dimanche 27 avril 2008
Jour 5 de mes vacances...
samedi 26 avril 2008
Jour 4 de mes vacances...
Sauf qu'aujourd'hui, ce serait d'avantage
jeudi 24 avril 2008
Jour 2 de mes vacances...
mardi 22 avril 2008
Plus que 1...
lundi 21 avril 2008
dimanche 20 avril 2008
Plus que 3 ...
Pour souligner mon anniversaire et mon départ prochain en vacances, Lise, ma future-nouvelle-coloc eut la gentillesse d’organiser un souper en mon honneur ... chez-moi, puisque bientôt chez-elle.
Par conséquent, hier après-midi je dû ranger la maison, laver le plancher et, ne pouvant tourner la nappe de l’autre côté puisque j’avais déjà eu cette idée pour le moins écologique après le dernier souper d’amis, dû me mettre à la recherche d’une autre nappe propre (enfin, qui avait encore un côté intact…). Pour faire joli, j’y saupoudrai des confettis récupérés de ma perforatrice de bureau ; du coup, les petites taches suspectes se fondirent au décor. Cool !
En début de soirée, Lise et Claudine, habilement supervisées par Steve, mirent les pâtés au saumon au four et firent une excellente salade. Lise, fine cuisinière, réalisa une onctueuse sauce blanche, toute lisse, sans grumeau (merci Knorr…). Comme entrée, Steve nous prépara du maïs soufflé avec sa machine à pop-corn qu'il avait eu la bonne idée d'apporter… Ça augurait bien !
L’ambiance était à la fête, les amis semblaient heureux d’être autour de ma table. Blanche-Neige nous entretint, non pas de ses 7 nains, mais de sa passion pour le «toucher», «l’effleurage» et du bien qu’elle aimait faire autour d’elle. On pouvait lire le bonheur sur son visage poupin et dans ses yeux légèrement vitreux dans lesquels se miraient les cadavres de 3 bouteilles de vin.
Arrivés au dessert j’eus droit à de délicieux présents. Steve y alla d’une tarte à la crème et aux fruits que je partageai avec mes amis. Claudine m’offrit trois ouvrages qui seront de précieux outils pour affiner mes tâtonnements littéraires. Blanche-Neige, que le bon vin n'avait pas encore endormie, me remit le tout nouveau roman de l’auteur Khaled Hosseini que j’avais découvert dans «Les Cerfs-volants de Kaboul». Quant à Lise, ce sont 2 très jolies tasses transparentes avec leur soucoupe et du thé en fleur qu’elle me donna. Steve, ému ou pour attirer l’attention parce que ce sera son anniversaire le 24 avril prochain, renversa une partie de son café sur son pantalon, sur la nappe à demi-propre, sur le coussin et sur le plancher. Du fait, il se retrouva avec trois femmes à ses pieds qui tentaient de limiter les dégâts. Habile Steve, très habile…
Comme il se faisait tard et que grâce à Blanche-Neige il ne restait plus rien à boire, les amis commencèrent à débarrasser la table et à empiler vaisselle sale, coupes avinées et ustensiles dans le lavabo et sur le comptoir. Un timide «Qui lave ? Qui essuie ?», suivi d’un silence me fit commettre une erreur. Une grave erreur… Gentiment et par politesse, j’eus la mauvaise idée de rétorquer : «Mais non, je la ferai demain!» Moi, je disais ça pour paraître agréable en étant certaine que ma proposition serait reçue par un tollé de protestations… On soulignait mon anniversaire après tout! Et bien, ça ne s’est pas vraiment déroulé comme ça. Non, pas vraiment…
Lise, Claudine, Steve et Blanche-Neige, merci pour ce souper d’anniversaire génial. Mes pensées iront vers vous aujourd’hui, chers amis, sans l’ombre d’un doute… Avec toute la vaisselle sale que vous m’avez laissée sur les bras, je pourrais difficilement penser à autre chose… Euh, l’an prochain, que diriez-vous que mon souper de fête ait lieu chez Blanche-Neige, Steve ou encore chez Claudine ?
samedi 19 avril 2008
Plus que 4 ...
Elle ne payait pas de mine, c’est vrai. Je me suis demandé longtemps ce qui avait pu me faire débourser $10 pour l’acquérir, un certain matin, dans une vente de garage. D’un blanc douteux, elle était parsemée d’éraflures, ses portes coulissantes étaient tellement rouillées qu’il fallait les soulever pour les glisser de côté. J’aurais dû me méfier de cet attrait irrésistible… en fait, c’était une armoire magique et elle m’avait ensorcelée pour arriver à ses fins… Ou plus exactement, à sa faim…
Elle débuta sa nouvelle existence bien tranquillement, dans ma cave, à accumuler la poussière et multiplier ses taches de rouille. Mais un jour, ayant besoin d’espace de rangement supplémentaire, je sus que son heure était venue. Elle allait reprendre du service. Un demi-litre de Hertel plus tard, elle fleurait bon mais avait encore son petit air négligé. Ma foi, j’avoue que ça lui donnait un certain charme, enfin, c’est ce que je me dis à l’époque.
Son magnétisme était tel, qu’en plus des petits aimants qui retenaient de très séduisantes photos, je lui confiai mes objets les plus précieux. Jusqu’à la semaine dernière. C’est là que je fis une découverte pour le moins étonnante et ma foi, effrayante : cette vieille étagère à l’allure inoffensive avait été jadis une ogresse. Sans doute qu’un magicien, écoeuré par sa goinfrerie, lui jeta un sort, la transformant en casier métallique pour l’éternité. Au début, ce n’était qu’une supposition que mon esprit plutôt rationnel fut tenté de rejeter. Mais la preuve fut accablante… Et j’en frissonne encore, surtout les matins frisquets.
Jugeant que ses dimensions en feraient un intéressant garde-manger pour Lise qui emménagera la semaine prochaine, j’entrepris de vider la fameuse armoire. Horreur et abomination! En soulevant les portes coulissantes (ça ne s’était pas arrangé avec le temps), je retrouvai certains de mes trésors profanés… Sur la dernière tablette du bas gisaient trois paires de bas de laine que Maman Fée avait tricoté spécialement pour moi, il y a longtemps. Des tout rouge, des bleu-blanc-rouge et des rouge et blanc (la laine rouge était en solde à cette époque). J’écris « trois paires », mais en fait, je trouvai des bas unijambistes ; enfin, les bleu-blanc-rouge étaient bien en paire, mais l’immonde goinfre avait déjà commencé à en grignoter les talons qui n’étaient plus que des trous béants… Et manquaient à l’appel une chaussette toute rouge et une autre rouge et blanc… Dévastée, je me retrouvai donc avec des bas impairs et qui plus est, à demi dévorés.
Je sais que j’ai le devoir de mettre Lise au courant de cette affreuse découverte. Elle n’en attend pas moins de moi, car c’est mon amie. Elle me fait confiance et si je veux que notre cohabitation se passe harmonieusement, je me dois de tout lui dire, enfin, presque… à quoi bon après tout lui confier que l’armoire ensorcelée se nourrit exclusivement de bas de laine rouge… Ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal, dit-on… Comme ça, si parfois, étrangement, il disparaissait de son garde manger des trucs comme je sais pas moi, du chocolat ou de délicieux petits biscuits, ben, elle ne pensera pas à me soupçonner et croira que c’est la faute de la méchante et gloutonne armoire ! Et ainsi, notre précieuse amitié toute neuve sera préservée…
Mais ça reste entre nous, hein ?
vendredi 18 avril 2008
jeudi 17 avril 2008
Plus que 6 …
- Repasser et mettre en boite les 4 robes de mariée ;
- Étendre le tissu pour une des deux coupes prévues et la commencer.
Bon, ça peut paraître court comme liste mais comme je devais passer à l’usine et aller à différents rendez-vous, je ne suis arrivée chez-moi que vers 16h30. Ainsi, après quelques heures de boulot en soirée, je me serais couchée satisfaite et fière de moi.
Quant à la maîtresse de ma future coloc Taïka, surnommée Lise, sa liste à elle était :
- Repeindre le plafond de sa chambre ;
- Commencer la peinture des murs.
A mon arrivée chez-moi, j’aperçu la voiture de Lise dans le stationnement. Une fois entrée dans la maison, je suis montée à l’étage, m’attendant à renifler les effluves de la peinture neuve. Snif ? Rien. Et pas de Lise non plus. J’eu beau observer le plafond, les murs, ils étaient toujours d’un blanc uniforme, sauf un tout petit rectangle d’environ 5 X 10 cm peint en un beige sable.
Le temps de redescendre et Lise arrivait. Comme je m’apprêtais à me faire un thé, je lui en offris un qu’elle accepta. Et nous voilà assises à la table à regarder les cartes de coloris de peinture. Mon estomac me criait depuis quelques longues minutes qu’il n’avait presque rien ingurgité depuis le matin, j’invitai donc Lise à partager mon souper. Une bonne idée en entraînant une autre, je suggérai qu’on ouvre la bouteille de vin qui était restée du souper de solos d’il y a 2 semaines (ou 3 ?). Et là, juste le temps au bouchon de faire «poc» et nos listes ont disparu de notre esprit, comme nos bonnes intentions. Si c’est pas de la magie ça !
Après avoir sifflé la bouteille de vin, on a fait plein de petites choses ensemble pour se donner un avant-goût de ce que serait notre cohabitation: pendant que Lise s’occupait de la vaisselle, moi je répondais à un courriel urgent (enfin, c’est ce que je lui ai fait croire !!!). Nous avons ensuite visité le site web de l’ami Daniel Victor (Lise adore ses diables), parlé de nos amours (…), de nos amis(es) et de plein d’autres trucs que je ne pourrais retranscrire ici.
Autour de 22h00, lorsque Lise est repartie vers son futur-ex-chez-elle, je suis allée me coucher sans me faire prier, légèrement euphorique. Et c’est beaucoup plus tôt que d’habitude, que Morphée m’accueillit dans ses bras.
Et ma liste de tâches à accomplir dans tout ça ? Bah… je travaillerai plus tard ce soir… à moins que Lise, qui doit venir repeindre sa chambre, n’arrive avec une bouteille de vin !!!
Ah oui ! Il ne reste plus que 6 jours avant mes vacances...
mercredi 16 avril 2008
mardi 15 avril 2008
Plus que 8 ...
La passion ...
C’est ainsi que débutait mon courriel. Je ne sais trop comment ni pourquoi son souvenir m’était revenu soudainement, mais j’ai eu envie de lui faire signe, de savoir comment il allait. Je ne me souviens plus à quand remontait notre dernière correspondance. Trois-quatre ans ?
J’avoue que je ne garde pas de souvenir précis de l’époque où nous nous sommes rencontrés. Peut-être en 1993 ? en 1995 ? C’était probablement l’ami d’un ami. Mais ce que je n’ai pas oublié c’est son talent immense et la passion qui l’animait. Sa douceur aussi, sa gentillesse.
De loin, malgré que nous habitions des villages voisins, nous avons suivi nos carrières respectives tout ce temps. La sienne, après quelques années de vache maigre, a enfin connu un succès digne de son talent. Bien sûr, pour reprendre son expression, il doit « s'expatrier et travailler aux USA » pour bien vivre. Mais là-bas, à New-York, il expose à côté des plus grands, entre autre Salvator Dali… et, j’en suis fière. Ses œuvres sont admirées également à Istanbul.
Cet ami, c’est Daniel Victor. Un artiste-peintre au talent immense, plus grand que nature... Sa passion, on la ressent lorsqu’on admire ses œuvres, elle nous touche, nous secoue aussi.
En relisant mon message et le sien, j’ai constaté que nos propos revenaient sans cesse à la passion. A cette folie qui nous alimente, qui nous pousse à persévérer, à se battre même pour en vivre. Et de son déclin aussi, parfois. Pour toutes sortes de raisons : l’usure ou l’impression d’en avoir fait le tour, de faire du surplace, de s’enliser. Ou parce qu’une nouvelle flamme dévorante alimente notre cœur et nous donne envie de batailler ferme et d’aller jusqu’au bout, même si c’est de la folie.
Il y a de ces gens qui traversent notre vie et qui, sans le savoir, y laissent une empreinte indélébile. Par un geste, une phrase, ils nous amènent à une réflexion ou à un constat. Comme une lumière sur la pénombre de nos insatisfactions, de nos hésitations.
Avant de conclure son message, Daniel a écrit : «Le seul échec est de poursuivre quand la passion n’est plus… »
Cette phrase, je l’ai reçue en plein cœur. Comme un rayon de soleil qui perce la grisaille d’une journée nuageuse, juste le temps de venir nous éclabousser et de nous rappeler qu’il y aura plein de lendemains plus chauds, plus lumineux où les rêves deviendront réalité.
lundi 14 avril 2008
samedi 12 avril 2008
La nuit, tous les chats…
Un soir, en jetant un œil par la fenêtre après avoir entendu des miaulements annonciateurs d'une bagarre ou d'une rencontre amoureuse, j’aperçu un chat qui déguerpissait. Le pauvre, il avait une mine affreuse. D’angora, il n’en restait qu’un vague souvenir, la plupart de son pelage formant des touffes emmêlées, lui donnant piètre allure.
Depuis cette rencontre, je déposais de la nourriture pour chats dans un bol sur ma galerie. Au début je ne mettais qu’une portion puis, constatant que le plat était vide le lendemain matin, je décidai d’augmenter la ration. Ainsi, c’est 2 tasses pleines que je servais à ce chat itinérant à l’appétit d’ogre.
Il y a quelques jours, Pixel, avec son flair digne des plus fins limiers, m’avertie qu’il devait y avoir « quelque chose » de l’autre côté de la porte (de SA porte, devrais-je écrire…). Pour ne pas effrayer le chat méfiant et affamé, discrètement je coulai un oeil par la fenêtre et mon regard rencontra deux beaux noirs qui me fixaient, plus curieux qu’effrayés. Nul doute que mes doubles portions avaient contribué aux jolies rondeurs qu’il affichait sans vergogne. Puis, élégamment, avec un dernier regard cerclé de noir, il fit demi-tour et je vis disparaître sa belle queue rayée de raton laveur.
Mais un visiteur en annonce un autre et, quelques minutes plus tard, vérifiant si mon raton était de retour, je vis plutôt un chat, que je ne connaissais pas, s’empiffrer allègrement du repas que n’avait pas eu le temps de goûter l’invité précédent. J’ai bien l’impression que je devrai tripler les portions…
mercredi 9 avril 2008
Pas dans ma cour…
Le terrain de mon voisin laisse voir une grandissante étendue de jaune et de vert un peu fade. Devant ma maison, une bande gris-sal, mélange de gravier, de feuilles mortes et de glace a remplacé les bancs de neige encore présents la semaine dernière.
La terrasse du Pilsen est inondée, comme à chaque printemps ; ça, ça ne trompe pas. J’ai vu aussi des rouges-gorges arpenter les pelouses dégagées à la recherche d’insectes dégourdis, mais malheureusement peu nombreux.
Puis, dans la ville voisine, la faune estudiantine, le midi, déambule de plus en plus nombreuse, et de moins en moins couverte. J’ai même aperçu plusieurs mollets pâlots dans des bermudas pas tant de saison que ça.
Oui, décidément, le printemps est partout. Partout, mais pas dans ma cour…
lundi 7 avril 2008
Celui dont on peut prononcer le nom…
Il vit loin d’ici, dans un royaume qui est tout près de celui qui m’a vu naître. La nature le nourrit, dans tous les sens du terme. Ses propos sont empreints de positivisme, de spiritualité et d’humilité. Il communique bien (et longtemps si je me fie à mes derniers relevés de Bell…) et sa passion est palpable ; il est d’une grande générosité et une véritable source de connaissances.
Il n’a pas perdu sa capacité de rêver et à force de persévérance et de travail, un de ses désirs les plus chers se réalisera aujourd’hui, quelque part en fin de journée. Pour ce faire, il s’est entouré de gens passionnés comme lui, d’habiles artisans, d’amoureux de la magie.
Pour partager ce rêve, il suffit de toucher votre nez avec l’auriculaire de la main gauche (surtout pas la droite !!!!), de sortir la langue d’environ 2 cm et de cliquer ICI. Si le lien ne fonctionne pas, il faudra réessayer plus tard en vous concentrant d’avantage.
Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, plusieurs de ses amis, fées, druides, sorcières et autres gentilles créatures défileront tout au long de la journée pour lui souhaiter un anniversaire des plus magiques !!! Parce que Celui dont on peut prononcer le nom fête ses 34 ans aujourd’hui.
Bonne fête Martin !!!
dimanche 6 avril 2008
De la magie dans l’air…
Alors j’ai mis tout mon cœur à lui dessiner et à confectionner une cape qui l’accompagnera dans ses déplacements, entre autres en forêt où il cueille ses matières premières.
Comme il habite très loin d’ici et qu’il nous est impossible de nous rencontrer pour l’instant, je travaille en quelque sorte à l’aveuglette. Je dois deviner les détails qu’il aimera, prévoir ceux qui pourraient lui déplaire (il se décrit lui-même comme un «magicien drabe», donc pas de fioriture!). Il est très grand, m’a-t-il dit, alors je m’en remets aux mesures qu’il m’a fournies sans cependant pouvoir faire essayer la cape à qui que ce soit pour vérifier les proportions : mes amis sont tous nettement plus… euh… moins grands…
Encore quelques ajustements avant de faire l’ourlet et je pourrai passer à l’étape finale qui est de trouver un moyen simple, rapide et discret d’attacher la cape au devant. Rien ne me déplairait autant que d’imaginer un magicien maugréer ou, pire, étranglé par un vêtement que j'ai conçu.
Étant en rupture de stock pour le tissu d’invisibilité, j’ai dû me rabattre sur un beau velours froissé qui a l’avantage d’avoir plus de look...
Je devine en ce moment quelques sourires incrédules … ah, mes crapauds!
jeudi 3 avril 2008
Y a de ces jours…
En ouvrant notre boite de réception Hotmail, on n’y trouve que de gentils messages.
Il reste assez de fruits et de yogourt dans le frigo désert pour se faire un petit déjeuner gargantuesque, comme on les aime. Le thé est juste assez infusé et fume dans notre tasse.
Le chien, heureux du printemps arrivé, peut courir dehors afin d’aller japper sa joie et aviser les écureuils qu’ils n’ont qu’à bien se tenir. Du coup, les voisins apprendront la nouvelle eux aussi.
On est à l’heure à nos rendez-vous et on peut même en devancer un qui devait se tenir au milieu de l’après-midi. A l’usine du sous-traitant, on découvre avec joie que le tailleur vient tout juste de terminer la coupe tant attendue et on peut même repartir avec le lot de vêtements qui sera remis le surlendemain à la couturière. Tout roule comme sur des roulettes !
Puis on revient à la maison, heureuse d’être en avance sur son horaire. A midi, on découvre que le frigo recelait encore quelques surprises : 3 œufs et quelques légumes encore frais. On réussit donc à se concocter une délicieuse omelette qu’on dévore en lisant l’incomparable Jacques Salomé.
Après ce copieux repas, une petite fatigue s’installe car on a dû se lever très tôt pour commencer cette journée magnifique, et comme il nous reste un peu de temps, on se permet une petite sieste d’une heure et demie qui nous ragaillardira. Reposée, on se réveillera même avant que l’alarme, que précautionneusement on avait réglée, ne retentisse.
Pour ne pas manquer d’appel important, on avait gardé à portée de main le téléphone sans fil qui, oh joie, n’a pas sonné. Mais au moment où on vient pour le reposer sur son socle, on voit dans la petite fenêtre «Message waiting». Et là… ça se gâche…
Un message laissé d’une voix suave nous indique que la cliente pour laquelle on avait fait un petit miracle juste avant Pâques, n’aime pas les teintes des vêtements qu’elle a reçus… il y a trop de couleurs sur le tissu. Et que si les autres qu’elle a commandés ne sont pas coupés, il vaut mieux arrêter tout ça là…
Alors nous, dans notre tête, on calcule … on multiplie la déception par le nombre de vêtements déjà taillés et actuellement en production et ceux que nous retournera la cliente. On soustrait de nos revenus, qui seront fractionnés, le montant de la facture des tissus qui arrivera à échéance bientôt et qui elle, restera entière.
Et là, à notre propre étonnement, on se dit : « c’est pas grave »… On connaît des propriétaires de petites boutiques de la région qui seront heureuses d’avoir ces vêtements en consignation. Que cet incident n’est qu’un élément de plus qui vient alimenter une réflexion déjà amorcée. Et que bon, ça pourrait être pire et que c’est pas la fin du monde.
Parce qu’à l’heure où j’écris ces lignes, le soleil brille toujours sur mon coin de pays, et qu’à ma bonne humeur demeurée intacte, s’additionne une multitude de petites joies, comme celles de voir le chien heureux de retrouver ses habitudes, de savoir mon départ en vacances de plus en plus près et de découvrir, dans ma boite de réception, de chouettes courriels…
mardi 1 avril 2008
Casser la glace...
Deux heures d'acharnement plus tard, j'ai décidé de suivre le conseil de mon ami Flo... j'ai répandu un peu de gros sel sur ce qui avait résisté au combo pelle-hache. Et au moment où je redescendais de l'escabeau, fière de moi, ben, il s'est mis à pleuvoir. Misère...
Et pendant tout ce temps, où était Steve? Je n'en ai aucune idée...
lundi 31 mars 2008
Aller simple...
Aujourd’hui je réserverai un billet d’avion pour de petites vacances improvisées. J’ai accepté l’invitation d’un ami et j’irai souligner mon anniversaire dans son pays, un petit archipel qu’il me tarde de découvrir.
Depuis mon enfance, je rêve de vivre sur une île perdue dans l’immensité de l’océan. Bon, ok, celle qui m’a fait tant rêver était parsemée de palmiers, bordée de plages de sable chaud et habitée par deux personnages dont un portait le prénom de Vendredi. Mais celle qui m’attend alimente mon imaginaire tout autant…
Après tous ces mois d’hibernation et de pelletage, j’ai envie de vacances, de dépaysement, d’ailleurs. Mon billet sera un « aller simple », j’ai un désir fou d’improviser, de ne pas planifier, ni de penser à une date de retour. Pour mon anniversaire, je m’offre la liberté …
Ainsi le 25 avril prochain, c’est aux îles St-Pierre et Miquelon que je soufflerai une bougie supplémentaire sur mon gâteau et que j’aurai une pensée pour la femme qui, il y a longtemps (enfin, pas tant que ça…) m’a donné la vie.
Le bonheur peut être si simple…
vendredi 28 mars 2008
lundi 24 mars 2008
En découdre...
Découseur: Petit instrument plus ou moins sympathique mais très utile à une designer qui, en ce magnifique lundi de Pâques, alors qu'elle assemblait le prototype d'une robe de bal promise à la gentille ado de sa couturière préférée (et unique...), avait la tête ailleurs que sur ses deux épaules.
Il aura servi une première fois pour découdre le voile froncé qui fut posé à l'envers du corsage au lieu d'être cousu sur l'endroit.
Puis une deuxième fois pour séparer les pièces du corsage dos, de celles du devant, qui auraient dû attendre que la pièce de voile ait été fixée, avant d'être assemblées.
Et une troisième fois lorsque ladite designer s'est aperçue, évidemment à la toute fin, que seulement 2 des 4 panneaux de la jupe du dos avaient été assemblés. Ce qui, par le fait même, expliquait pourquoi le corsage s'était avéré curieusement trop grand et que, la même designer pour le moins distraite, avait dû recouper les extrémités du corsage pour qu'il soit de la même largeur que le haut de la jupe. Heureusement les deux petits bouts précédemment amputés furent retrouvés et ont pu être recousus pour donner au corsage sa bonne dimension.
La morale de cette histoire: toujours avoir un découseur à portée de main lorsqu'on oublie, trois jours de suite, de prendre ses capsules de Ginkgo Biloba dont une des propriétés est de favoriser la concentration d'une designer qui a la tête ailleurs.
dimanche 23 mars 2008
vendredi 21 mars 2008
jeudi 20 mars 2008
Bonne Fête Lise!
lundi 17 mars 2008
Et un miracle, un…
Soudain… « Driiiiiiiiiiing » !!! Le téléphone sonne et il est à peine 9h30 (ne pas oublier qu’on vient à peine d’avancer l’heure…). C’est ma cliente de Chicoutimi qui me dit candidement que sa boutique participera à un défilé de mode samedi prochain (oui, le prochain samedi…) et qu’elle aimerait beaucoup recevoir une partie de sa commande jeudi. Euh... jeudi, ce sera dans trois tout petits jours. Et le tissu n’a été livré chez mon sous-traitant que vendredi dernier. Donc rien n’est encore fait. Mais c’est qu’elle est douée cette cliente pour m’avoir par les sentiments… Et moi qui aime faire plaisir… Alors je lui dis que je vais tenter de réaliser un miracle. Après tout Pâques sera dans quelques jours…
Alors j’embraye en vitesse supérieure, prépare mon p’tit dèj en deux temps trois mouvements, donne un coup de fil à l’usine pour savoir si le tailleur est là ce matin, à ma couturière pour vérifier sa disponibilité, réfléchi à la meilleure méthode de transport compte tenu du congé de vendredi. Puis je file chez mon sous-traitant afin de préparer le traceur pour le taillage. Heureusement il m’est facile de soudoyer la responsable de la coupe qui fut, par le passé, ma patroniste et qui est devenue une amie. C’est que mon sous-traitant est littéralement débordé et que techniquement il n’a pas le temps de faire ma coupe avant la semaine prochaine. Pour mettre toutes les chances de mon côté, je fais un brin de charme (à peine…) à Léo le tailleur qui m’aime bien. Je lui dis combien il rendrait ma cliente heureuse et quel plaisir il aurait à tailler mes magnifiques tricots au lieu de ses banals tissus habituels.
Bref, ma coupe a été faite vers la fin de cet après-midi. Ma couturière, Sylvie, ira chercher les lots demain matin à l’usine. Mercredi je me rendrai chez elle afin de commencer à poser les œillets sur les robes pendant qu’elle en terminera la confection. A la fin de la journée je pourrai rapporter chez-moi les vêtements pour les repasser, en faire le laçage et la mise en boite. Puis jeudi au début de l’après-midi j’irai porter le colis au terminus d’autobus afin que ma cliente la reçoive tôt vendredi. Elle aura des nouveautés à présenter à son défilé et elle en sera heureuse. Je le serai aussi en pensant que lundi prochain, je pourrai prendre mon temps, paresser un peu au lit et commencer ma journée lentement, comme j’aime le faire.
samedi 15 mars 2008
Télépathie…
La pluie intense du week-end dernier avait formé une couche de glace épaisse, elle-même recouverte d’une neige fondante et lourde. Un travail titanesque en perspective. A certains endroits c’étaient 2 pieds de neige bien tassée qui s’était accumulée et j’avoue que je craignais que le poids n’endommage la structure de cette partie de la maison qui repose sur des équerres et pilotis.
C’est donc armée d’une pelle et d’une hache que je suis grimpée dans l’escabeau. Afin de me permettre de me hisser sur le toit de la galerie, je dû creuser, à la hache, des appuis pour les pieds. Ainsi stabilisée, je réussi à enlever la première couche du tapis granuleux avant d’être confrontée à une épaisseur impressionnante de glace.
C’est alors que j’eus une pensée pour mon bon samaritain, Steve, celui qui m’avait si gentiment aidée à pelleter mon stationnement il y a deux semaines. Il m’avait alors proposé qu’on s’attaque à la toiture mais j’avais refusé car je craignais d’abuser de sa gentillesse.
Cela faisait un peu plus d’une heure que je m’acharnais et j’en étais à peine au ¼ du déneigement, lorsque je vis quelqu’un s’avancer dans mon stationnement, un bouquin à la main. C’était Steve. Il revenait du café où nous avions fait connaissance, et constatant que je n’y étais pas, il avait décidé de venir me rapporter le livre que je lui avais prêté lors de notre première rencontre.
Comme s’il était venu pour ça, il est monté me rejoindre sur le toit et durant près de 2 heures, sans relâche, nous avons manié à tour de rôle la hache et la pelle jusqu’à ce qu’il ne reste, sur le bardeau d’asphalte, qu’une petite couche de glace qui ne résistera pas au doux temps.
J’ai invité Steve à entrer, histoire de prendre un thé et une pâtisserie. C’est ainsi que nous avons passé un agréable moment à parler d’immobilier, de boulot, de nos vies et de nos amours respectifs. De son rêve de partager sa vie avec cette amie de toujours, de mes projets, de ses craintes, de mon bonheur …comme deux vieux chums.
Nous nous sommes promis que notre prochaine rencontre se ferait autour d’une bonne bouffe, confiants qu’il n’y aurait plus de neige à pelleter. Et cette fois-ci, c’est avec les bouquins « Le Zèbre » d’Alexandre Jardin et « Pour de vrai » de François Avard que mon nouvel ami est reparti.
Hasard ? Télépathie ? Dans un cas comme dans l’autre, la vie m’a fait un gentil clin d’oeil …
vendredi 14 mars 2008
Toute bonne chose …
La dernière semaine fut féerique. Je suis allée de découverte en découverte; roulé sur des routes que je ne connaissais pas. Joué le rôle de copilote pour mieux nous faire rater des sorties, tourner à droite alors qu’il fallait le faire à gauche, sans pour autant arriver à ternir le sourire du conducteur désigné (et résigné !). J’ai foulé pour la première fois le sol de lieux voisins mais inconnus. Humé le parfum d’endroits connus mais ignorés depuis plus de vingt ans. Senti le temps s’arrêter et mon cœur s’enivrer de liberté et de douceur. Mes jambes se sont déliées d’avantage en une semaine que durant les deux dernières années. J’ai respiré le bon air de nos hivers québécois comme au temps de mon Abitibi natale; eu le bout du nez gelé, les joues rougies par le froid mais les yeux brillants de tant de bonheur.
Ces courtes vacances m’ont transportée sur les routes comme à l’intérieur de moi. Elles sont bel et bien terminées mais leur souvenir survit. Il me revient des images magnifiques, des sensations délicieuses qui ne s’effaceront jamais et que j’aimerais vivre à nouveau. Et comme un ami me le rappelait: «L’avenir n’est pas encore écrit…».
mercredi 12 mars 2008
mercredi 5 mars 2008
Re-lâche...
Non, en fait, je serai touriste dans mon propre coin de pays. Je ferai découvrir à un ami de St-Pierre et Miquelon de passage au Québec, la beauté de l’Estrie. Nos charmants villages, nos campagnes, nos lacs et nos montagnes. Des galeries d’art et des petits cafés. Les étonnantes murales qu’on peut admirer à Sherbrooke. La promenade du parc Jacques-Cartier et le marché de la Vieille gare que je ne connais pas encore. La chapelle du sanctuaire de Beauvoir et la Basilique-Cathédrale Saint-Michel. Tant d’endroits que j’oublie de visiter mais que je n’ai cesse d’admirer, au passage. Pour une fois, je prendrai le temps de m’attarder, de regarder, de contempler.
Et cette visite ne pourrait être complète sans un arrêt au Pilsen Pub. Car c’est là, sans contredit, qu’on fait les meilleures frites en Estrie.
Bonne relâche !
lundi 3 mars 2008
Pré-destination...
Vers 15h00, Céline qui est plus disciplinée que moi, m’abandonna devant ma tasse presque vide, alléguant qu’elle devait retourner travailler. A une table voisine, un client qui découvrait ce charmant petit café, m’entendit dire que le soir même j’allais assister au spectacle Hommage à Genesis «Turn it on again»; c’était cocasse puisqu’il tentait justement de rejoindre la billetterie pour savoir s’il restait des places. Nous échangeâmes quelques mots ; j’appris qu’il habitait dans une ville pas très loin, qu’il songeait à acheter une maison dans le coin. La conversation glissa ensuite sur le livre «L’île des Gauchers» de Alexandre Jardin, que j’avais terminé le matin même.
Peu à peu, il commença à se livrer d’avantage. Je sentais chez-lui un besoin de s’épancher. Il se raconta, me parla de cette femme qu’il aimait depuis toujours. De la vie qui semblait ne pas vouloir les réunir. De leur rencontre de la veille. Du timing incertain. D’une sorte de tristesse qui ne le quittait plus depuis le matin.
Aussi, lorsque je lui annonçai que je devais partir pour aller déneiger mon stationnement, il m'offrit spontanément de m’aider. Je croyais qu’il blaguait mais il me dit que son offre était des plus sérieuses car rien ne lui tentait moins que de retourner dans son petit logement vide.
C’est ainsi qu’au milieu de l’après-midi, je me retrouvai à pelleter toute cette neige qui encombrait mon stationnement et ma galerie, en duo avec un bon samaritain prénommé Steve qui, peu de temps avant, était un parfait inconnu. Il nous fallu à peine une heure pour venir à bout des dizaines de centimètres tombés depuis le début de la semaine.
Steve repartit les joues rougies par l’effort et le grand air. Le coeur plus léger aussi. Je lui prêtai le bouquin L’île des Gauchers. Une fois la lecture terminée, il ira le reporter au café où nous nous sommes rencontrés. Je me suis mise à souhaiter qu’il y retourne, mais cette fois, accompagné de cette amie qui occupe une telle place dans son cœur. Qui sait, après tant d’années, peut-être que la vie aura décidé de les réunir enfin ?
vendredi 29 février 2008
mercredi 27 février 2008
lundi 25 février 2008
Adieu procrastination...
Contre toute attente, ma cliente n’a passé aucun commentaire sur le coût des tissus (elle a même choisi les plus chers !). Comme quoi, un look, ça n’a pas de prix !
Un des modèles qui sera taillé dans deux magnifiques tricots dénichés récemment, est une robe que j’aime beaucoup. Ma préférée, la Mona. Sa principale qualité est qu’elle flatte la silhouette des femmes, peu importe leur morphologie. J’aime la fluidité dans le mouvement, les coupes féminines, un peu sexy. Je désire que les femmes se trouvent belles, élégantes et ce, qu’elles habillent du 7 ou du 17 ; qu’elles aient 20 ou 60 ans. Ma cliente de Chicoutimi a compris elle aussi: elle a commandé pas moins de 50 robes Mona en 6 tailles et en autant de teintes.
Je prédis que l’été prochain, au Lac St-Jean, bien des têtes se retourneront …
« Votre vie n’a rien d’ordinaire…
Ne passez pas inaperçu… »
Lambertrand
dimanche 24 février 2008
Fée-lonne...
Voilà plus d’une semaine qu’elle est là, bien installée. Sa présence me vide de mon énergie : « Out » lecture, composition, travail devant l’écran. J’ai l’impression que mon cerveau n’est qu’une masse molle et inutile. Que sa seule fonction est de me rappeler, à chaque pulsation, que mon crâne veut exploser…
La migraine… compagne des années passées qui s’inscrivait régulièrement à mon calendrier. Elle se nourrit de stress, de fatigue. Elle s’en gave littéralement. Pourtant, depuis plus d’un an, j’avais cru l’avoir semée. J’avais baissé la garde. J’ai eu tort ! Ralentissement du marché, changement prochain de nid… il n’en fallait pas plus pour entrebâiller la porte et que cette copine des mauvais jours se faufile et vienne me casser les pieds.
Mais j’ai bien l’intention d’avoir le dernier «maux ». Dans les mois à venir, je serai aux aguets ; parce que je sais que tout finit par s’arranger et que chaque renouveau apporte son lot de bonheur…
samedi 23 février 2008
jeudi 21 février 2008
mardi 19 février 2008
dimanche 17 février 2008
vendredi 15 février 2008
Tournée fée-conde...
Je déteste conduire dans cette ville ; tout va trop vite. Il y a trop de trafic, de sorties, de mastodontes à côtoyer. Ainsi, j’avais convenu avec Sylvie qu’elle prendrait le volant à la sortie vers d'Iberville. J’ai l’habitude d’y arrêter juste avant d’entrer dans Montréal sauf que ce matin, j’ai passé tout droit. Je m’en suis aperçue alors qu’on s’apprêtait à entrer dans Montréal. Zut ! J’ai serré les dents … et le volant, mon navigateur tenant fébrilement notre itinéraire de «Map Quest» entre ses mains, prête à me diriger.
J’avoue que ça s’est relativement bien passé. Nous avions un premier rendez-vous à 11h00 chez un fournisseur de longue date qui avait déménagé ses pénates dans de nouveaux locaux dans un parc industriel quelque part près de la 40 ouest. Nous avons cru louper la sortie, demandé notre chemin, fait demi-tour pour se rendre compte que la première fois nous étions au bon endroit. Nous sommes finalement arrivées à l’heure au rendez-vous. Ça commençait plutôt bien malgré le détour…
La salle d’échantillons semblait avoir été conçue pour impressionner ! Une pièce immense avec un plafond démesurément haut. Une dizaine de petites alcôves accueillaient les «cartes de couleurs» (cartons sur lesquels sont collés des carrés de tissus et qui indiquent les informations techniques).
Première alcôve. -Rien ! Me suis-je dit, déçue… avant de tomber sur un magnifique tissu extensible, offert dans quatre teintes plus belles les unes que les autres. Wow… Un peu cher cependant… Mais bon…
Deuxième alcôve. Un coup de cœur : Un faux cuir étampé époustouflant. Pas moins de sept couleurs disponibles. Une cliente me réclamait depuis des mois (OK…des années) un de mes modèles de manteau créé en 2000 qui eut un succès monstre… (tellement qu’il fut copié par un fabricant de manteaux de «cuir» type «ranch»). Belle trouvaille, cool !
Je continuai à passer en revue les cartes mais rien ne ressemblait à ce que je cherchais. Ce n’est qu’à la dernière alcôve que je tombai sur deux magnifiques tissus… Le premier serait parfait pour un modèle de robe de soirée qu’on me commande année après année. Récemment, on m’a demandé des teintes pastel, du ivoire et du noir… Incroyable… toutes étaient disponibles.
Le second était un autre tricot fin, très beau, dans de belles couleurs et un peu moins cher que le premier … Idéal pour deux autres modèles classiques qu’on me réclamait. Là, j’ai commencé à douter. Et si je rêvais ? Je voulu m’en assurer… je pinçai Sylvie. Son cri me confirma que non, je ne rêvais pas… Ouf !
J’arrivais à peine à y croire… habituellement, lorsque je craque pour des tissus, ils ne se font plus ou ils sont en rupture de stock, ou encore il ne reste que les couleurs invendables comme le petit jaune pas beau ou le aqua improbable… Cette fois-ci, que de jolies teintes, à des prix relativement raisonnables et… en inventaire ! C’était presque louche…
Nous avons donc repris la route, moi le cœur léger et Sylvie se frottant le bras. Cette fois ci, une destination toute simple : rue St-Laurent. Chez un autre fournisseur, je trouvai un tissu qui allait être parfait pour une nouvelle chemise d’homme… Bon prix, look intéressant. Quelque chose de frais, de déjà froissé et un inventaire relativement rassurant … à la condition que mes clients ne tardent pas trop à me confirmer leurs commandes.
Il nous restait un dernier arrêt à faire sur Chabanel, ancienne destination mode, qui est devenue un désert désolant… Édifice décrépit, 4e étage crasseux. Ce fournisseur était un revendeur où j’aimais bien aller fouiner. Les prix étaient très bas, mais il me fallait acheter les tissus sur le champ au risque de les voir disparus la fois suivante. J’eu un choc… le local était presque vide. Il ne restait que quelques rouleaux éparpillés ici et là… C’est le propriétaire «sorry-I-dont-understand-french» qui était là au lieu du sympathique Wayne avec qui je faisais affaires habituellement. « Anyway », je lui achetai un rouleau de jolie laine bouillie vert olive… pour moi ! J’adore le vert et je n’ai pu résister. Je la transformerai en manteau demi-saison, en jeté ou en jupe… bref, les mites n’auront pas le temps d’y goûter.
C’est donc vers 14h30 et sous un soleil radieux qui semblait vouloir célébrer notre victoire sur la rareté des matières premières, que nous avons repris la route en direction de la 10.
Ce fut une journée bien remplie… Un petit périple en bonne compagnie. Pas trop de détours, pas trop de circulation. De magnifiques trouvailles qui laissent supposer de belles commandes. De quoi me redonner la motivation qui me manquait en début d’année.
Sans contredit, ce fut une tournée des plus fécondes…
PS : pour me faire pardonner, j’ai invité Sylvie à casser la croûte un peu après Montréal… je n’ai pas manqué la sortie cette fois-ci…
jeudi 14 février 2008
mercredi 13 février 2008
mardi 12 février 2008
Mocheté...
Samedi matin. Relativement en forme si ce n’est que je n’avais pas fermé l’œil de la nuit (ça m’arrive lorsque je dors ailleurs que dans mon lit). La journée fut des plus agréables. J’ai joué à la touriste, pris quelques photos sur le bord du fleuve (il faisait très froid). Nous avons également visité un ranch à St-Fabien http://www.ranchcr.qc.ca/ où j’ai eu la joie d’admirer un poulain né le jour même. On rebroussa ensuite chemin en arrêtant ici et là pour prendre des clichés, pour admirer la beauté des paysages de ce magnifique coin de pays.
Samedi soir. J’étais un peu fatiguée. Mais je mis ça sur le dos de ma nuit blanche de la veille. Je pris en main la direction du souper et on s’est installés au salon devant un film et une pizza maison (végé, bien sûr). Les assiettes n’étaient pas aussitôt déposées sur le comptoir de la cuisine dans l’attente d’être lavées par mon hôte, après mon départ… (j’allais tout de même pas faire la vaisselle après avoir fait le souper !!!), que je décidai de m’allonger sur le divan, en ramenant sur moi une doudou. J’ai un vague souvenir des 5 premières minutes du film. Après ? J’ai dormi. Je ne me suis levée que pour aller me recoucher. La nuit ne fut cependant pas meilleure que la précédente. Je devais être au terminus pour 7h50 le lendemain matin et je craignais que les 2 réveils et mon cellulaire ne sonnent pas et me fassent manquer l’autobus.
Dimanche matin, très tôt, beaucoup trop tôt… je me suis levée avec un mal de gorge. Fatiguée. Je n’avais envie que d’une chose… être chez-moi. Mais il y avait, entre le terminus et mon lit, 6 heures de route plus les incontournables 2 heures d’attente à Sainte-Foy, sans compter la demi-heure entre Sherbrooke et mon village. Mais, je finis par arriver, après avoir sommeillé durant une grande partie du trajet (sauf la dernière demi-heure, évidemment).
Dimanche soir. Cool. Mon mal de gorge avait presque disparu. Je me suis couchée relativement tôt, avec un bouquin. Rien de mieux pour se remettre en forme.
Lundi matin. Pfff…
-Je l’ai échappé belle… Me suis-je dit naïvement.
Erreur…
Ce matin, au réveil, j’étais un peu poquée mais rien de bien étonnant : Une autre nuit presque blanche (ça, c’est une autre histoire…).
Plus tard, juste un peu avant midi. Horreur : Frissons, mal de tête, la gorge qui gratte, les yeux qui brûlent, des quintes de toux aussi brèves que subites. Rien qu’une sieste n’a pu faire passer, malheureusement. Comme si ce n’était pas assez, mon cerveau s’est peu à peu rempli d’une brume opaque, tandis que la chair de poule envahissait mes avant-bras et mon dos, par vagues.
J’abdique… je vais aller me faire couler un bain chaud et je passerai le reste de la soirée à végéter devant la télé en ingurgitant des litres et des litres d’eau…
Misère… quelle mocheté, la grippe…
lundi 11 février 2008
jeudi 7 février 2008
mercredi 6 février 2008
Touchée...
J'ai beaucoup d'admiration pour ceux qui font preuve d'humilité. Qui admettent leurs erreurs. Les petites comme les autres, les grosses, les immenses. Celles qu'on pourrait presque qualifier d'impardonnables. Qui les regrettent, sans les justifier.
Ça m'émeut plus que je ne saurais le dire, cette confiance, cette vulnérabilité qu'on m'offre, comme le plus précieux des cadeaux. Alors que je ne peux que les écouter se raconter. Ce courage qu'il leur faut pour s'ouvrir, se mettre à nu, pour déposer sur la table leurs mensonges, leur lâcheté de jadis. Et risquer d'être jugés. De les voir se délester d'un fardeau trop lourd, trop longtemps porté sur leurs épaules, comme une croix.
Qu'on me choisisse, moi, comme témoin... J'en suis profondément touchée...
lundi 4 février 2008
Sens unique...
- Proposition reçue;
- Géniale... mais non retenue;
- Plan initial devrait être OK;
- Détails à suivre si modem en décide ainsi.
Soeurette préférée
XX
jeudi 31 janvier 2008
Nécropole...
Curieusement, il arrive que ces disparitions ne laissent pas de trace, nous avons beau en chercher, fébrilement… c’est comme si rien n’avait jamais existé.
Malheureusement, plusieurs passent inaperçus jusqu’au jour où quelqu’un s’informe d’eux. Quelle réponse peut-on apporter lorsqu’on est confronté au vide ?
Où vont-ils ? Se perdent-ils dans le néant ? Y a-t-il quelque part un cimetière des courriels perdus ? Jamais nous ne le saurons.
PS. Message à ma grande sœur préférée : il semble, que mes derniers courriels se soient égarés quelque part dans le cyberespace à moins qu’ils ne se soient abîmés dans l’immensité de l’Atlantique qui nous sépare.
Alors, pour répondre aux questions de ton message de 15h57 le 29 janvier, dans l’ordre : Non, oui, oui, OUI, non, re-OUI, non, pas du tout, rien d’autre. Réalité.
Cool… une chance que tu lis mon blog !!!
mardi 29 janvier 2008
lundi 28 janvier 2008
Feeling...
Il est vrai que la dernière année fut riche en rebondissements, en événements. Tant au niveau personnel que professionnel. Même après tous ces changements, le feeling persistait. Quelque chose d’intangible, de flou. Mais en même temps de solide et d’incontournable. Je sentais que ce serait une bonne chose ; difficile peut-être, mais positive. Là-dessus, je n’avais aucun doute.
J’avais beau chercher, épier autour de moi. De nature curieuse, j’aurais bien voulu deviner ce qui se préparait. Qu’est-ce qui pourrait bien arriver qui changerait ma vie, encore.
C’est ce matin, sans crier gare, que ça s’est produit. Ce changement en apportera d’autres, assurément. De ça aussi j’en ai le feeling. Pour être plus précise, c’est à 11h50 que ça s’est passé. Juste avant l’heure du lunch ; ça m’a coupé un peu l’appétit d’ailleurs.
Ainsi, ce matin, j’ai pris la décision de me départir de mon nid. Celui que j’occupe depuis 14 ans. Celui que j’ai tant désiré, que j’ai imaginé. Qui a vu défiler des amis d’ici et d’ailleurs. Qui fut un refuge, mon île déserte à moi. Que j’aime encore beaucoup.
Mais il est temps de passer à autre chose. De calculer différemment surtout. Dans le monde impitoyable de la mode, où il faut se battre pour garder la tête hors de l’eau, rien n’est jamais acquis. On a beau vouloir planifier, budgéter… on est à la merci de mille et uns événements, petits ou grands qui tantôt nous amèneront à travailler d’arrache-pied pour arriver à livrer des commandes trop importantes pour un délai trop court, et d’autres fois, nous feront faire du sang d’encre parce qu’aucune commande ne se pointe.
L’été qui arrivera me transportera donc dans un nouveau nid. Il sera certes différent. Moins gourmand surtout. Mais je l’imagine déjà. Chaleureux, apaisant, accueillant. D’autres histoires s’y dérouleront, s’y écriront. Le bonheur m’y attend déjà. J’en ai le feeling.
Mais lorsque pour la dernière fois je refermerai la porte de ma petite maison rouge, c’est un beau grand chapitre qui se terminera.
dimanche 27 janvier 2008
Les rencontres
Ces rencontres laisseront des traces ; toutes petites pour la plupart, ou au contraire, indélébiles mais parfois aussi, douloureuses.
Il y a celles qu’on espère mais aussi celles qu’on appréhende.
Certaines dont on se serait bien passé. D’autres qu’on a failli faire, sans le savoir. Ou encore, qu’on regrette qu’elles n’aient pas eu lieu.
Quelques unes d’entre elles nous feront battre le cœur à moins qu’elles ne nous le déchirent.
Il arrivera que des rencontres nous feront rêver, tandis que d’autres nous donneront envie de nous réveiller.
Certaines évolueront alors que d’autres s’évaporeront.
Néanmoins elles nous feront avancer. Peut-être même, nous améliorer. Elles nous amèneront à réfléchir, à nous arrêter, à nous questionner aussi sur ce que nous serions devenus sans elles, ces rencontres.
vendredi 25 janvier 2008
Liberté...
"L'homme qui est libre doit revenir à la seule nature qui nous commande un plein épanouissement du corps et de l'esprit, sans peur des limites, des bornes et de ce qu'à tort, on appelle excès."Rabelais
mercredi 23 janvier 2008
mardi 22 janvier 2008
lundi 21 janvier 2008
Isa
Ce qui m’avait frappé chez Isa, c’était son attitude positive. C’est pendant cette période qu’elle connu une épreuve difficile: une séparation douloureuse et imprévisible. Au début de la quarantaine, après avoir passé de longues années à prendre soin de sa petite famille, elle se retrouva seule avec ses 3 enfants. Son cours terminé, elle prit des petits contrats de réparation et de confection sur mesure. Elle se retroussa les manches et choisit d’offrir à ses enfants l’image d’une femme forte, alors qu’intérieurement elle était dévastée et se sentait abandonnée, trahie.
Puis, en 1998, la vie nous réunit de nouveau. Ex et moi avions élaboré un projet de boutique coopérative et avions songé immédiatement à Isa. Elle fut une des 6 designers qui exposa ses créations dans notre boutique « Premier Acte ». L’aventure coopérative dura 2 ans à peine et chacun poursuivit sa route.
Au fil des ans, j’ai gardé contact avec Isa. Ses créations ont toujours eu une place dans notre boutique. C’est à elle que je redirigeais les clients désireux de se faire confectionner des vêtements sur mesure. Elle fut constamment pour moi une source d’inspiration. Elle est la douceur incarnée et jamais elle ne porte de jugement. Elle a toujours su, malgré les temps difficiles, conserver son optimisme et la tête haute.
Isa m’a téléphoné aujourd’hui. Elle était à la recherche de « guipure » pour une robe de mariée qu’elle confectionne pour une cliente. Comme à chaque fois, nous avons parlé du travail, de nos clients. Des aléas du métier. Lorsque je lui ai confié mon manque d’enthousiasme, mon absence de motivation et que j’ai évoqué ma flamme qui vacillait, elle a encore su trouver les mots justes. Elle est même allée jusqu’à douter de mon manque de discipline. Elle m’a assuré que c’était « normal » de connaître une période sombre où le boulot nous semble d’avantage une corvée qu’un privilège. Elle m’a rappelé que l’année qui venait de se terminer en fut une de grands bouleversements pour moi. De quoi éteindre n’importe quel flambeau.
Et en cette journée la plus froide du mois de janvier, c’est Isa, travailleur autonome qui trime dur pour tirer son épingle du jeu, qui m’a insufflé l’espoir qu’un bon matin ma flamme brûlerait à nouveau bien haut, bien droite.
Merci Isa.
dimanche 20 janvier 2008
mercredi 16 janvier 2008
mardi 15 janvier 2008
lundi 14 janvier 2008
dimanche 13 janvier 2008
Le Carnaval
Comme à chaque année, un carnaval était organisé et des aspirantes au très convoité duché étaient recrutées par un conseil siégeant dans chaque école. Les établissements choisissaient une duchesse parmi des dizaines de postulantes qui rêvaient de sentir le poids de la couronne royale sur leur frêle tête.
Elle ne se souviens plus quelles ont pu être ses motivations à se présenter comme candidate. Mais, elle revoit la longue table installée dans la grande salle du 1er étage. Tout autour, une demi-douzaine de professeurs s'étaient regroupés pour rencontrer les jeunes filles et leur poser des questions, histoire d'éliminer celles qui risquaient de ne pas représenter dignement leur école. Quoiqu'il en soit, quelques heures plus tard et contre toute attente, c'est elle qui fut choisie pour représenter une des écoles. Celle des gars.
Ils devaient être entre 200 et 300 dans leur gymnase ce jour là. Une petite foule compacte et curieuse s'entassait à ses pieds en bas de l'estrade. Des centaines d'yeux rivés sur elle, avaient l'air de se demander ce qu'une fille venait faire à l'intérieur de leurs murs. Aux premiers rangs, certains ricanaient bêtement et semblaient intimidés par cette présence féminine. D'autres se donnaient des coups de coude dans les côtes et se poussaient comme les gamins qu'ils étaient encore. Mais, en majorité, les garçons semblaient juste curieux et attendaient patiemment, trop heureux de ne pas être en classe. Après un petit discours enthousiaste, le directeur de St-Viateur présenta au public masculin celle qui porterait le flambeau de leur école. Leur duchesse.
C'est à une fée, Madame Bibeau, qu'elle confia la tâche de réaliser sa robe en vue du grand bal. Après quelques hésitations, elle avait jeté son dévolu sur une nouvelle étoffe qui était très à la mode. Un tissu résistant, infroissable et en polyester. Du Fortrel... Elle opta pour une jolie teinte de bleu. Sa robe serait cintrée jusqu'à la taille avec une jupe ample qui balayerait le sol. Taillée dans le même tissu, une longue traîne serait fixée aux épaules du corsage et un large ruban de velours bleu nuit en garnirait le contour. Sa robe fut magnifique. Quant à sa coiffure...
A cet âge, elle était timide et elle n'avait pas osé émettre de commentaire lorsque la coiffeuse avait remonté ses cheveux en un chignon très serré et tiré vers l'arrière tout ce qu'elle avait de frange sur le front. Ses boucles avaient été longuement étirées, surchauffées, puis lissées sur son crâne. De grandes quantités de pinces à cheveux et de fixatif plus tard, la coiffeuse s'était frotté les mains, lui avait à peine souri et avait lancé d'une voix forte: "Suivante"... La duchesse de St-Viateur était donc repartie avec son petit chignon léché pour se rendre chez la maquilleuse qui, avec quelques coups de pinceaux magiques, avaient réussi à lui faire oublier qu'elle n'aimait pas sa tête.
Comment se sont déroulés le bal et le couronnement? Elle n'en a gardé aucun souvenir. Cependant c'est en souriant qu'elle s'est remémoré ce qui s'était passé quelques semaines plus tard...
Le hasard, ou le destin, voulu qu'en ouvrant un casier inoccupé pour en faire le ménage, le neveu du concierge d'une école trouve une grande enveloppe de papier Kraft sur la tablette du haut. Elle n'était pas scellée; aucune inscription n'y apparaissait. Curieux, il l'ouvrit et en retira le contenu. C'était la photo d'une toute jeune fille. Il lui donna entre 14 et 16 ans. Son petit visage mince était surmonté de cheveux bruns, lesquels avaient été coiffés en un chignon strict, dégageant son haut front. Deux fossettes creusaient ses joues de part et d'autre d'un sourire un peu timide. Il la trouva jolie... Et il arriva ce qui arrive parfois: Cupidon, alerté, et peut-être un peu prompt sur la gâchette, visa et lui tira en plein coeur. Le résultat fut foudroyant.
C'est ainsi que dans le couloir silencieux d'une école désertée, un garçon aux cheveux roux tomba éperdument amoureux d'une duchesse de carnaval. Ils n'eurent aucun enfant mais furent très heureux... jusqu'à la fin du secondaire. La suite? Ça, c'est une autre histoire...
Ah oui, j'oubliais... la duchesse de St-Viateur ne fut pas élue reine du Carnaval cette année-là...
vendredi 11 janvier 2008
jeudi 10 janvier 2008
mardi 8 janvier 2008
lundi 7 janvier 2008
Vol de lit...
Ma mère avait ralenti en arrivant près de la maison qui avait brûlé la semaine précédente. Du bâtiment, il ne restait qu’une carcasse noircie dont le toit s’était effondré. Les ruines défiguraient le paysage qui, quelques jours auparavant était d’une douce tranquillité. Rien n’avait résisté au brasier. Sauf le petit hangar, un peu en retrait. Et un vieux lit de fer qui trônait dans la cour.
Nous nous étions arrêtées quelques instants pour observer ce triste spectacle, avant de poursuivre notre route.
Un peu plus tard, lorsque la nuit fut tombée, ma mère me prit à part.
Maman Fée : - Tu sais, le lit…
Fée ado : - Le lit?
Maman Fée : - Celui derrière la maison qui a brûlé…
Fée ado : -Ah, celui-là… Il était vraiment super hein?
Maman Fée : - T’aimerais l’avoir?
Fée ado : - ??
Maman Fée : - Tu le veux?
Fée ado éberluée : - Comment ça?
Maman Fée en levant les yeux au ciel : - …
Fée ado horrifiée : -Tu veux qu’on le prenne???
Maman Fée déterminée : - Allez, monte dans la voiture. On va aller voir s’il est encore là! Faudrait pas qu’il se fasse voler…
Et c’est ainsi que l’été de mes 15 ans, par une nuit sans lune, un vieux lit de fer est entré dans ma vie et dans ma chambre.
Il m’a suivi d’escale en escale. De l’Abitibi jusqu'en Estrie. En passant par Montréal et les Laurentides. Il a vu naître des amours. S’éteindre des passions. Puis un jour, il fut relégué au grenier. Il n’était plus de taille. Il y passa de longues années.
C’est hier que pris fin son exil. Et dans quelques jours, celui qui m’a bercée tant de nuits, reprendra sa place. Il m’accueillera à nouveau, soir après soir. Et au petit matin, il fera tout pour me garder dans ses beaux draps. Il me reverra soupirer, rêver et m’endormir. Et avec lui, je ferai les plus beaux vols de nuit.

samedi 5 janvier 2008
Desiderata
Une autre année vient de disparaître; avec son lot de déceptions, de bouleversements et d’incertitudes. Mais aussi de recommencement, de découvertes, de nouvelles amitiés, de petits et grands bonheurs. Une année fertile en émotions. Une histoire qui finit bien.
Un dernier regard dans le rétroviseur pour admirer la route parcourue et me voilà prête à bifurquer vers 2008.
Si j’en crois quelques amis, il semble que la prochaine année devrait être exceptionnelle pour les natifs du Taureau. On m’a assurée que je n’aurais qu’à demander pour recevoir. Cool!
Alors pour 2008, je veux :
-Que soient terminées (enfin…) les rénovations de ma maison;
-Qu’un prince (charmant…) m’enlève et m’amène dans son château (je me contenterais d’un manoir, à la limite, d’un 5 1/2…);
-Que le succès me soit fidèle;
-Que mes rêves les plus fous se réalisent.
Je ne m’attends à rien de moins. Je veux le meilleur de la vie. Un travail qui me passionne. Des projets exaltants. Des rêves qui deviennent réalité.
Mais y a un principe qui veut que pour recevoir, il faut aussi donner. OK, je n’ai pas le choix, alors voici mes résolutions pour 2008 :
-Être plus disciplinée (ouch…);
-Laver la vaisselle chaque jour (c’est vraiment nécessaire?);
-Consacrer plus de temps à l’écriture et moins à Internet;
-Réintégrer le mot « époussetage » à mon vocabulaire.
Me voici donc prête pour cette année qui s’annonce formidable, exceptionnelle, mémorable.
Bon, c’est pas tout ça… j’ai de la vaisselle à faire, moi. Misère...















