planche à repasser, l'antique chaise (en morceaux) de grand-papa, des tubes isolants pour les tuyaux, des goujons… Bref, je n'apercevais qu'un petit bout des tôles.

La semaine dernière, je réfléchissais à la façon de remplacer l'hideuse, cabossée et rouillée plaque de métal sur laquelle est déposé le petit poêle à bois du salon. Au printemps dernier je m'étais rendue dans un magasin spécialisé espérant trouver le même type de plaque qui, j'en étais certaine, ne me coûterait pas trop cher. L'homme qui me répondit avec un air un tout petit peu suffisant, me dit: "-Ça, ma p'tite madame, ça se fait plus depuis longtemps, mais je pourrais vous vendre ce modèle là …" et il me montra un truc composé de carrés de céramiques noirs, gris, bruns que je trouvais non seulement laid, mais imposant et à des lieues de ce que j'avais imaginé.

Je m'étais presque résignée à repeindre l'ancienne plaque et à la fixer à nouveau au plancher pour qu'elle arrête de retrousser dans les coins. Mais pour cela, il fallait que je décide une fois pour toutes de l'orientation du poêle. Mon salon est relativement grand; d'un côté il y a l'espace télé et vélo stationnaire. De l'autre, c'est celui qui accueille le futon-lit et où j'aime lire. Depuis que les vis ne retenaient plus la plaque au plancher, j'avais pris l'habitude, au gré de mes fantaisies, de pivoter le poêle pour l'orienter soit vers le futon-lecture, soit vers le petit fauteuil-télé. Et bon, j'aimais assez le principe.

J'allais bientôt être prête à débuter la restauration de la seconde partie du plancher du salon et décidément, le cas de la plaque me turlupinait. C'est alors que j'ai pensé aux tôles embossées. Je crus qu'en en combinant quelques unes, ce serait assez grand pour y déposer le poêle. J'avais justement un bout de contre plaqué ¾ qui pourrait me servir d'assise.

Je descendis à la cave et entrepris d'enlever tout ce qui était empilé sur les tôles. Et là… surprise! J'avais oublié qu'en plus des petites carrées, il y en avait des rectangulaires. J'en trouvai une qui demandait un minimum de restauration; sa superficie était suffisante et ferait exactement l'affaire. Je la vissai sur la feuille de bois et repliai ses rebords sur deux côtés. Chez mon voisin quincaillier, je dénichai des petites rondelles "Slide Glide" que je fixai sur l'envers du contre plaqué. Je garnis le contour d'une moulure de bois (trouvée aussi dans la cave) et enduis le tout de trois couches de peinture noire.

C'est la semaine prochaine, lorsque des amis viendront me donner un coup de main, que je saurai si j'ai réussi à relever le défi d'avoir un poêle pivotable.

J'imagine le sourire de Dame Jacqueline…

J'ai trouvé ce texte glissé parmi plusieurs autres. Pour vous éviter de devoir parcourir
le long article pour le trouver, je l'ajoute ici:


Tirés de L'Agora, vol 2 no 10 (1995)
Un survol de l'histoire du pain
par Hélène Laberge


"Celui qui fait germer deux épis sur un terrain vierge se rend plus utile à l'homme et à sa patrie que toute une ribambelle de politiciens."

"Le pain retrouvé
par Hélène Laberge


On assiste à l'heure actuelle à un phénomène étonnant: la création de boulangeries artisanales dans tout le Québec. L'Agora, fidèle à sa vocation de montrer les liens entre le présent et le passé, sans lesquels notre vie n'est qu'une succession d'instantanés, veut dans ce dossier rendre hommage à une pionnière du bon pain: Dame Jacqueline. Au début des années soixante-dix, à North Hatley, dans les Cantons de l'Est, Dame Jacqueline ouvrait une boulangerie-restaurant qui allait pendant vingt ans devenir un lieu d'attraction touristique pour les Européens aussi bien que pour les Québécois. Implantée au coeur d'un village depuis peu conquis par les professeurs de l'Université de Sherbrooke, mais fondé par les riches Sudistes américains, à qui il doit son admirable architecture, la boulangerie était elle-même un lieu historique: l'immense maison faisant face au lac datait du XIXe siècle et un de ses logements situés en retrait avait servi de prison! Ce restaurant, qui allait devenir l'un des fiefs de la campagne référendaire de 1980 par ses fameux déjeuners du dimanche, représentait pour Jacqueline Cusson beaucoup plus qu'une aventure gastronomique: il s'agissait de conquérir la clientèle locale anglophone, d'afficher les couleurs du français, de les faire respecter.

C'est ici que commence une histoire presque archétypale, celle du lien d'amitié qui a duré jusqu'à la mort, entre la grande dame de North Hatley, Emily Le Baron, dont la famille est implantée dans la région depuis la Révolution française, (le surnom de Le Baron avait été donné à l'ancêtre, un noble réfugié aux usa qui n'avait jamais révélé son véritable patronyme!) et Jacqueline Cusson. D'un côté la gentry anglaise, avec toutes ses qualités d'attachement au terroir et au patrimoine qui la rendent si proche des gens de la terre. De l'autre, le peuple québécois incarné dans une Gaspésienne expatriée à Montréal, ayant eu dure vie et travail acharné, mais ayant décidé, au milieu de sa vie, de s'enraciner à tout prix dans ce magnifique village.

C'est donc Emily Le Baron qui a acheté à Jacqueline son premier pain. C'est elle qui l'a fait connaître en l'offrant à ses amis. C'est elle enfin qui le matin du référendum est venue dire à Jacqueline: "What ever will be the result of the referendum, we will stay friends, wo'nt we?" Car Jacqueline, cette passionaria de l'indépendance, avait par amitié consenti à parler l'anglais! Le pain de Jacqueline! Qu'en dire d'autre que ceci: nous l'avons consommé tous les jours pendant vingt ans, toujours avec ce quelque chose qui est plus que le plaisir: le sentiment de l'achèvement. Il nous semblait éternel, ce pain. Il a disparu maintenant, comme la boulangère. Mais il renaît dans les boulangeries artisanales qui apparaissent dans les régions depuis quelques années. Nous vous en présentons quelques-unes en pensant que l'esprit de Dame Jacqueline a peut-être soufflé sur tous ces boulangers qui ont l'expertise, et ce brin de génie effervescent qui la caractérisait! Ce dossier sur le pain est donc dédié à la mémoire de Dame Jacqueline."

mardi 19 août 2008

Noël en août…


Je prends une pause, une toute petite, le temps que sèche, dans la cave, la peinture de ma première réalisation faite à l'aide de ma scie sur table. Je dois aussi trouver deux amis qui pourraient me donner un coup de main pour déplacer les meubles du salon. La première partie du plancher est terminée et tout ce qui est entassé au fond doit être transporté et déposé délicatement sur les lattes qui ont reçu leur dernière couche de vernis hier. Il me tarde de commencer les travaux sur la seconde section du plancher.

J'ai contacté à deux reprises l'ami Blanche-Neige mais il ne répond pas à mes courriels. Qu'à cela ne tienne! J'ai son numéro de téléphone au travail, à la maison et celui de son cellulaire… Il ne pourra pas se cacher bien longtemps!

Ce que je ferai durant cette pause involontaire? Lire? Tailler le gazon au devant qui est trop long? Terminer mon examen # 4 en création littéraire? Mieux encore. Je travaillerai sur ce que je considère comme mon premier test, ma première épreuve. Et je l'avoue, ça me rend un peu fée-brile…

J'apprenais récemment que les commandes attendues ne viendraient pas. Qu'il est possible que je n'en reçoive pas avant des mois. Lorsqu'on est travailleur autonome, comme je le suis, ce ne sont pas de bonnes nouvelles. Étant seule actionnaire dans ma compagnie, je n'ai pas droit aux prestations d'assurance chômage. Inquiétant. Très très inquiétant. Cependant il semble que ce soit cette catastrophe annoncée qui m'ait décidée à enfin proposer mes mots à l'équipe d'une boite de marketing dont j'admire le travail et l'originalité. Mon idée a été retenue et pour le moment, on n'a besoin que d'un texte mais je tenterai d'en présenter deux afin de leur donner le choix. Le genre? Courte histoire pour enfant. Le thème? Noël!

Depuis toujours, j'estime que "rien n'arrive pour rien"; je verrai bien si j'ai eu raison cette fois encore d'y croire.

Avant de vous quitter pour faire jouer le CD de Noël du Chœur de l'Archipel, question de me mettre dans l'ambiance, j'ai envie de vous montrer le plancher du salon. Ça valait bien quelques courbatures, non?



Plancher du salon après le nettoyage à la laine d'acier et quatre couches de vernis.

dimanche 17 août 2008

Toucher du bois…


Malgré qu'il y ait une infinité de travaux, petits et gros, à faire dans la maison pour la rendre encore plus jolie qu'elle ne l'est déjà, je m'attaque à ceux qui feront la différence, qui auront un impact réel, à ce qui saute aux yeux. Les autres, ceux de moindre importance, comme l'aménagement final et la décoration, je les garde pour la fin, comme un dessert, une récompense. Mais sincèrement je préférerais être privée de dessert par un acheteur qui serait tombé amoureux fou de ma petite maison rouge!

Prochaine étape des travaux? Le plancher du salon. A l'origine, à l'étage il y avait trois chambres et une salle de bain. En 1995, lors de l'achat, le mur qui séparait deux des chambres fut démoli pour faire une grande pièce. Le hic, c'est que le plancher de bois franc, jadis, fut posé une fois les divisions intérieures érigées. Par conséquent, à l'emplacement de la cloison qui séparait les chambres, il n'y avait que le sous-plancher qu'on apercevait 1 cm plus bas. Comme il était impossible de "raccorder" les lattes d'une chambre à l'autre, celles-ci n'étant pas alignées, je choisis de faire poser des planches de bois transversalement, suivant le tracé des anciens murs. Les ouvriers que j'avais engagés l'année dernière pour régler une fois pour toute ce cas de "il faudrait bien…", étaient sceptiques mais je tins mordicus à mon idée. Une fois le travail terminé, ils durent reconnaître que le résultat était des plus jolis.

Bref, j'en suis à ce plancher. C'est-à-dire à la première moitié du salon délimitée par les planches transversales. Il semble que les lattes de bois des trois chambres de l'étage furent sablées il y a très longtemps, sans doute bien avant 1995. Au fil des ans, le bois nu accumula taches, cernes, saleté, gouttes de peinture et de plâtre. Un beau défi, quoi! Évidemment, j'aurais pu utiliser une sableuse. Le travail aurait été exécuté rapidement et j'aurais peut-être réussi à faire disparaître la majorité des marques. Mais je l'avoue, juste à imaginer la quantité de poussière de bois que ce procédé aurait occasionné, si j'en juge par celle qui a envahi la maison lorsque j'ai sablé les marches de l'escalier, recouvrant même les murs, cela me donna envie d'utiliser un procédé plus lent, plus zen et sans poussière. Car la poussière, je déteste. Vraiment beaucoup. J'abhorre l'époussetage. Donc, j'ai eu recours une fois de plus à la laine d'acier inoxydable, comme celles qu'on utilise dans la cuisine. A part l'exercice intense et les quelques courbatures dues à la position de Cendrillon (ou de Donalda…), cela ne fait aucun dégât et donne un résultat des plus satisfaisants. Cool, très très cool…

Pour éviter que le bois nu ne se salisse, j'ai déjà appliqué deux couches de vernis. Il me faudra maintenant boucher des trous dans lesquels passaient des tuyaux et des fils électriques et un autre, rectangulaire, vestige de l'ancien système de chauffage à air forcé. Ici les ciseaux à métal ne me seront d'aucun secours. J'utiliserai plutôt ma toute nouvelle et toute neuve scie sur table dont j'ai enfin terminé l'assemblage hier après-midi. Il me tarde de me servir de ce nouveau joujou! Oui, Grand Frère… je serai très prudente et je porterai des lunettes protectrices. Bien sûr Blanche-Neige, j'enfilerai mon gant de coupe en "cotte de mailles". Ah, ces mecs! Dès qu'une fille joue dans leur cour, ils imaginent les pires catastrophes. Quoique…

Le plancher avant qu'il ne soit nettoyé à la laine d'acier ...

jeudi 14 août 2008

Puisque vous avez été sages…


J'ai enfin terminé la métamorphose du contre plaqué de la salle de bain; ça s'annonçait comme un petit travail tout simple à réaliser. Simple? Hum…

C'est que, voyez-vous, j'aime improviser. Évidemment je dresse un plan approximatif mais en cours de route je le transforme, j'hésite et par conséquent, il peut se produire que le travail s'avère plus long. Beaucoup plus long.

Il m'arrive même de faire des choses non recommandables. Pas comme celle de sauter des étapes, non. Mais de les mélanger, oui. Et c'est ce que j'ai fait avec ce bout de plancher dont la plus grande partie se trouve sous le bain, rendant difficile l'application de peinture à moins d'être une contorsionniste, et encore… Mon improvisation m'a amenée à appliquer trois couches de peinture et quatre de vernis. Oui, sept au total…

Au départ je voulais simplement peindre le contre plaqué en blanc. Rien de compliqué et ça "ferait propre". Mais voilà qu'une fois peint, ce grand rectangle me sembla bien ordinaire et pas du tout original. Me vint alors l'idée d'y ajouter des motifs. Pourquoi pas des cercles? Mon rideau de douche a des pois dans des tons de bleu et de vert. Un rappel des formes et des teintes me plaisait.

Jusque là, pas de problème. Les trois couches de blanc étaient déjà appliquées et les petits cercles seraient faits par étampage à l'aide d'éponges que j'avais sculptées. Cela leur donnerait un contour un peu inégal qui serait du plus bel effet. Et surtout… une seule application de peinture serait nécessaire. J'étais drôlement fière de l'idée. Cool!

Toutefois, le plancher blanc à pois bleus et verts ne s'avéra pas aussi intéressant que je l'avais cru. Mais bon, je n'allais pas y passer la semaine! J'appliquai donc une couche de vernis pour rendre la surface lustrée et facile à nettoyer puis je laissai sécher. Lorsque vint le temps de la seconde couche de vernis, à peine avais-je ouvert le gallon, qu'une petite voix se fit entendre. Vous savez, LA petite voix! Trop tard pour l'ignorer… Elle me chuchota que si j'avais peint le plancher en jaune-vert au lieu d'en blanc, cela aurait été vraiment plus joli. Euh…elle n'aurait pas pu se manifester avant, celle-là, non???

Bon… Récapitulons: Le vernis était déjà appliqué. Je commençais à en avoir plein le dos. En principe il était trop tard pour la peinture. A moins que … N'en étant pas à une bêtise près, je décidai de mélanger un peu de jaune-vert au restant de mon vernis et j'en étalai une couche sur le plancher. Non seulement cela fit-il des stries jaunâtres, mais je voyais bien que je ne pourrais me contenter d'une seule couche de ce vernis coloré. Arghhhhhhh...

Deux heures plus tard, j'étendis donc une autre couche de vernis teinté qui, si elle ne réussit pas à uniformiser le jaune, arriva presque à masquer les pois… Eh misère! Cette fois-là, je n'attendis pas que ça sèche. Je trempai mon pinceau-éponge dans le vernis jaunâtre et je badigeonnai généreusement le plancher. Et je repassai ici, en ajoutai là. Encore et encore. Après un long moment, je me relevai et reculai pour voir l'œuvre dans son ensemble. Wow! Vraiment… wow!

Il ne me restait qu'à refaire les pois bleus et les verts. Et comme il m'arrive parfois d'avoir des bonnes idées, j'avais conservé les petites étampes en éponge au lieu de les jeter comme je faillis le faire…

Ça vous dit de voir le résultat?

Avant...

Après...

lundi 11 août 2008

Albert et moi…


Albert Einstein disait: "L'imagination est plus importante que le savoir."

Je suis d'accord avec lui. Tout à fait d'accord. Depuis que j'ai entrepris de rénover ma maison, plus d'une fois j'en eus la preuve. L'imagination est mon principal outil et il ne m'a pas fait défaut. Enfin, pas encore. Cette boite à idées m'a bien servi aujourd'hui; après y avoir fouillé un bon moment, j'y trouvai une solution toute simple pour venir à bout d'une tâche de catégorie "il faudrait bien …".

Dans ma salle de bain, à l'étage, le plancher est en bois. Il y a quelques années des travaux de plomberie furent exécutés et, pour atteindre les tuyaux, plusieurs lattes durent être enlevées et se brisèrent. Les ouvriers avaient alors recouvert cette section d'une feuille de contre plaqué. Il était prévu qu'un revêtement quelconque recouvrirait cet espace. Les années ont passé et le contre plaqué est encore nu…

Lorsqu'on entre dans la salle de bain, ça saute aux yeux. Ce n'est pas joli-joli. Rien pour faire applaudir d'éventuels acheteurs. Je m'étais résignée à attendre d'avoir le budget qui me permettrait d'engager un professionnel qui ferait la pose du revêtement. La présence de la toilette, de 2 tuyaux, d'un drain et du bain sur pattes très lourd m'avait convaincue de ne pas tenter de faire le travail moi-même. Mais voilà que j'en avais plus qu'assez de voir ce contre plaqué taché et parsemé de gouttes de peinture. Quant au budget… nul, zéro… Il me restait deux choix: ne rien faire du tout ou tenter de faire joli avec deux fois rien. Je choisis l'option 2.

Dans un premier temps, il me fallait réparer les deux trous qui, vraisemblablement, résultaient d'un mauvais calcul de l'ouvrier qui avait fait les travaux. Je n'entrerai pas dans les détails quant à la façon dont je m'y suis prise, au risque de faire s'étouffer de rire certains de mes chums de gars et la totalité de ma fratrie. Néanmoins, je réussis. Ok, un indice: le seul outil dont je disposais c'était un ciseau à métal. Vous avez de l'imagination?

Une fois les deux orifices bouchés, je les recouvris d'une couche de pâte de bois et… Tadam! Plus de trou! Je badigeonnai ensuite généreusement le contre plaqué d'un apprêt blanc qui, après coup, sera… Ah et puis non. A bien y réfléchir, je préfère attendre de voir l'effet final avant de dévoiler l'idée qui m'est venue.

D'accord, si vous êtes gentils, vous aurez peut-être droit à une photo du résultat. Excepté si c'est moche... Dans ce cas, souvenez-vous que l'important sera de savoir que j'aurai eu assez d'imagination pour présumer que vous n'avez pas été assez sages!

Merci Albert, je t'en dois une …

jeudi 7 août 2008

Le quatrième jeudi de la semaine…


Il y a de ces trucs à faire, de la catégorie des "il faudrait bien…" qu'on remet à plus tard et qui, semaine après semaine, continuent de nous agacer.

Et bien je ne voudrais pas vous enquiquiner avec ça, mais j'ai réglé un d'entre eux. Et pas le moindre. Un vétéran des "il faudrait bien…". Il s'agit de la restauration de l'escalier qui monte à l'étage. A l'origine, il devait avoir fière allure, cependant les anciens propriétaires l'avaient recouvert d'un tapis que nous enlevâmes en 1995, à l'achat de la maison. Il était miteux et poussiéreux. Une fois dénudé, l'escalier ne payait pas de mine: un bois usé, avec ça et là des résidus de colle, de caoutchouc et de vieux vernis. Nous nous étions alors dit qu'un jour "il faudrait bien…".

Il y a quelques mois, un spécialiste en plancher m'a laissé entendre qu'il m'en coûterait cher pour redonner à l'escalier un aspect neuf. Tant pis, j'allais donc le repeindre; les contremarches seraient en blanc et les marches, en noir. Avec un minimum d'efforts et un mini-budget, le résultat serait intéressant et le style, classique.

Plus tôt en semaine, je donnai donc une première couche de blanc sur les contremarches; immédiatement cela sembla illuminer la cage d'escalier. J'avais hâte au lendemain pour appliquer le noir et voir l'effet. Mais voilà que ce même soir, en montant au salon, j'eus une vision de ce que serait l'escalier si les marches étaient vernies au lieu d'être peintes. Encore plus joli. Vraiment joli.

J'avais acheté, au printemps dernier, une petite sableuse rotative que je n'avais pas encore essayée. C'était là l'occasion… Cela ne me prit que trois heures pour enlever le vernis, la colle et la plupart des taches sur les treize marches. Il ne demeura que quelques marques sombres et petites blessures dans le bois, comme autant de signatures de tous ceux qui ont défilé dans cette maison depuis 1945. Je les ai conservées.

Tout à l'heure j'ai appliqué la seconde couche de vernis. Le résultat? Wow! Il ne me restera qu'à donner deux couches de blanc sur les contremarches et j'aurai un escalier pour lequel, si je rougis, ce sera de fierté.

C'est de cette façon que j'ai décidé de tirer profit du temps maussade. Il me sert d'antidote à la procrastination. S'il avait fait beau j'aurais terminé "Harry Potter et les reliques de la mort" et le retapage de l'escalier aurait été relégué à la semaine des quatre jeudis!

mardi 5 août 2008

S'emmêler les pinceaux…


La salle d'eau du rez-de-chaussée s'est transformée en laboratoire pour mes expériences peinturluresques parfois hasardeuses. C'est dans cette pièce que je mélange les restants de peinture que je découvre dans la cave. C'est aussi sur le meuble du lavabo de ce cagibi que je teste des combinaisons aux résultats pas toujours heureux.

Avant que ne débutent mes essais, le meuble s'affichait dans la teinte honnie "bleu de bal". J'aurais pu fermer les yeux sur cette triste réalité si sa porte n'avait pas été égratignée, laissant apparaître le blanc de sa mélamine d'origine. J'avais donc choisi chez le quincaillier, mon voisin, un doux vert "mousse au raisin" que je m'empressai d'appliquer sur le meuble de la salle d'eau. Zut… la teinte choisie sur le carré de 5 par 5 centimètres s'avéra être presque la même que le jaune qui colore un des murs de cette pièce. En d'autres mots, le résultat était fade. Très très fade.

Enhardie par mon expérience des plus réussies avec le bleu de ma chambre et celui de la cuisine, je décidai de créer un vert. Mon vert. Je commençai par mélanger du "mousse au raisin" avec du "bleu de bal". J'ajoutai un tout petit peu du vert de ma galerie et un soupçon de noir. Ce qui donna une espèce de vert-mousse-kaki-gris plutôt intéressant. Fée-brile, je l'appliquai sur la porte puis sur tout le meuble. Le lendemain matin, à la lumière du jour, je dû admettre qu'il y avait un hic… la combinaison de ce vert avec le jaune pâle du mur de gauche et du bleu foncé de celui de droite donnait un résultat pour le moins ordinaire. Très très ordinaire.

Comme j'en avais un peu marre de repeindre ce fichu meuble, je décidai qu'il demeurait vert. Ça, c'était avant de découvrir, dans un immense caisson de plastique rangé dans un coin obscur de ma cave d'Ali Baba, tout un assortiment de contenants: du vernis, du décapant, du WD-40, de la teinture, de la gouache, une chopine du jaune de mes murs et… un demi-gallon de peinture rouge. Hum… quel joli orangé cela pourrait faire, entendis-je résonner dans un coin de mon cerveau presque aussi sombre que celui de la cave…

Misère!!! Je passai près d'une heure à mélanger du rouge avec le "mousse au raisin", puis a ajouter un peu du jaune pâle, à remettre du rouge, du blanc, encore du "mousse au raisin" pour en arriver à une teinte à mi-chemin entre saumon et orange brûlé. Avec tous ces ajouts, mon gallon était plein à ras bord et je pouvais à peine remuer la mixture. Alors j'en versai la moitié sur un résidu de blanc au fond d'un gallon presque vide. J'avais maintenant deux demi-gallons de saumon-orange-brûlé. Dans l'un des contenants, j'ajoutai un peu plus de rouge et dans l'autre beaucoup de blanc. Après avoir bien mélangé, j'observai le résultat. D'un côté, un saumon-foncé-rougeâtre et de l'autre, un saumon-pâle-orangé. Hum… Bon… Ok… Ouais… A court d'expression et voyant le temps passer, je tranchai et choisis la teinte la plus foncée des deux dont j'enduisis généreusement le meuble du lavabo, camouflant ainsi le vert-mousse-kaki-gris.

Je viens d'aller vérifier et c'est sec. Le résultat? Comment dire… C'est plutôt étrange. Très très étrange… Tiens, je crois que je vais mélanger le saumon foncé avec un peu de blanc. A moins que je n'utilise le saumon-pâle-orangé? Je vais y réfléchir encore un peu…

dimanche 3 août 2008

Hors la loi …


Je me vois contrainte de délaisser mes pinceaux un instant. Pourquoi? A cause du courriel d'un de mes lecteurs, le plus intransigeant. Il m'écrivit pour me demander s'il n'existait pas une loi qui obligeait les bloggeurs à écrire un billet chaque jour... Petit comique, va!

Alors cher Grand Frère qui souffre de mon inassiduité, il y a une solution: Je t'invite à venir passer deux belles semaines dans la magnifique région de l'Estrie avec cette si charmante nouvelle flamme. Chaque jour, pendant que tous deux vous jouerez du pinceau et du marteau, je promets de rédiger un long billet. Ainsi la nuit venue, tu pourras assouvir ta soif en me lisant jusqu'à la dernière ligne avant de te traîner, fourbu mais heureux, là où Morphée et ta belle t'attendront les bras ouverts… Tentant, n'est-ce pas?

Pendant que tu réfléchis à ma proposition drôlement alléchante, j'en conviens, je n'ai d'autre choix que de poursuivre seule les travaux amorcés. Qui sait si dans les prochaines semaines il se présentera un visiteur qui tombera éperdument amoureux de ma petite maison rouge et qui voudra la faire sienne? Dans ce cas, tu reconnaîtras que les nombreuses heures passées à la repeindre et à la réaménager auront été un bon investissement? Imagine un instant tout le temps que j'aurai ensuite pour faire apparaître sur ton écran mes mésaventures, mes photos de voyage, mes élucubrations. Peut-être même l'ébauche d'un conte?

Mais d'ici là, tu devras être patient et considérer l'absence de billets quotidiens comme la preuve de mon labeur d'apprentie-peintre, de menuisier néophyte et de fée de l'improvisation lors de problèmes divers et inusités…

Bon, je retourne à mon vaisselier. Je lui ai promis de trouver une solution pour camoufler les trous de ses poignées manquantes et de lui en installer de nouvelles. Il m'a fait le petit air de celui qui n'a rien entendu. Comment le blâmer? Cela fait plus de 3 ans qu'il subit sans broncher le regard des visiteurs sur ses tiroirs nus…

mercredi 30 juillet 2008

L'heure du thé...

Mes vacances de la construction à moi ...

dimanche 9 décembre 2007

Pôles ...

Comme je l’ai déjà mentionné, ma maison subit des rénovations depuis les 15 dernières années. C’est un peu une histoire sans fin. M’enfin…

Récemment, j’ai fait remplacer toutes les fenêtres du premier étage. Les anciennes dataient de la construction de la maison quelque part en 1945. Elles fermaient mal, avaient besoin d’être doublées de châssis l’hiver et de monstrueux moustiquaires tout rapiécés, l’été. Et les fameuses contre-fenêtres étaient tellement lourdes que je devais demander de l’aide pour les enlever et les installer. J’avais développé une tactique ingénieuse : j’invitais des amis (les couples étaient admis, mais il devait y avoir au moins 1 gars avec des gros bras) au mois de mai et à la fin octobre et, innocemment je mentionnais qu’il me faudrait très bientôt enlever ou remettre les contre-fenêtres. Ça fonctionnait à tout coup.

Mais aussi jolies que pouvaient être ces vieilles fenêtres, elles ne fermaient plus (sauf à coup de marteau), devaient être recouvertes de grandes feuilles de plastique transparent dès l’automne et contribuaient à refroidir la maison et à faire grimper mes factures d’électricité. J’ai alors choisi d’investir dans mon nid plutôt que dans Hydro-Québec, et me voilà aujourd’hui avec des fenêtres toutes neuves (et propres!!!), hermétiques, jolies quoiqu’ en PVC … rien n’est parfait.

Je n’avais donc plus aucune bonne raison de reporter la fabrication des rideaux et l’installation des pôles. J’avais tenté de me convaincre que je devais attendre d’avoir des cadrages, mais je n’en pouvais plus de voir des panneaux de tissus cloués devant les fenêtres. Et j’avoue que de penser que j’aurais bientôt un vrai salon, a été plus fort que ma costaude procrastination. C’est tout dire.

Fébrile, je me mis donc à la recherche de la boite qui contenait les fameuses pôles à rideaux achetées il doit bien y avoir 2 ans. Je trouve la boite, l’ouvre et déballe une pôle. Mmm… curieux… elle me semble bien courte. En vérifiant sa longueur étirée au maximum, je me suis rendue compte que ça n’allait pas. Pas du tout. Elle mesurait 48 pouces alors que j’avais besoin de 54 pouces minimum. Et j’en avais 8 comme ça. Je ne répéterai pas ici les quelques gros mots qui me sont passés par la tête, nous sommes trop près de Noël pour que je prenne une telle chance. J’ai un ami très « haut placé » qui lit mon blog.

Je me voyais tenter de récupérer les anciennes tringles à rideau et d’essayer de trouver un moyen pour les faire tenir car évidemment, les attaches murales étaient égarées depuis des années! Je calculai mentalement ce qu’il m’en coûterait pour acheter des pôles, jolies, pour ces 8 fenêtres. Ouch…

Chassant ces pensées pour le moins désagréables, je décidai d’utiliser les 2 dernières pôles du même modèles, mais celles-là beaucoup plus longues et qui étaient destinées au rez-de-chaussée, pour les installer aux 2 fenêtres du salon qui donnent vis-à-vis celles de mon voisin, au nord. Dans le salon, les 2 autres sont camouflées par les arbres qui entourent ma maison et pourraient bien attendre un peu.

En quête de ces 2 pôles que j’avais aperçues précédemment, que vois-je? Une autre boite. Je l’ouvre et… surprise! Elle contenait plein de pôles pivotantes! Je me suis souvenue que nous avions acheté ce modèle à cause des vieilles fenêtres du haut qui étaient à battant! (note à moi même : « recommencer à prendre du Ginkgo Biloba »). Elles sont juste de la bonne longueur. Et super jolies! Il y en a 8 paires. Quant aux 8 pôles de 48 pouces, si je calcule les petites fenêtres encore nues au rez-de-chaussée, il m’en reste 7. Ha bon!

Une véritable histoire de pôles à en perdre le Nord!!!

dimanche 18 novembre 2007

La chasse

Voilà quelques jours que je me tiens à l’affût. Je guette le moindre mouvement, le plus petit souffle. Je suis armée jusqu’aux dents. Deux pistolets, pas neufs mais ils tiennent le coup. Des munitions de toutes sortes; certaines pourraient être qualifiées de douces mais d’autres font de réels dégâts.

Au début, j’étais maladroite. Il m’est arrivé de manquer ma cible, de viser à côté carrément. Heureusement… pas de témoin.

Je peux maintenant affirmer que je m’en sors mieux. Je charge plus vite que mon ombre et je suis devenue une vraie terreur. Enfin, pas lorsque j’utilise le gros calibre. Surtout que je dois tirer à bout portant, et là, immanquablement, je me retrouve les mains souillées. J’ai même failli en avoir dans les cheveux, mais la catastrophe a été évitée de peu.

Cette activité commence à me coûter cher mais elle tire à sa fin. Encore quelques jours à explorer le coin, à fureter partout pour m’assurer qu’il ne reste rien à traquer et à acheter un dernier lot de cartouches. Et ce sera fini. Je tournerai définitivement la page sur ce chapitre.

Tout y est passé, du scellant acrylique, en passant par la mousse à expansion moyenne ou encore à celle faite expressément pour les contours de portes et de fenêtres. Résultat : les horribles et coûteux courants d’air, je les ai tous neutralisés, mis en échec un à un.

Il me faudra toutefois quelque temps pour réparer les dégâts. Et c’est une tâche délicate … c’est que ça colle cette mousse, cet isolant expansif! J’en ai partout sur les doigts, sous les ongles. Puis il me faudra refaire tout le chemin parcouru pour, cette fois-ci couper le surplus de la %$#&? de mousse qui dépasse en gros bourrelets disgracieux. M’enfin … je vais peut-être pouvoir travailler à l’ordi cet hiver sans devoir porter un manteau et des bottes!