vendredi 22 août 2008

Dame Jacqueline ...


Au milieu des années 1990 la bâtisse qui abritait le célèbre restaurant Dame Jacqueline de North Hatley, était condamnée à être démolie. En lieu et place serait construit l'édifice qui accueilleraient entre autres, la boutique et galerie d'art Yvan Dagenais, portraitiste talentueux et réputé qui allait devenir, avec son épouse Chantal, des amis.

Avant sa démolition, Ex avait "acheté" la bâtisse et son contenu pour 3 jours. Il avait eu le temps de récupérer trois bains sur pattes, des portes françaises, des fenêtres et quelques feuilles de tôles embossées qui provenaient du plafond du fameux restaurant. Les fenêtres furent installées sur la façade de ma maison où jadis se trouvait la galerie extérieure. Deux feuilles de tôle carrées de 24 X 24 pouces trouvèrent leur place dans la cuisine, les bains et les portes furent vendus tandis que les autres tôles furent remisées dans la cave.

Il y a deux ans, lors du départ d'Ex, je fis un ménage monstre dans la cave mais je décidai de conserver les tôles au cas où…. Les espaces de rangement étant peu nombreux, j'empilai toute sorte d'autres "au cas où" sur les feuilles de métal: un paquet de bardeaux de bois, des tuiles extra pour le plancher de la cuisine, une vieille armoire qui cache une planche à repasser, l'antique chaise (en morceaux) de grand-papa, des tubes isolants pour les tuyaux, des goujons… Bref, je n'apercevais qu'un petit bout des tôles.

La semaine dernière, je réfléchissais à la façon de remplacer l'hideuse, cabossée et rouillée plaque de métal sur laquelle est déposé le petit poêle à bois du salon. Au printemps dernier je m'étais rendue dans un magasin spécialisé espérant trouver le même type de plaque qui, j'en étais certaine, ne me coûterait pas trop cher. L'homme qui me répondit avec un air un tout petit peu suffisant, me dit: "-Ça, ma p'tite madame, ça se fait plus depuis longtemps, mais je pourrais vous vendre ce modèle là …" et il me montra un truc composé de carrés de céramiques noirs, gris, bruns que je trouvais non seulement laid, mais imposant et à des lieues de ce que j'avais imaginé.

Je m'étais presque résignée à repeindre l'ancienne plaque et à la fixer à nouveau au plancher pour qu'elle arrête de retrousser dans les coins. Mais pour cela, il fallait que je décide une fois pour toutes de l'orientation du poêle. Mon salon est relativement grand; d'un côté il y a l'espace télé et vélo stationnaire. De l'autre, c'est celui qui accueille le futon-lit et où j'aime lire. Depuis que les vis ne retenaient plus la plaque au plancher, j'avais pris l'habitude, au gré de mes fantaisies, de pivoter le poêle pour l'orienter soit vers le futon-lecture, soit vers le petit fauteuil-télé. Et bon, j'aimais assez le principe.

J'allais bientôt être prête à débuter la restauration de la seconde partie du plancher du salon et décidément, le cas de la plaque me turlupinait. C'est alors que j'ai pensé aux tôles embossées. Je crus qu'en en combinant quelques unes, ce serait assez grand pour y déposer le poêle. J'avais justement un bout de contre plaqué ¾ qui pourrait me servir d'assise.

Je descendis à la cave et entrepris d'enlever tout ce qui était empilé sur les tôles. Et là… surprise! J'avais oublié qu'en plus des petites carrées, il y en avait des rectangulaires. J'en trouvai une qui demandait un minimum de restauration; sa superficie était suffisante et ferait exactement l'affaire. Je la vissai sur la feuille de bois et repliai ses rebords sur deux côtés. Chez mon voisin quincaillier, je dénichai des petites rondelles "Slide Glide" que je fixai sur l'envers du contre plaqué. Je garnis le contour d'une moulure de bois (trouvée aussi dans la cave) et enduis le tout de trois couches de peinture noire.

C'est la semaine prochaine, lorsque des amis viendront me donner un coup de main, que je saurai si j'ai réussi à relever le défi d'avoir un poêle pivotable.

J'imagine le sourire de Dame Jacqueline…

J'ai trouvé ce texte glissé parmi plusieurs autres. Pour vous éviter de devoir parcourir
le long article pour le trouver, je l'ajoute ici:


Tirés de L'Agora, vol 2 no 10 (1995)
Un survol de l'histoire du pain
par Hélène Laberge


"Celui qui fait germer deux épis sur un terrain vierge se rend plus utile à l'homme et à sa patrie que toute une ribambelle de politiciens."

"Le pain retrouvé
par Hélène Laberge


On assiste à l'heure actuelle à un phénomène étonnant: la création de boulangeries artisanales dans tout le Québec. L'Agora, fidèle à sa vocation de montrer les liens entre le présent et le passé, sans lesquels notre vie n'est qu'une succession d'instantanés, veut dans ce dossier rendre hommage à une pionnière du bon pain: Dame Jacqueline. Au début des années soixante-dix, à North Hatley, dans les Cantons de l'Est, Dame Jacqueline ouvrait une boulangerie-restaurant qui allait pendant vingt ans devenir un lieu d'attraction touristique pour les Européens aussi bien que pour les Québécois. Implantée au coeur d'un village depuis peu conquis par les professeurs de l'Université de Sherbrooke, mais fondé par les riches Sudistes américains, à qui il doit son admirable architecture, la boulangerie était elle-même un lieu historique: l'immense maison faisant face au lac datait du XIXe siècle et un de ses logements situés en retrait avait servi de prison! Ce restaurant, qui allait devenir l'un des fiefs de la campagne référendaire de 1980 par ses fameux déjeuners du dimanche, représentait pour Jacqueline Cusson beaucoup plus qu'une aventure gastronomique: il s'agissait de conquérir la clientèle locale anglophone, d'afficher les couleurs du français, de les faire respecter.

C'est ici que commence une histoire presque archétypale, celle du lien d'amitié qui a duré jusqu'à la mort, entre la grande dame de North Hatley, Emily Le Baron, dont la famille est implantée dans la région depuis la Révolution française, (le surnom de Le Baron avait été donné à l'ancêtre, un noble réfugié aux usa qui n'avait jamais révélé son véritable patronyme!) et Jacqueline Cusson. D'un côté la gentry anglaise, avec toutes ses qualités d'attachement au terroir et au patrimoine qui la rendent si proche des gens de la terre. De l'autre, le peuple québécois incarné dans une Gaspésienne expatriée à Montréal, ayant eu dure vie et travail acharné, mais ayant décidé, au milieu de sa vie, de s'enraciner à tout prix dans ce magnifique village.

C'est donc Emily Le Baron qui a acheté à Jacqueline son premier pain. C'est elle qui l'a fait connaître en l'offrant à ses amis. C'est elle enfin qui le matin du référendum est venue dire à Jacqueline: "What ever will be the result of the referendum, we will stay friends, wo'nt we?" Car Jacqueline, cette passionaria de l'indépendance, avait par amitié consenti à parler l'anglais! Le pain de Jacqueline! Qu'en dire d'autre que ceci: nous l'avons consommé tous les jours pendant vingt ans, toujours avec ce quelque chose qui est plus que le plaisir: le sentiment de l'achèvement. Il nous semblait éternel, ce pain. Il a disparu maintenant, comme la boulangère. Mais il renaît dans les boulangeries artisanales qui apparaissent dans les régions depuis quelques années. Nous vous en présentons quelques-unes en pensant que l'esprit de Dame Jacqueline a peut-être soufflé sur tous ces boulangers qui ont l'expertise, et ce brin de génie effervescent qui la caractérisait! Ce dossier sur le pain est donc dédié à la mémoire de Dame Jacqueline."

jeudi 21 août 2008

Olym-pique…


Dans la discipline du lever de l'abat-jour,
ce diptère a remporté les médailles d'or,
d'argent et …de bronze!

mardi 19 août 2008

Noël en août…


Je prends une pause, une toute petite, le temps que sèche, dans la cave, la peinture de ma première réalisation faite à l'aide de ma scie sur table. Je dois aussi trouver deux amis qui pourraient me donner un coup de main pour déplacer les meubles du salon. La première partie du plancher est terminée et tout ce qui est entassé au fond doit être transporté et déposé délicatement sur les lattes qui ont reçu leur dernière couche de vernis hier. Il me tarde de commencer les travaux sur la seconde section du plancher.

J'ai contacté à deux reprises l'ami Blanche-Neige mais il ne répond pas à mes courriels. Qu'à cela ne tienne! J'ai son numéro de téléphone au travail, à la maison et celui de son cellulaire… Il ne pourra pas se cacher bien longtemps!

Ce que je ferai durant cette pause involontaire? Lire? Tailler le gazon au devant qui est trop long? Terminer mon examen # 4 en création littéraire? Mieux encore. Je travaillerai sur ce que je considère comme mon premier test, ma première épreuve. Et je l'avoue, ça me rend un peu fée-brile…

J'apprenais récemment que les commandes attendues ne viendraient pas. Qu'il est possible que je n'en reçoive pas avant des mois. Lorsqu'on est travailleur autonome, comme je le suis, ce ne sont pas de bonnes nouvelles. Étant seule actionnaire dans ma compagnie, je n'ai pas droit aux prestations d'assurance chômage. Inquiétant. Très très inquiétant. Cependant il semble que ce soit cette catastrophe annoncée qui m'ait décidée à enfin proposer mes mots à l'équipe d'une boite de marketing dont j'admire le travail et l'originalité. Mon idée a été retenue et pour le moment, on n'a besoin que d'un texte mais je tenterai d'en présenter deux afin de leur donner le choix. Le genre? Courte histoire pour enfant. Le thème? Noël!

Depuis toujours, j'estime que "rien n'arrive pour rien"; je verrai bien si j'ai eu raison cette fois encore d'y croire.

Avant de vous quitter pour faire jouer le CD de Noël du Chœur de l'Archipel, question de me mettre dans l'ambiance, j'ai envie de vous montrer le plancher du salon. Ça valait bien quelques courbatures, non?



Plancher du salon après le nettoyage à la laine d'acier et quatre couches de vernis.

dimanche 17 août 2008

Toucher du bois…


Malgré qu'il y ait une infinité de travaux, petits et gros, à faire dans la maison pour la rendre encore plus jolie qu'elle ne l'est déjà, je m'attaque à ceux qui feront la différence, qui auront un impact réel, à ce qui saute aux yeux. Les autres, ceux de moindre importance, comme l'aménagement final et la décoration, je les garde pour la fin, comme un dessert, une récompense. Mais sincèrement je préférerais être privée de dessert par un acheteur qui serait tombé amoureux fou de ma petite maison rouge!

Prochaine étape des travaux? Le plancher du salon. A l'origine, à l'étage il y avait trois chambres et une salle de bain. En 1995, lors de l'achat, le mur qui séparait deux des chambres fut démoli pour faire une grande pièce. Le hic, c'est que le plancher de bois franc, jadis, fut posé une fois les divisions intérieures érigées. Par conséquent, à l'emplacement de la cloison qui séparait les chambres, il n'y avait que le sous-plancher qu'on apercevait 1 cm plus bas. Comme il était impossible de "raccorder" les lattes d'une chambre à l'autre, celles-ci n'étant pas alignées, je choisis de faire poser des planches de bois transversalement, suivant le tracé des anciens murs. Les ouvriers que j'avais engagés l'année dernière pour régler une fois pour toute ce cas de "il faudrait bien…", étaient sceptiques mais je tins mordicus à mon idée. Une fois le travail terminé, ils durent reconnaître que le résultat était des plus jolis.

Bref, j'en suis à ce plancher. C'est-à-dire à la première moitié du salon délimitée par les planches transversales. Il semble que les lattes de bois des trois chambres de l'étage furent sablées il y a très longtemps, sans doute bien avant 1995. Au fil des ans, le bois nu accumula taches, cernes, saleté, gouttes de peinture et de plâtre. Un beau défi, quoi! Évidemment, j'aurais pu utiliser une sableuse. Le travail aurait été exécuté rapidement et j'aurais peut-être réussi à faire disparaître la majorité des marques. Mais je l'avoue, juste à imaginer la quantité de poussière de bois que ce procédé aurait occasionné, si j'en juge par celle qui a envahi la maison lorsque j'ai sablé les marches de l'escalier, recouvrant même les murs, cela me donna envie d'utiliser un procédé plus lent, plus zen et sans poussière. Car la poussière, je déteste. Vraiment beaucoup. J'abhorre l'époussetage. Donc, j'ai eu recours une fois de plus à la laine d'acier inoxydable, comme celles qu'on utilise dans la cuisine. A part l'exercice intense et les quelques courbatures dues à la position de Cendrillon (ou de Donalda…), cela ne fait aucun dégât et donne un résultat des plus satisfaisants. Cool, très très cool…

Pour éviter que le bois nu ne se salisse, j'ai déjà appliqué deux couches de vernis. Il me faudra maintenant boucher des trous dans lesquels passaient des tuyaux et des fils électriques et un autre, rectangulaire, vestige de l'ancien système de chauffage à air forcé. Ici les ciseaux à métal ne me seront d'aucun secours. J'utiliserai plutôt ma toute nouvelle et toute neuve scie sur table dont j'ai enfin terminé l'assemblage hier après-midi. Il me tarde de me servir de ce nouveau joujou! Oui, Grand Frère… je serai très prudente et je porterai des lunettes protectrices. Bien sûr Blanche-Neige, j'enfilerai mon gant de coupe en "cotte de mailles". Ah, ces mecs! Dès qu'une fille joue dans leur cour, ils imaginent les pires catastrophes. Quoique…

Le plancher avant qu'il ne soit nettoyé à la laine d'acier ...

vendredi 15 août 2008

Des nouvelles du paradis…


J'étais à genoux à frotter énergiquement les lattes de bois du plancher du salon lorsque le téléphone sonna. Je jetai un rapide coup d'œil sur l'afficheur pour découvrir que l'appel provenait des résidences Saint-Pierre.

Ciel! Me suis-je dit. Qui cela peut-il être?

C'était Michel. L'époux de ma tante et marraine qui est décédée le 30 juin dernier. J'étais heureuse de l'entendre, qu'il ait pris le temps de me téléphoner. Je savais qu'il avait emménagé dans une résidence pour personnes retraitées; il avait visité l'endroit au printemps dernier avec ma tante. Tous deux âgés et de santé plus fragile, ils avaient décidé qu'il était temps pour eux de franchir cette étape qui est celle de dire adieu à leur maison. Ils étaient prêts… mais comme me le dit Michel, Yolande est "partie avant".

Je le questionnai à savoir s'il aimait son nouvel environnement. "-C'est un véritable paradis!" me répondit-il, enthousiaste. Cette résidence est située dans la ville natale de Michel et parmi les pensionnaires, il a retrouvé plusieurs amis et connaissances. Ce gentil monsieur, ancien directeur d'école, érudit et passionné trouvera un auditoire à sa mesure. Malgré l'absence de ma tante qui se fait sentir, la flamme brille haut et fort et il me le confirma en déclarant: "-Je ne suis pas pressé d'aller dans l'autre paradis". Cette phrase me soulagea. Ses enfants, ceux qu'il fit siens il y a longtemps en épousant ma tante qui était alors veuve, craignaient que leur père d'adoption ait perdu le goût à la vie suite au départ de leur mère. Il semble qu'il n'en soit rien. Son cœur certes gardera cette grande blessure pour toujours, mais l'amour qu'il porte à ses enfants, à ses nombreux petits-enfants, à la musique, à la nature et à la vie en général est plus fort que la mort.

Avant de raccrocher, Michel me dit: -"Je t'embrasse, et Yolande aussi." Ces mots me déchirèrent le coeur. Je le revis, debout près du cercueil de ma tante, sa main effleurant le visage de celle qu'il avait tant aimé et se penchant pour lui chuchoter à l'oreille. Et je compris. Je compris que si la mort avait ravi le corps torturé de son épouse, son esprit et son souvenir, eux, étaient encore vivants pour Michel. Je compris aussi que l'amour peut vaincre de tout et que c'est cet amour qui lui donne envie de vivre intensément le temps qui lui reste.

Je n'aurais pu souhaiter de meilleures nouvelles du paradis…

jeudi 14 août 2008

Puisque vous avez été sages…


J'ai enfin terminé la métamorphose du contre plaqué de la salle de bain; ça s'annonçait comme un petit travail tout simple à réaliser. Simple? Hum…

C'est que, voyez-vous, j'aime improviser. Évidemment je dresse un plan approximatif mais en cours de route je le transforme, j'hésite et par conséquent, il peut se produire que le travail s'avère plus long. Beaucoup plus long.

Il m'arrive même de faire des choses non recommandables. Pas comme celle de sauter des étapes, non. Mais de les mélanger, oui. Et c'est ce que j'ai fait avec ce bout de plancher dont la plus grande partie se trouve sous le bain, rendant difficile l'application de peinture à moins d'être une contorsionniste, et encore… Mon improvisation m'a amenée à appliquer trois couches de peinture et quatre de vernis. Oui, sept au total…

Au départ je voulais simplement peindre le contre plaqué en blanc. Rien de compliqué et ça "ferait propre". Mais voilà qu'une fois peint, ce grand rectangle me sembla bien ordinaire et pas du tout original. Me vint alors l'idée d'y ajouter des motifs. Pourquoi pas des cercles? Mon rideau de douche a des pois dans des tons de bleu et de vert. Un rappel des formes et des teintes me plaisait.

Jusque là, pas de problème. Les trois couches de blanc étaient déjà appliquées et les petits cercles seraient faits par étampage à l'aide d'éponges que j'avais sculptées. Cela leur donnerait un contour un peu inégal qui serait du plus bel effet. Et surtout… une seule application de peinture serait nécessaire. J'étais drôlement fière de l'idée. Cool!

Toutefois, le plancher blanc à pois bleus et verts ne s'avéra pas aussi intéressant que je l'avais cru. Mais bon, je n'allais pas y passer la semaine! J'appliquai donc une couche de vernis pour rendre la surface lustrée et facile à nettoyer puis je laissai sécher. Lorsque vint le temps de la seconde couche de vernis, à peine avais-je ouvert le gallon, qu'une petite voix se fit entendre. Vous savez, LA petite voix! Trop tard pour l'ignorer… Elle me chuchota que si j'avais peint le plancher en jaune-vert au lieu d'en blanc, cela aurait été vraiment plus joli. Euh…elle n'aurait pas pu se manifester avant, celle-là, non???

Bon… Récapitulons: Le vernis était déjà appliqué. Je commençais à en avoir plein le dos. En principe il était trop tard pour la peinture. A moins que … N'en étant pas à une bêtise près, je décidai de mélanger un peu de jaune-vert au restant de mon vernis et j'en étalai une couche sur le plancher. Non seulement cela fit-il des stries jaunâtres, mais je voyais bien que je ne pourrais me contenter d'une seule couche de ce vernis coloré. Arghhhhhhh...

Deux heures plus tard, j'étendis donc une autre couche de vernis teinté qui, si elle ne réussit pas à uniformiser le jaune, arriva presque à masquer les pois… Eh misère! Cette fois-là, je n'attendis pas que ça sèche. Je trempai mon pinceau-éponge dans le vernis jaunâtre et je badigeonnai généreusement le plancher. Et je repassai ici, en ajoutai là. Encore et encore. Après un long moment, je me relevai et reculai pour voir l'œuvre dans son ensemble. Wow! Vraiment… wow!

Il ne me restait qu'à refaire les pois bleus et les verts. Et comme il m'arrive parfois d'avoir des bonnes idées, j'avais conservé les petites étampes en éponge au lieu de les jeter comme je faillis le faire…

Ça vous dit de voir le résultat?

Avant...

Après...

mercredi 13 août 2008

Bizzzz…


Mais qui c'est lui? Un espion envoyé par Grand Frère? Un inspecteur en bâtiment? Mais pourquoi il me regarde comme ça? Hé vous! Y a rien à voir! Circulez!!!

Bizzzz-arre…

PS: J'espère au moins que Grand Frère appréciera l'effort déployé pour produire un billet alors que je n'avais pas le temps, mais alors, tellement pas!

lundi 11 août 2008

Albert et moi…


Albert Einstein disait: "L'imagination est plus importante que le savoir."

Je suis d'accord avec lui. Tout à fait d'accord. Depuis que j'ai entrepris de rénover ma maison, plus d'une fois j'en eus la preuve. L'imagination est mon principal outil et il ne m'a pas fait défaut. Enfin, pas encore. Cette boite à idées m'a bien servi aujourd'hui; après y avoir fouillé un bon moment, j'y trouvai une solution toute simple pour venir à bout d'une tâche de catégorie "il faudrait bien …".

Dans ma salle de bain, à l'étage, le plancher est en bois. Il y a quelques années des travaux de plomberie furent exécutés et, pour atteindre les tuyaux, plusieurs lattes durent être enlevées et se brisèrent. Les ouvriers avaient alors recouvert cette section d'une feuille de contre plaqué. Il était prévu qu'un revêtement quelconque recouvrirait cet espace. Les années ont passé et le contre plaqué est encore nu…

Lorsqu'on entre dans la salle de bain, ça saute aux yeux. Ce n'est pas joli-joli. Rien pour faire applaudir d'éventuels acheteurs. Je m'étais résignée à attendre d'avoir le budget qui me permettrait d'engager un professionnel qui ferait la pose du revêtement. La présence de la toilette, de 2 tuyaux, d'un drain et du bain sur pattes très lourd m'avait convaincue de ne pas tenter de faire le travail moi-même. Mais voilà que j'en avais plus qu'assez de voir ce contre plaqué taché et parsemé de gouttes de peinture. Quant au budget… nul, zéro… Il me restait deux choix: ne rien faire du tout ou tenter de faire joli avec deux fois rien. Je choisis l'option 2.

Dans un premier temps, il me fallait réparer les deux trous qui, vraisemblablement, résultaient d'un mauvais calcul de l'ouvrier qui avait fait les travaux. Je n'entrerai pas dans les détails quant à la façon dont je m'y suis prise, au risque de faire s'étouffer de rire certains de mes chums de gars et la totalité de ma fratrie. Néanmoins, je réussis. Ok, un indice: le seul outil dont je disposais c'était un ciseau à métal. Vous avez de l'imagination?

Une fois les deux orifices bouchés, je les recouvris d'une couche de pâte de bois et… Tadam! Plus de trou! Je badigeonnai ensuite généreusement le contre plaqué d'un apprêt blanc qui, après coup, sera… Ah et puis non. A bien y réfléchir, je préfère attendre de voir l'effet final avant de dévoiler l'idée qui m'est venue.

D'accord, si vous êtes gentils, vous aurez peut-être droit à une photo du résultat. Excepté si c'est moche... Dans ce cas, souvenez-vous que l'important sera de savoir que j'aurai eu assez d'imagination pour présumer que vous n'avez pas été assez sages!

Merci Albert, je t'en dois une …

samedi 9 août 2008

Telle mère …


Avec le temps, il m'arrive de penser que je ressemble de plus en plus à ma mère. Enfin, sous certains aspects. C'est arrivé justement cet après-midi.

L'amie Lise, ex-coloc, m'avait informée qu'elle viendrait chercher ses quelques effets qui étaient encore chez-moi. Je préparai donc des sacs dans lesquels j'entassai boites de céréales, pellicule de plastique, bac à glace et autres trucs qu'elle avait laissés ici.

Peu avant qu'elle n'arrive, je fis une razzia dans le frigo pour regrouper ce qui lui appartenait. En plus de la multitude de pots de moutarde, de relish, de sauce préparée et de vinaigrette, il y avait quatre ou cinq petits pains à hamburgers rassis que je jetai au bout du jardin pour mes visiteurs nocturnes (je sais… il ne faut pas nourrir ces bestioles…) et des légumes dont quelques uns étaient périmés. Très très périmés. Je découvris deux bouquets de brocoli pas jolis, un oignon demi-ton, quatre petites patates délicates et un pied de céleri rabougri.

Sachant que Lise allait tout balancer à la poubelle, j'allai porter les légumes dans mon bac à compost. Enfin, pas tous. Les petites patates étaient encore fermes et le pied de céleri, à part quelques branches du dessus plutôt louches et des extrémités douteuses, me semblait tout à fait récupérable.

A cet instant, j'ai pensé à Maman. Toute ma jeunesse je l'ai entendue répéter qu'il ne fallait pas gaspiller la nourriture. Mes belles-sœurs et moi tentions de nous cacher pour éplucher les pommes de terre car ma mère venait regarder par-dessus notre épaule pour s'assurer que nous n'enlevions qu'une fine couche du tubercule.

Maman serait fière de moi. Les petites patates ont réintégré mon frigo juste à côté d'un contenant rempli de morceaux de céleri. Je suis vraiment la fille de ma mère…

vendredi 8 août 2008

Les unes et les autres …


Il y a les bonnes et les mauvaises nouvelles. On peut se réjouir des premières et se désoler des secondes. Se féliciter des unes, se casser la tête à cause des autres. Se péter les bretelles dans le premier cas, risquer que ce soit la gueule si ça ne s'arrange pas.

La bonne? Le résultat de mon examen #3 en création littéraire. Il est arrivé aujourd'hui par la poste. De quoi me donner envie de continuer à travailler sur le 4e que j'avais un peu mis de côté.

La mauvaise? Un courriel reçu de la responsable des achats de mon client principal, celui qui paie la marge de crédit et ce qu'il y a dans le frigo. J'attendais sa commande depuis quelques semaines. Voici ce que j'y ai lu:
"-Pour ma commande de basick, c'est dur en ce moment d'évaluer ce que j'aurai de besoin. Pas besoin de te dire que les temps sont pas très faciles en ce moment. L'été à été dur à partir et le tourisme de Montréal n'est pas à son meilleur été…".

Il me reste à souhaiter que les temps soient plus faciles, que l'été démarre et que les touristes se ruent dans les magasins, enfin, ceux de mon client. Quant à la boutique du Saguenay, je contacterai sa propriétaire dès son retour de vacances qui est prévu quelque part la semaine prochaine. Aurais-je une raison de croire que l'été fut plus beau au Lac St-Jean?

Compte tenu des circonstances, j'ai proposé mes services comme pigiste à deux boites de la région et sollicité une autre pour un petit boulot à temps partiel. J'attends des nouvelles. J'espère qu'elles seront bonnes…



jeudi 7 août 2008

Le quatrième jeudi de la semaine…


Il y a de ces trucs à faire, de la catégorie des "il faudrait bien…" qu'on remet à plus tard et qui, semaine après semaine, continuent de nous agacer.

Et bien je ne voudrais pas vous enquiquiner avec ça, mais j'ai réglé un d'entre eux. Et pas le moindre. Un vétéran des "il faudrait bien…". Il s'agit de la restauration de l'escalier qui monte à l'étage. A l'origine, il devait avoir fière allure, cependant les anciens propriétaires l'avaient recouvert d'un tapis que nous enlevâmes en 1995, à l'achat de la maison. Il était miteux et poussiéreux. Une fois dénudé, l'escalier ne payait pas de mine: un bois usé, avec ça et là des résidus de colle, de caoutchouc et de vieux vernis. Nous nous étions alors dit qu'un jour "il faudrait bien…".

Il y a quelques mois, un spécialiste en plancher m'a laissé entendre qu'il m'en coûterait cher pour redonner à l'escalier un aspect neuf. Tant pis, j'allais donc le repeindre; les contremarches seraient en blanc et les marches, en noir. Avec un minimum d'efforts et un mini-budget, le résultat serait intéressant et le style, classique.

Plus tôt en semaine, je donnai donc une première couche de blanc sur les contremarches; immédiatement cela sembla illuminer la cage d'escalier. J'avais hâte au lendemain pour appliquer le noir et voir l'effet. Mais voilà que ce même soir, en montant au salon, j'eus une vision de ce que serait l'escalier si les marches étaient vernies au lieu d'être peintes. Encore plus joli. Vraiment joli.

J'avais acheté, au printemps dernier, une petite sableuse rotative que je n'avais pas encore essayée. C'était là l'occasion… Cela ne me prit que trois heures pour enlever le vernis, la colle et la plupart des taches sur les treize marches. Il ne demeura que quelques marques sombres et petites blessures dans le bois, comme autant de signatures de tous ceux qui ont défilé dans cette maison depuis 1945. Je les ai conservées.

Tout à l'heure j'ai appliqué la seconde couche de vernis. Le résultat? Wow! Il ne me restera qu'à donner deux couches de blanc sur les contremarches et j'aurai un escalier pour lequel, si je rougis, ce sera de fierté.

C'est de cette façon que j'ai décidé de tirer profit du temps maussade. Il me sert d'antidote à la procrastination. S'il avait fait beau j'aurais terminé "Harry Potter et les reliques de la mort" et le retapage de l'escalier aurait été relégué à la semaine des quatre jeudis!

mardi 5 août 2008

S'emmêler les pinceaux…


La salle d'eau du rez-de-chaussée s'est transformée en laboratoire pour mes expériences peinturluresques parfois hasardeuses. C'est dans cette pièce que je mélange les restants de peinture que je découvre dans la cave. C'est aussi sur le meuble du lavabo de ce cagibi que je teste des combinaisons aux résultats pas toujours heureux.

Avant que ne débutent mes essais, le meuble s'affichait dans la teinte honnie "bleu de bal". J'aurais pu fermer les yeux sur cette triste réalité si sa porte n'avait pas été égratignée, laissant apparaître le blanc de sa mélamine d'origine. J'avais donc choisi chez le quincaillier, mon voisin, un doux vert "mousse au raisin" que je m'empressai d'appliquer sur le meuble de la salle d'eau. Zut… la teinte choisie sur le carré de 5 par 5 centimètres s'avéra être presque la même que le jaune qui colore un des murs de cette pièce. En d'autres mots, le résultat était fade. Très très fade.

Enhardie par mon expérience des plus réussies avec le bleu de ma chambre et celui de la cuisine, je décidai de créer un vert. Mon vert. Je commençai par mélanger du "mousse au raisin" avec du "bleu de bal". J'ajoutai un tout petit peu du vert de ma galerie et un soupçon de noir. Ce qui donna une espèce de vert-mousse-kaki-gris plutôt intéressant. Fée-brile, je l'appliquai sur la porte puis sur tout le meuble. Le lendemain matin, à la lumière du jour, je dû admettre qu'il y avait un hic… la combinaison de ce vert avec le jaune pâle du mur de gauche et du bleu foncé de celui de droite donnait un résultat pour le moins ordinaire. Très très ordinaire.

Comme j'en avais un peu marre de repeindre ce fichu meuble, je décidai qu'il demeurait vert. Ça, c'était avant de découvrir, dans un immense caisson de plastique rangé dans un coin obscur de ma cave d'Ali Baba, tout un assortiment de contenants: du vernis, du décapant, du WD-40, de la teinture, de la gouache, une chopine du jaune de mes murs et… un demi-gallon de peinture rouge. Hum… quel joli orangé cela pourrait faire, entendis-je résonner dans un coin de mon cerveau presque aussi sombre que celui de la cave…

Misère!!! Je passai près d'une heure à mélanger du rouge avec le "mousse au raisin", puis a ajouter un peu du jaune pâle, à remettre du rouge, du blanc, encore du "mousse au raisin" pour en arriver à une teinte à mi-chemin entre saumon et orange brûlé. Avec tous ces ajouts, mon gallon était plein à ras bord et je pouvais à peine remuer la mixture. Alors j'en versai la moitié sur un résidu de blanc au fond d'un gallon presque vide. J'avais maintenant deux demi-gallons de saumon-orange-brûlé. Dans l'un des contenants, j'ajoutai un peu plus de rouge et dans l'autre beaucoup de blanc. Après avoir bien mélangé, j'observai le résultat. D'un côté, un saumon-foncé-rougeâtre et de l'autre, un saumon-pâle-orangé. Hum… Bon… Ok… Ouais… A court d'expression et voyant le temps passer, je tranchai et choisis la teinte la plus foncée des deux dont j'enduisis généreusement le meuble du lavabo, camouflant ainsi le vert-mousse-kaki-gris.

Je viens d'aller vérifier et c'est sec. Le résultat? Comment dire… C'est plutôt étrange. Très très étrange… Tiens, je crois que je vais mélanger le saumon foncé avec un peu de blanc. A moins que je n'utilise le saumon-pâle-orangé? Je vais y réfléchir encore un peu…

dimanche 3 août 2008

Hors la loi …


Je me vois contrainte de délaisser mes pinceaux un instant. Pourquoi? A cause du courriel d'un de mes lecteurs, le plus intransigeant. Il m'écrivit pour me demander s'il n'existait pas une loi qui obligeait les bloggeurs à écrire un billet chaque jour... Petit comique, va!

Alors cher Grand Frère qui souffre de mon inassiduité, il y a une solution: Je t'invite à venir passer deux belles semaines dans la magnifique région de l'Estrie avec cette si charmante nouvelle flamme. Chaque jour, pendant que tous deux vous jouerez du pinceau et du marteau, je promets de rédiger un long billet. Ainsi la nuit venue, tu pourras assouvir ta soif en me lisant jusqu'à la dernière ligne avant de te traîner, fourbu mais heureux, là où Morphée et ta belle t'attendront les bras ouverts… Tentant, n'est-ce pas?

Pendant que tu réfléchis à ma proposition drôlement alléchante, j'en conviens, je n'ai d'autre choix que de poursuivre seule les travaux amorcés. Qui sait si dans les prochaines semaines il se présentera un visiteur qui tombera éperdument amoureux de ma petite maison rouge et qui voudra la faire sienne? Dans ce cas, tu reconnaîtras que les nombreuses heures passées à la repeindre et à la réaménager auront été un bon investissement? Imagine un instant tout le temps que j'aurai ensuite pour faire apparaître sur ton écran mes mésaventures, mes photos de voyage, mes élucubrations. Peut-être même l'ébauche d'un conte?

Mais d'ici là, tu devras être patient et considérer l'absence de billets quotidiens comme la preuve de mon labeur d'apprentie-peintre, de menuisier néophyte et de fée de l'improvisation lors de problèmes divers et inusités…

Bon, je retourne à mon vaisselier. Je lui ai promis de trouver une solution pour camoufler les trous de ses poignées manquantes et de lui en installer de nouvelles. Il m'a fait le petit air de celui qui n'a rien entendu. Comment le blâmer? Cela fait plus de 3 ans qu'il subit sans broncher le regard des visiteurs sur ses tiroirs nus…

vendredi 1 août 2008

Et puis? Voilà…


M
on premier réflexe, ce matin, fut d'aller vérifier l'état de la cave. A certains endroits, où le plancher de ciment est inégal, il restait quelques petites flaques d'eau. Au cours de la journée elles se sont évaporées grâce au déshumidificateur qui a fonctionné presque sans arrêt. Cool!

Mon jardin cependant avait bien piètre allure… un bon centimètre de vase recouvrait les pavés de ciment et les pierres de rivière sur lesquelles ils reposent. A l'aide de deux boyaux reliés, j'ai pu arroser la portion du terrain qui avait été inondé hier soir. Les cailloux bruns retrouvèrent rapidement leurs jolies teintes naturelles de gris et de blanc. Par contre mon stationnement est demeuré un bourbier et s'il faut en croire les prévisions météorologiques, il risque de rester dans cet état plusieurs jours.

Pas de nouvelle de la responsable des achats de mon client. Deux courriels et deux messages téléphoniques n'ont rien donné. Je ne m'en étonne plus car c'est ainsi depuis des mois, que dis-je, des années! Lorsque j'arrive enfin à lui parler, souvent après des semaines d'attente, elle s'excuse et explique ses retards et son silence par les mêmes raisons: "-Je n'ai pas eu le temps de vérifier les inventaires…" ou "-Je suis tellement débordée que je n'ai pas le temps de préparer la commande…". Et bien moi, j'ai tout plein de temps et je suis perplexe …

Par conséquent, ce temps, je l'utilise pour poursuivre les travaux d'embellissement de ma petite maison. Ceux de la chambre à l'étage sont pour ainsi dire terminés. Les murs sont passés de "roselette" à bleu très doux. Quant au plancher de bois jadis nu et taché, il arbore maintenant un beau lustre qui capte la lumière qui entre à profusion par les deux fenêtres. Le léger sablage que j'ai effectué a conservé aux vieilles lattes les empreintes de leurs nombreuses années, ce qui leur confère beaucoup de charme.

Dans la cuisine et la salle à dîner, il m'a fallu près de quatre heures pour faire disparaître une ancienne couche de cire, de vieilles taches de peinture et une étrange couleur brune incrustée dans plusieurs carreaux du plancher, habituellement gris et sable. Hum… je soupçonne Taïka, mon ancienne pensionnaire… En nettoyant l'enclos des chiens peu avant son départ, j'avais découvert ce qui me parut, sans l'ombre d'un doute, être une tentative d'évasion. Un immense trou d'environ 70 cm de diamètre par 30 de profondeur avait été creusé dans la terre glaiseuse de mon terrain!! Par conséquent, je dû nettoyer les tuiles du plancher en utilisant des tampons "SOS" afin qu'elles retrouvent leur couleur d'origine. La cuisine et la salle à dîner en comptent 319! Il faut cependant l'avouer, malgré les courbatures, c'est là une excellente méthode pour se débarrasser des toxines, pour tonifier les pectoraux, les bras, les cuisses et renforcir les abdominaux! Mais une catastrophe pour la mise en plis et l'allure générale en cas de visite impromptue! Ouch...

Finalement, j'ai commencé la lecture du dernier tome de Harry Potter qui patientait dans ma bibliothèque depuis quelques mois. Succulent, comme les six précédents… Rien de mieux que des petites pauses lecture pour oublier un instant les pinceaux, la marge de crédit et les muscles endoloris! Enfin, euh… sûrement que la visite d'une équipe de peintres bénévoles, un billet gagnant du gros lot de la 6-49 ou encore un délicieux massage ferait tout aussi bien l'affaire, mais bon, pour l'instant il semble que je doive me contenter de Harry et de Celui-dont-il-ne-faut-pas-prononcer-le-nom…

jeudi 31 juillet 2008

Jardin aquatique ...

Ce soir une pluie diluvienne est tombée sur mon patelin. Je l'ai bien vue par les fenêtres, mais toute occupée que j'étais à terminer de laver le plancher de la salle à dîner je ne m'en suis pas souciée.

Mais voilà que quelqu'un, par la porte arrière laissée grande ouverte, me demandait si j'avais besoin d'aide. Lorsque sa silhouette se découpa dans l'entrée, je reconnu le gentil mécano qui travaille pour mon voisin le garagiste. Je ne compris pas le but de sa visite impromptue… m'aider? A quoi? A laver mon plancher?

C'est alors qu'il m'apprit que le garage était inondé comme la plupart de mes voisins. Il avait pensé venir vérifier si j'avais besoin de son aide pour déplacer des choses dans la cave. Inondation? Je le suivis dehors et c'est un spectacle étrange qui m'attendait… Une partie de mon jardin était recouvert d'une eau brune. Du jamais vu depuis 15 ans!

Anxieuse, je descendis dans la cave, suivie de près du gentil mécanicien et d'un chihuahua méfiant. Rien… Même mes deux pompes submersibles étaient coites. Je le remerciai chaleureusement d'avoir pensé à moi.

C'est une heure plus tard toutefois que l'eau se mit à monter dans la partie de la cave qui est près de la rue. Une des pompes démarrait par intermittence mais ne réussissait pas à évacuer l'eau; les égouts pluviaux ne devaient pas suffire à la tâche et la flotte, pendant ce temps, montait inexorablement sur mon plancher de cave. Heureusement rien ne pouvait vraiment être abîmé sauf le déshumidificateur que je hissai sur un caisson de plastique. Puis une demi-heure plus tard, lentement l'eau cessa de monter, la pompe réussissant à la rejeter dans l'égout.

Contrairement à mes voisins, je m'en suis tirée vraiment à bon compte. Il ne restera demain qu'à aspirer ce qui restera avec ma "Shop-Vac" et plus rien n'y paraîtra. Ouf… avec ma maison qui est en vente, je suis doublement contente d'avoir été épargnée.

Petite maison rouge: 1
Pluie torrentielle: 0

mercredi 30 juillet 2008

L'heure du thé...

Mes vacances de la construction à moi ...

lundi 28 juillet 2008

Tomber pile poil…

Hier en fin d'après-midi, je décidai de m'attaquer à la peinture de mon ancienne chambre. Mon ex-coloc avait coloré les murs en rose pâle et je n'aimais pas l'atmosphère que ça créait. Il n'était pas question que je réintègre cette pièce sans en changer la couleur. J'aurais eu l'impression de dormir dans sa chambre.

J'hésitais entre les tons de vert et de bleu lavande. Comme il y a déjà du vert dans la salle de bain, dans le salon et bientôt dans la cuisine, j'avais envie d'une teinte différente. En examinant les cartes de coloris chez mon voisin le quincailler, je n'avais pas trouvé le bleu que j'avais imaginé.

Peu après cependant, je découvris au sous-sol 2 contenants de peinture entamés. Un de blanc velouté et l'autre du "bleu de bal" qui avait été utilisé pour ma dernière boutique (fermée depuis) et dont ont été peintes quelques portes d'armoire de ma cuisine. Ce bleu-gris, pour l'avoir trop vu, me donnait des haut-le-cœur. Toutefois en le pâlissant, j'ai pensé qu'il pourrait devenir intéressant.

Je versai donc le ½ gallon de blanc dans le ½ gallon de bleu. Cela donna un très joli bleu poudre. J'étais à mélanger la peinture et j'avais vraiment hâte de m'y mettre. Pas que j'aime particulièrement peindre, mais de voir ma petite maison se transformer, se faire une beauté, m'enthousiasme au plus haut point. C'est alors que le téléphone sonna. Je failli ne pas répondre; ça m'arrive parfois. Presque à contre coeur, j'abandonnai mon bâton dans la peinture et saisis le combiné.

"-Quel escalier as-tu peint en premier?" me demanda une voix d'homme. C'était mon ami Blanche-Neige qui était en bas, dans mon jardin. J'avais installé bien en évidence des affiches "Peinture fraîche" devant les 2 escaliers extérieurs que j'avais repeints le matin même. J'indiquai à mon visiteur d'emprunter la porte du sous-sol, via l'enclos des chiens.

Cela faisait quelques semaines que nous ne nous étions vus et comme les vacances de mon ami prenaient fin, il avait eu envie de venir me faire une petite visite surprise. Hé, hé! Fut surpris qui croyait surprendre!!!

Par politesse (je dois absolument corriger cette qualité qui me joue des tours…) j'assurai Blanche-Neige qu'il ne me dérangeait pas et lui demandai de m'attendre, le temps que j'aille refermer le gallon de peinture.

Au lieu d'acquiescer, il offrit de me donner un coup de main! "-Mais tu vas te salir!" lui fis-je remarquer. Cher Blanche-Neige, il n'en fallait pas moins pour qu'il trouve une solution. C'est ainsi que nous avons appliqué une première couche du très beau bleu pâle sur les murs de la chambre, moi au découpage, lui au rouleau. Moins de deux heures plus tard, nous étions confortablement assis sur la terrasse du Pilsen à déguster une bière bien froide que nous avons accompagné de moules et de frites.

Comme soirée improvisée, ce fut réussi! Et avouez que ça n'arrive pas tous les jours qu'on a l'occasion de voir une Blanche-Neige poilue, pieds nus et en boxer manier le rouleau. J'aurais bien aimé prendre une photo mais il n'a pas voulu! Ah bon?

samedi 26 juillet 2008

Puisque le ridicule ne tue pas ...

La Belle...

La Bête...

J'ai peur des araignées. Pas à en demeurer paralysée si j'en voyais une, mais plutôt à hurler si par malheur la bestiole se ruait sur moi. Mon ex-coloc, elle, nourrissait une véritable phobie à leur endroit. C'est tout juste si elle n'est pas grimpée sur la table le jour où elle a découvert, à ses pieds, un gros spécimen plutôt amorphe que j'entrepris de reconduire dehors, sans lui faire de mal.

Il y a différentes méthodes pour se débarrasser des intruses (euh… des araignées, pas des colocs…). La première, drastique, est de les trucider d'un coup de talon ou de tapette à mouche. J'en suis incapable… La seconde, loin d'être cool, consiste à utiliser l'aspirateur, mais j'avoue que ça me donne mauvaise conscience (parfois). Par conséquent, j'ai décidé d'adopter une méthode dite douce pour les araignées qui se trouvent à ma portée et qui ne sont ni trop grosses, ni trop rapides: je saisis un contenant en plastique transparent et une feuille de papier. Je place rapidement le contenant par-dessus la bibitte et je glisse la feuille en dessous, de sorte à fermer l'ouverture. Il ne me reste plus qu'à relâcher la bestiole dehors et de vitement refermer la porte derrière moi. Mais cette méthode ne fonctionne pas pour les araignées que j'ai au plafond, enfin, façon de parler… Désolé, mais celles-là vivent l'expérience d'un long tunnel au bout duquel il n'y a pas de jolie lumière blanche…

Cependant, peut-être à cause de ma peur et de ma répulsion, les araignées me fascinent. Comme tous les insectes d'ailleurs. Une d'entre elles a choisi une fenêtre de mon atelier, à l'extérieur, pour y tisser sa toile.

Mercredi dernier j'avais du travail d'assemblage à faire avec ma surjeteuse qui est placée juste à côté de cette fenêtre. J'étais occupée à remplacer les bobines de fil ivoire par du noir lorsque j'ai vu du mouvement provenant de la toile. Une mouche venait de s'y prendre. L'araignée est descendue à une vitesse incroyable et quelques secondes plus tard, l'insecte, après avoir été enroulé habilement dans le fil, servait de petit déjeuner à son hôte. Brrrr…la scène ressemblait drôlement aux films d'horreur de ma jeunesse.

Je me remis au travail mais voilà que quelques minutes plus tard, le même manège se produisit à nouveau. Un autre insecte s'était imprudemment approché et lui aussi subissait le même sort. Une véritable ogresse cette araignée! C'est à ce moment que je vis une toute petite bestiole dans le bas de la toile, qui venait à son tour d'être prise au piège. Une de ses ailes était bien collée, l'autre en partie, comme ses pattes sauf une antérieure. Tout ce qu'elle arrivait à faire, c'était de lever sa patte libre. Jamais elle n'arriverait à se sortir de là. "–Hé! Ne bouge pas!" me suis-je dit. "Tu vas alerter l'araignée!" Mais le petit insecte, que je cru un instant être un maringouin, continuait à tendre sa petite patte… comme si elle implorait mon aide!

Je sais, c'est complètement dingue mais l'espace d'un moment, j'eus l'impression de capter les sensations de l'insecte pris au piège. Comme si la petite mouche savait que l'énorme araignée, qui devait bien faire dix fois son poids, viendrait bientôt la dévorer et qu'elle avait très peur.

Je chassai ces idées idiotes et je continuai à travailler. Je jetai un œil sur l'araignée qui n'avait pas encore fini de manger le deuxième insecte. Puis mes yeux redescendirent sur la petite mouche. Elle avait toujours sa patte dressée et la bougeait lentement, semblant me faire signe.

Ah et puis zut alors … j'ouvris la fenêtre tout doucement pour ne pas déranger la grosse araignée, saisis une règle de plastique et brisai une portion de la toile qui emprisonnait la petite mouche. Rapidement je refermai la fenêtre. Et là je me retrouvai avec la petite bestiole toute collée sur ma règle. "- Bon, j'en fais quoi maintenant?" me suis-je demandé.

Le mieux était de la déposer dehors dans un endroit sûr. Pourquoi pas dans un des pots de géraniums? J'essayai de déprendre la mouche du fil gluant. Ouf… c'est ce que ça colle ce truc! Je parvins à libérer l'aile prisonnière mais pour ses pattes minuscules, ce n'était pas une mince affaire. Pauvre petite chose, j'entendais le bourdonnement de ses ailes qu'elle battait furieusement afin de s'échapper. Alors que je me démenais avec le fil qui la retenait toujours à ma règle, horreur… je lui arrachai une patte. Malgré tout, je continuai tout doucement à la dégager et je réussis… enfin, presque. Un petit amas de fils était resté englué sur son abdomen. Du bout de l'ongle, je la poussai doucement sur le terreau du pot de géranium. Elle resta collée à mon doigt. Hé, misère!!! Finalement, à l'aide d'une aiguille de pin qui traînait par là, je pus déposer la petite mouche sur la terre légèrement humide, en espérant que ça empêche quoi que ce soit de lui coller après, le temps qu'elle se ressaisisse. Elle alla se cacher sous une feuille et je retournai à l'atelier.

Après avoir cousu 4-5 pochettes pour les baguettes magiques du Magicien, mon esprit n'arrivait pas à se détacher de ma protégée. Je retournai au pot de géraniums. Elle était toujours là; j'en profitai pour prendre quelques photos… ratées… Elle essaya de s'envoler mais des résidus de terre s'étaient collé sur son ventre. Re-zut… je saisis très, mais vraiment très doucement la petite mouche et lentement du bout des doigts, je réussis à sectionner le fil qui retenait les petits morceaux de terre à son corps. Immédiatement, elle s'envola, me percuta le front et disparu!

Je sais, c'est une histoire tout à fait ridicule! Alors, ça reste entre nous?

jeudi 24 juillet 2008

A moi la parole ...


Le mois dernier, je répondis à l'invitation de l'équipe du Journal de l'Association pour la protection du lac Massawippi, "Le Massawippi", en composant un court texte qui exprimait mon attachement à mon village d'adoption. L'édition Été 2008 a été distribuée dans nos boites aux lettres ce matin. Voici ce qu'on peut lire dans la section "A vous la parole!".


Passion estrienne...

La première fois que je le vis, j'eus un véritable coup de foudre. Je sus immédiatement que nous allions vivre une histoire d'amour. Ça se sent ces choses là. Il avait tout pour me plaire; généreux, calme, romantique et d'une grande beauté! Au risque de paraître superficielle, c'est cette dernière qualité qui me fit tomber amoureuse, éperdument.

Notre histoire d'amour dure maintenant depuis plus de 15 ans. Entre nous, aucune lassitude malgré le quotidien et son train-train. Il me plait encore autant ; il arrive à me séduire, jour après jour, quelle que soit la saison.

Lorsque des amis me l'ont présenté, peu après mon arrivée en Estrie, je leur jurai qu'un jour je partagerais sa vie. J'en étais certaine. Pour moi, il représentait un idéal, un ingrédient qui allait sublimer la recette de mon bonheur. Deux ans plus tard, mon désir fut exaucé; nos destins allaient enfin s’entremêler.

North Hatley. C'est ce petit village, un des plus beaux des Cantons de l'Est, qui me fit perdre la tête et que je choisis en 1993 pour y installer mon nid. Malgré les années, il m'émerveille chaque jour: ses montagnes, cette nature à perte de vue et ce lac qui me salue, voisin paisible ou déchaîné, juste au coin de ma rue. J'observe ses humeurs, ses couleurs. Ce lac magnifique, source de vie, de plaisirs et de rêveries, est un trésor précieux et fragile. Si par le passé, il pu arriver qu'il soit un peu négligé, voire malmené, je constate maintenant les efforts qui sont déployés pour éviter l'érosion de ses rives et son vieillissement prématuré. Les gens d'ici ont réalisé sa valeur et la place qu'il occupait dans leur vie et dans leur cœur.

Malgré la beauté du lac Massawippi, je l'avoue, moi c'est la rivière qui a ma préférence. Je suis accro à son parc, à ses arbres majestueux, à la multitude de plantes sauvages qui poussent librement sur ses berges et à la faune ailée qui y trouve nourriture et abri et qui nous berce de ses chants. Le parc de la rivière et moi avons développé une réelle connivence. Si mon chien l'adore, moi je m'y ressource; il me fait oublier les petits tracas de la vie, me rebranche sur l'essentiel et me rappelle à quel point l'univers est riche et passionnant.

Quelqu'un que j'aime beaucoup qualifie mon village de "coin de paradis"... il a raison. Le bonheur y est palpable et c'est toujours avec beaucoup de fierté et de tendresse qu'à mon tour, je le présente aux amis de passage.

Pour toi, Bôf Adoré, la "translation" qu'on en a faite:


Eastern Townships' Romance ...

The moment I saw him, I knew we were made for each other. It was love at first sight. Through my veins and my heart, I could feel that both of us were bound to share great times together. He had everything to please and seduce: generous, calm, romantic… beautiful. Without wanting to sound superficial, I must admit that this last quality is the one that made me fall in love. Beautiful.

Our love story has been going on for 15 years now. No regrets. No boredom either, even with routine slowly settling in. He still pleases me as much as before. He seduces me over and over again, day after day, season after season. North Hatley: the name of the village, one of the nicest in the Eastern Townships, which conquered my heart. It is there, in 1993, that I chose to build my nest. Years have gone by, and yet he still amazes me every day with his blooming vales and hills, where nature grows endlessly. I smile each morning when my next door neighbour waves to me: lovely Lake Massawippi. Of changing mood, he entertains the neighbourhood with many surprises, be he calm, aggressive, peaceful or lively. I watch his fluctuations, his changing colors, with great interest. To my eyes, he is a priceless treasure, full of dreams, pleasure and life. Although in the past he might have been neglected or mistreated, today he has found a family that works hard to slow down his premature aging, protecting his shoreline from wrinkles and retarding its erosion. The people from around have realized what value he has and how precious he is to their lives and hearts.

Someone I admire refers to him as "heaven on earth" … he is right. His beauty emanates from every parcel of earth and infuses well-being. It is with great pride and tenderness that I, in turn, present my love North Hatley, to friends who come to visit.

mercredi 23 juillet 2008

Les cornemuseurs...

Le 12 juillet dernier se tenait, à Halifax, le "Halifax Highland Games & Scottish Festival". En compagnie de mon ami saint-pierrais, je pu assister à des démonstrations musclées lors des compétitions de lancer du marteau. Les participants portaient tous le kilt et … un boxer en-dessous! Oui, je sais, c'est de la triche …

Un peu plus loin, une horde de McLeod (de Harris et de Lewis) avaient joyeusement envahi un grand espace du terrain et, sous la tente, invitaient les badauds, qu'ils soient des descendants d'Highlander, de Lowlander, de Sassenach ou pas du tout, à s'arrêter pour faire connaissance. De gentils messieurs issus de la lignée du Clan Lamont répondirent à nos questions, enfin à celles de mon ami devrais-je écrire, car moi je tentai de faire bonne figure en hochant la tête de temps à autre et en émettant des grognements éloquents pouvant tout aussi bien signifier "yes" que "no". Je pu ainsi leur faire croire que je comprenais ce qu'ils racontaient. Mon subterfuge fonctionna si bien qu'un des arrière-arrière-arrière-arrière petits-fils de sir James Lamont m'offrit une minuscule reproduction d'un béret écossais taillée dans un tissu dont le bleu et vert prédominent, rappelant les couleurs de leur clan.

A quelques pas de là, des musiciens commencèrent à se regrouper. Malgré le soleil brûlant et la quasi impossibilité de trouver une place à l'ombre, nous attendîmes LE moment qui allait valoir tous les frisottis, les sueurs et même l'absorption, faute de mieux, d'un Ginger Ale … j'ai nommé LE spectacle qui allait se révéler époustouflant. Ce ne sont pas moins de six groupes de cornemuseurs qui défilèrent devant nous dans toute la splendeur de leur tartan respectif, faisant résonner cette musique si particulière, si poignante qu'est celle de la cornemuse. Des dizaines d'instruments remplirent l'air de leurs plaintes, leurs sons se frayant un chemin jusqu'au creux de ma poitrine, enserrant mon cœur, mon âme, comme un souvenir lointain, la réminiscence d'une autre vie très ancienne où, en ce temps là, les Highlanders ne portaient rien sous leur kilt…

Mon ami pu saisir sur son appareil une partie de cette magnifique démonstration et a gentiment accepté que je le partage avec vous.

mardi 22 juillet 2008

La demoiselle du parc...


... est venue, ce soir encore, nous saluer.

dimanche 20 juillet 2008

Faire l'amour ...

... après la guerre.

Photo croquée à la citadelle d'Halifax.
Cette maman pigeon a choisi la bouche
d'un canon pour y faire son nid.

vendredi 18 juillet 2008

Lune de miel gargantuesque …



Depuis trois ans, mon jardin est envahi par des couples d'amoureux originaires du Japon. Les jours ensoleillés, ils arrivent en grand nombre et sans aucune pudeur, se livrent à des parties de pattes en l'air. Curieusement, l'activité ne semble pas enthousiasmer outre mesure madame puisqu'elle continue à s'empiffrer pendant que monsieur s'échine.

J'ai cru leur couper l'herbe sous les pattes en rasant près du sol les tiges de vignes vierges dont ils se nourrissaient à grands coups de mandibules, transformant les jolies feuilles en pauvres choses squelettiques… C'était sans compter leur appétit féroce et leur détermination. Aujourd'hui j'ai constaté que les scarabées japonais avaient jeté leur dévolu sur les feuilles de mes framboisiers! Misère …

jeudi 17 juillet 2008

La Nouvelle-Écosse en vert et bleu ...

Me voilà de retour de mon court périple
en Nouvelle-Écosse.
J'y ai fait de délicieuses découvertes
en charmante compagnie.
● ● ● ● ● ● ● ● ● ●
Balade sur le port d'Halifax.

Yacht Club de Halifax.

Étang du Public Gardens d'Halifax.

13 juillet 2008, départ
de la course Halifax/Saint-Pierre.

Halte à Chester.

Halifax vue de la Citadelle.

mercredi 9 juillet 2008

Intermède…

C'est vendredi matin que je m'envolerai vers la Nouvelle-Écosse. Ce sera un court séjour, un intermède estival entre des périodes d'attente qui se multiplient.

J'ai attendu une commande printanière qui n'est jamais arrivée; il semble que depuis plusieurs mois l'économie ne soit pas particulièrement favorable aux détaillants de vêtements spécialisés. Les boutiques ont débuté l'année avec un surplus d'inventaire. Pas de ventes, pas de commande…

Par la suite, un de mes clients, propriétaire de huit magasins, a manifesté son intérêt pour un modèle de robe d'été qui fait partie de mes classiques. Après des recherches pour trouver un tissu non froissant, original, à prix abordable, disponible maintenant et dans des teintes spécifiques, j'attends toujours que mes fournisseurs le dénichent… Est-ce que l'été attendra, lui?

Pendant ce temps, j'avais vérifié avec mon sous-traitant la disponibilité de son tailleur et on m'avait appris que ce dernier s'était brisé des côtes et qu'il ne pourrait travailler avant plusieurs semaines. On tentait bien de lui trouver un remplaçant mais depuis quelques années, il est pratiquement impossible d'en recruter; les nombreuses fermetures d'usines ont eu raison du métier. Il me faudrait attendre…

Comme sa responsable des achats me l'avait suggéré, j'ai rappelé à mon plus gros client que ce serait une bonne idée, pour une fois, qu'il me fasse parvenir sa commande d'automne pour les modèles réguliers, avant la fin de juillet. De cette façon, j'aurais un peu plus de temps pour faire la planification et la mise en production. Au début de cet après-midi, j'apprenais que le tailleur était revenu à son poste mais …qu'il me faudrait attendre après les vacances estivales si je voulais faire coudre les vêtements de cette commande par ma couturière. Mon sous-traitant, voyant que je n'avais pas de travail pour elle, lui a donné des contrats pour tout l'été. Il faut bien qu'elle gagne son pain et elle ne pouvait attendre indéfiniment après moi…

Par conséquent, si je recevais les commandes d'automne tôt, que mon fournisseur avait les tissus en inventaire et que le tailleur pouvait faire mes coupes, je n'aurais d'autre choix que d'utiliser le service de confection de mon sous-traitant, en présumant que ses couturières soient encore disponibles à ce moment. Tout serait pour le mieux alors? Presque … car depuis le printemps dernier, le prix du service de confection, comme celui de la coupe, a plus que doublé… Il fallait s'y attendre …

Tout à l'heure mon ami le Magicien à qui je racontais mes déboires, m'a fait la remarque suivante: "-on dirait que la vie essaie de t'empêcher de poursuivre dans ce domaine…". Perspicace ce Scarabée!

Qu'à cela ne tienne! Cet intermède, qui me permettra de découvrir une partie de la Vallée d'Annapolis et de retrouver un ami très cher, tombe à point. Je n'attendrai pas pour profiter de ces quelques jours de félicité, ni pour apprécier le moment présent en laissant derrière mes problèmes d'approvisionnement et de production qui vont croissant depuis l'automne dernier.

Le bonheur lui, n'attend pas…

******

Je serai de retour le 17 juillet prochain!

lundi 7 juillet 2008

A la demande générale… de Grand Frère!


Mon récent séjour en Abitibi et les préparatifs en vue de ma prochaine escapade en Nouvelle-Écosse, sans parler du travail de développement et de production pour mon ami le Magicien, m'ont laissé peu de temps pour écrire de nouveaux billets sur mon blog.

Par conséquent, il semble que cela affecte une petite partie de mon lectorat. A preuve, voici le courriel que je trouvai ce matin dans ma boite de réception:

"Qu'est ce qui se passe?

Pas de blog?

Seulement deux la semaine passée.

Pas d'histoire que tu étais en Abitibi, ca "pogne pas"

Paresseuse.........

Je veux mon blog......

Je veux mon blog........

Je veux mon blog!"

Puisqu'il en est ainsi, vous subirez les textes que j'ai composés pour mon examen #3 en Création littéraire. Cela fera patienter l'auteur du message signé: "Moi" et le tiendra occupé le temps que je revienne de mon long week-end. Car bon, je n'ai pas juste ça à faire moi, écrire des billets!!! J'ai plein de procrastination en retard…


Création littéraire, examen 3:

1. Récit présent / histoire passé par un Narrateur aligné (5 à 8 lignes)

Félini avait eu très envie de voir de plus près ces appétissantes petites choses emplumées qui sautaient de branche en branche dans l'érable de son jardin. Soudain, il se figea… "-C'est quoi ça?" se demanda t'il, avant de grimper dans l'arbre pour échapper à un hideux croisement d'un teckel avec un pékinois. Le chien lui jappa après un long moment avant d'être rappelé par son maître. Le pauvre Félini, ne sachant plus comment redescendre, miaula son désarroi jusqu'à ce qu'il vit apparaître tout près de lui, le visage rassurant de la gentille dame qui lui offrait parfois du lait.

2. Même texte que 1 récit présent / histoire présent

Félini a très envie de voir de plus près ces appétissantes petites choses emplumées qui sautent de branche en branche dans l'érable de son jardin. Soudain, il se fige... "-C'est quoi ça?" se demande t'il, avant de grimper dans l'arbre pour échapper à un hideux croisement d'un teckel avec un pékinois. Le chien lui jappe après méchamment mais son maître s'empresse de le rappeler. Le pauvre Félini ne sait plus comment redescendre et miaule de désarroi. Heureusement, il voit apparaître tout près de lui le visage rassurant de la gentille dame qui lui offre parfois du lait.

3. Récit au présent d'une histoire au passé / Narrateur intra-diégétique (5 à 8 lignes)

Je me souviens de ce jour là. Ma journée s'annonçait somme toute tranquille. J'avais terminé la rédaction d'un texte qu'il me fallait remettre le surlendemain. Fière du travail accompli, j'avais envisagé passer la journée à lire et à flâner. C'était sans compter ma voisine, madame Verdure. Je la revois encore, débarquant sur ma terrasse, le regard brillant, le petit sourire coquin. A peine lui avais-je offert un siège qu'elle s'était mise à me raconter son dernier exploit qui lui avait permis de rencontrer son nouveau partenaire de bridge, lequel selon ses dires, était plus que charmant.

4. Ellipse

C'est fébrile que Solène poussa la porte sur laquelle de grasses lettres proclamaient "Me Gontrand Payer, notaire". Trente minutes plus tard elle ressortait du bureau, radieuse. Durant le trajet qui la ramena chez-elle, elle fredonna, semblant soudainement apprécier le choix musical qu'elle qualifiait habituellement de redondant. En passant devant le marchand de spiritueux, elle décida d'y faire un arrêt. Il fut bref puisque Solène savait exactement ce dont elle avait besoin. La route défila devant elle, sinueuse, évanescente sous le soleil incandescent.

Dès son arrivée, elle rangea ses achats au réfrigérateur, saisit le combiné du téléphone et composa un premier numéro. Dès qu'on lui répondit, elle ne prononça que quelques mots et raccrocha. Elle refit le même manège cinq autres fois toujours en économisant ses mots. Une heure plus tard, six amis de Solène pénétraient chez-elle, probablement pour la dernière fois.

En ouvrant une bouteille de champagne, elle leur annonça, les yeux pétillants, qu'elle venait de conclure la vente de sa maison. Son second toast fut pour souligner l'achat de sa nouvelle demeure qui allait l'accueillir dans moins de trois semaines.

5. Anticipation

De ce jour là, Robin allait garder un souvenir impérissable, mais il ne le savait pas encore. Il fut à son bureau dès 8h00 et se prépara un café dans lequel, comme d'habitude, il mit un sucre et versa un nuage de lait. Il écouta ensuite ses messages sur sa boite vocale et prit connaissance d'une quinzaine de courriels.

Au moment où il s'apprêtait à rappeler un premier client, son ordinateur fit entendre le timbre musical indiquant qu'un nouveau message venait d'arriver dans sa boite de réception. Il hésita un bref instant, déposa le combiné et commença la lecture du courriel nouvellement arrivé.

C'était une offre de services. Normalement il transférait les curriculum vitae à sa secrétaire, mais celui-là l'intrigua. Il le lu en détail, jusqu'à la dernière ligne. Outre le prénom peu courant, il décela dans la présentation une belle maîtrise des mots et une originalité certaine.

Curieusement, la veille, il s'était endormi en songeant qu'il devenait essentiel d'embaucher un assistant qui l'épaulerait et à qui il pourrait confier certains dossiers. Mû par un réflexe qu'il ne s'expliquerait jamais et qu'il appellerait plus tard "pressentiment", il décrocha le téléphone et composa le numéro qui apparaissait au bas de l'offre de services.

C'est ainsi qu'au début de cet après-midi là, Solène pénétra dans le hall d'un très joli et vieil immeuble où elle venait d'être convoquée en entrevue pour un poste qui, lui avait-on dit, allait être créé. Elle ne se douta pas qu'en plus de décrocher l'emploi dont elle n'avait jamais osé rêver, elle allait y rencontrer l'amour.

dimanche 6 juillet 2008

Souvenirs en mémoire...

Au moment où je publiais mon billet "Une fleur se meurt", ma tante exhalait son dernier soupir. C'est ce que j'appris quelques heures plus tard. Sa maladie ne nous avait laissé aucun doute sur sa fin prochaine. Malgré tout, il est toujours bouleversant de se retrouver devant le fait accompli. Particulièrement d'assister au grand chagrin de ses enfants et à celui, incommensurable, de son vieil époux.

Ce furent des moments émouvants que vinrent pourtant adoucir les retrouvailles. Je revus des cousins, des cousines, des tantes et oncles, des connaissances, les vieux amis de notre famille et parfois même les amis de nos amis. Nous nous sommes rappelés des événements lointains. "-Tu te souviens de ..." "-Je me rappelle que ...". Avec mes cousines nous avons beaucoup évoqué notre enfance. Les fois où je me fis garder chez ma tante. La longue et éprouvante maladie de son premier mari, mon parrain. La configuration des pièces de leur ancienne maison. Les enfants que nous étions. Des événements cocasses ou dramatiques.

Durant ces quelques heures passées en terre abitibienne il y eut aussi des moments heureux. Entre autres, celui d'avoir au bout du fil une ancienne compagne de classe lorsque je fréquentais l'école primaire. Elle vit en Belgique depuis 40 ans. Nous parlâmes de choses et d'autres et elle m'apprit, puisque je n'en avais gardé aucun souvenir, que nous fûmes en compétition l'une contre l'autre en composition française. Il semble que le vendredi le professeur choisissait la meilleure rédaction et en faisait la lecture devant la classe; mon amie me dit que la lutte se fit souvent entre sa composition et la mienne. La mémoire retient certains souvenirs et en efface d'autres.

Aussi, lorsque nous fûmes tous réunis, après les funérailles de ma tante, je nous observai et me dis que nous étions en train de nous fabriquer des souvenirs. Certains seraient tristes ou touchants et d'autres comiques. Ma nièce Anne-Sophie contribua à ceux de cette dernière catégorie.

Du haut de ses 9 ans, ma nièce nous fit part qu'elle trouvait un de ses petits cousins "vraiment beau". Malgré ses descriptions, nous n'arrivions pas à reconnaître celui dont elle nous parlait. Elle me dit alors: "-Viens, je vais te le montrer et pour ne pas que ça paraisse, je vais faire semblant de me choisir un dessert." Une de mes tantes, assise en face de ma nièce, décida de nous accompagner puisqu'elle connaissait le prénom des nombreux petits cousins qui étaient regroupés à la table près du buffet. Après que ma nièce eut désigné discrètement l'objet de sa pâmoison, ma tante la pris par surprise et lui présenta Yosef qui, en souriant, lui serra la main. De retour à notre table, Anne-Sophie s'écria: "-Je ne me laverai plus jamais la main et en plus, il m'a parlé!!!" avant de demander à Frérot, son père, de vitement lui donner son sac à main qui était près de lui. Devant nos regards médusés, elle fouilla à l'intérieur, en ressortit un miroir et s'y regarda peut-être pour s'assurer que le sourire qu'elle avait offert au si beau cousin n'avait pas été gâché par un quelconque résidu de sandwiche ou de chou-fleur. Toute la table s'esclaffa évidemment.

Parmi les souvenirs tristes de ces deux jours pendant lesquels nous avons fait nos adieux à tante Yolande, se glissera cette anecdote qui y sera dorénavant associée et qui nous fera sourire...

lundi 30 juin 2008

Une fleur se meurt…


Une fleur jadis grande, belle et forte
Ayant bravé le destin, pleuré ses disparus
Dans un dernier soupir franchira la porte
Pour bientôt rejoindre ceux qu'elle n'attendait plus

S'étiolant depuis tant d'années
Elle fit la paix avec l'existence
Entreprit un long voyage dans son passé
Pour nous laisser ses mémoires, son essence

Nous regretterons sa force tranquille
Nous souviendrons de ce qu'elle fut
Batailleuse têtue au corps fragile
Guerrière à la foi tenace et convaincue

Sa disparition créera un remous
Un grand vide jamais comblé
Qui nous rappellera surtout
Que la vie d'une fleur est bien vite passée

Pour Yolande
Ma tante, ma marraine
Et les siens qui lui tiennent la main

samedi 28 juin 2008

4 kilogrammes de terreur…

Ce soir, comme tous les soirs, j'amenai Pixel et Taïka au parc. Il se trouve au bout du petit chemin qui jouxte ma propriété.

Nous avons un rituel bien établi. Je mets les colliers aux chiens puis nous descendons dans le jardin. Taïka reste immobile pendant que je fixe sa laisse tandis que Pixel, patiemment, attend que j'ouvre la barrière qui donne sur mon stationnement. Le chien de ma coloc me tire alors vers la ruelle qui, odorante et fleurie, mène à la piste cyclable qui longe le parc de la rivière. Pixel, toujours, ferme la marche en liberté. Arrivés à la piste, nous faisons un premier arrêt. Mon chien arrose le poteau qui est juste au coin et vient ensuite se placer à ma droite. D'une main je le soulève et nous traversons le stationnement municipal. Une fois de l'autre côté, je le dépose par terre sur le petit sentier qui fait le tour du parc et sa tournée des pipis territoriaux commence. Je libère Taïka qui s'empresse de faire son besoin le plus urgent pour ensuite courir retrouver Pixel qui a déjà une longueur d'avance. Une fois le besoin disparu dans un sac, je vais rejoindre les deux amis qui font une petite halte, toujours au même endroit, pour manger des brins d'herbe.

Ce soir tout se déroula comme d'habitude sauf que nous n'étions pas seuls. L'été, des travailleurs mexicains engagés sur des fermes avoisinantes, viennent s'y prélasser et pique-niquer. Ainsi, lorsque nous arrivâmes, des jeunes hommes y jouaient au soccer pendant que deux femmes préparaient le repas sur des hibachis.

Rendus au tiers seulement de notre promenade, je vis rouler un ballon blanc juste devant nous. Un adolescent arriva au pas de course pour le récupérer, mais c'était sans compter la présence de Pixel. Pour mon chihuahua, ce parc est le sien, exclusivement. Tous ceux qu'il y rencontre, à part les autres chiens et les chats, sont considérés comme des intrus. Et celui-là se dirigeait droit sur nous.

Avant que je ne réalise ce qui se passait, je vis le garçon faire demi-tour et prendre ses jambes à son cou, Pixel derrière lui! C'était d'un tel comique qu'on aurait dit des personnages de dessin animé! Tout le monde éclata de rire, y compris moi. J'avais beau rappeler mon chien, celui-ci poursuivait toujours l'adolescent qui détalait en se retournant de temps à autre pour juger la distance qui le séparait de la terreur miniature.

Une fois au milieu du terrain, Pixel abandonna sa proie et revint près de moi, la tête haute et fier de lui. Je le grondai, plein de rire dans la voix, et notre marche se termina en laisse. En repassant près des joueurs de soccer, je les entendis rigoler; je crois qu'un d'entre eux n'a pas fini de se faire taquiner!

jeudi 26 juin 2008

Preuve étof-Fée…


J'avais tout à fait raison de croire que ce n'était pas à cause de ma légère tendance à la procrastination que la robe de mariée de Sonia T. n'était pas terminée. C'était bel et bien la faute de la visite.

En effet, hier et aujourd'hui, pas un seul visiteur ne s'est pointé chez-moi. Enfin, si on fait exception de ceux qui sont venus pour ma coloc et que j'ai pu ignorer en allant m'enfermer dans mon atelier (c'est un excellent truc…). Parce qu'en plus d'être un tout petit peu paresseuse, je suis légèrement sauvage.

Mais revenons à ma preuve. Ainsi, en deux jours, personne pour venir m'empêcher de coudre. Résultat? Tadam!!! J'ai terminé la sapristi de robe vers 16h00 aujourd'hui; j'ai même pris une pause de 14h00 à 14h45. Ok, c'était pas vraiment une vraie pause car je n'ai ni lu, ni parcouru le nouveau Forum de l'ami Scarabée. Pour être honnête (je suis peut-être paresseuse et sauvage, mais très très honnête), j'ai dû découdre. Et ça m'a pris ¾ d'heure.

C'est qu'hier soir, voulant m'avancer, j'ai cousu assez tard. Vers 22h00, je m'apprêtais à fermer la machine à coudre lorsque je me suis dit: "Juste une dernière couture." J'avais une piqûre de retrait à faire le long de la parementure du devant, laquelle fait tout le tour de la robe sur la médiane en passant par l'encolure, soit pas loin de 3 mètres.

Mais voilà que ce matin, alors que je m'apprêtais à coudre le galon décoratif, je me suis rendue compte de ma bévue… La piqûre de retrait avait été faite du mauvais côté… Elle aurait dû fixer la valeur de couture sur la parementure et non sur la robe… Zut… 45 minutes à découdre…

Ouf, une chance que je n'ai pas eu de visite en plus! J'y serais sûrement encore.

mercredi 25 juin 2008

Grande Soeur et Bôf Adoré ...



Je viens tout juste d'apprendre, euh... de me souvenir, qu'aujourd'hui c'est l'anniversaire du mariage de Grande Soeur et Bôf Adoré.

Cette photo fut prise dans notre village natal, St-Maurice-de-Dalquier, en Abitibi il y a maintenant 29, 30 ou 31 ans (ma mémoire me joue des tours…). N'étaient-ils pas beaux et attendrissants?

Ce fut une cérémonie toute simple, suivie d'un repas préparé par Maman et donné à la maison familiale. Pour l'occasion, nous avions cueilli des fleurs sauvages pour en garnir les tables qui avaient été installées dans le salon compte-tenu du nombre d'invités.

Et le plus charmant dans cette histoire, c'est que Grande Soeur et Bôf Adoré sont toujours heureux, complices et aussi beaux après toutes ces années!

Bon anniversaire de mariage à vous deux.

Avec tout mon amour,

Soeurette
xxx xxx