vendredi 18 juin 2010

Terrain de jeux ...


La sélection des photos pour mon prochain billet relatant mon séjour au Château Marouatte est chose faite. Hier, en début de soirée, lorsque ma dernière cliente fut partie, je me fis la promesse que dès le lendemain, j’allais me consacrer à la rédaction du texte pour lequel un titre n’était pas encore trouvé.

Mais voilà que ce matin dame Nature m’interpella en me dévoilant, à l’ombre, ses 24 C. Il n’en fallait pas plus pour que je déroule mon tapis de yoga sur la terrasse et que, le nez à l’est, je salue le soleil longuement.

C’est aussi sur la terrasse que je pris mon temps pour savourer mon petit déjeuner, les yeux plongés dans un nouveau roman qui raconte l’histoire de meurtres perpétrés par un assassin qui mord ses victimes après le crime. Gulp….

Il m’en fallait davantage pour me couper l’appétit et c’est en flagrant délit de gloutonnerie que me surprit une cliente que je n’attendais pas. C’est elle qui m’apprit que ce temps magnifique ne se répéterait pas demain et que les prochains jours s’annonçaient plus gris que bleus.

Hum… allais-je passer des heures devant mon écran à trouver les mots pour vous décrire cette première journée au château? Pour vous raconter la mésaventure de James? Celle de Christ?

N’allais-je pas plutôt profiter de cette chaude journée estivale pour jouer dehors?

Dans la piscine peut-être?




Ou m’amuser dans la terre de l’ancien potager?
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Pour partir à la chasse aux trésors sur le terrain de Grande-Sœur et Bôf-Adoré?




Ou jouer à vider des boites puis à les remplir?
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À moins que je ne préfère le jeu de «cache-cache» derrière la clôture?
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Bon, c'est décidé! Aujourd'hui, je vais jouer dehors.
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Wow! Mon jardin est un incroyable terrain de jeux!

mercredi 16 juin 2010

Couper court ...


Je mentirais en affirmant que c’est pour lui que je me rendis dans ce lieu où je n’avais mis les pieds qu’une seule fois auparavant.

Ce n’est pas lui que j’avais désiré, avec qui j’avais imaginé le meilleur sans le pire. Mais le hasard, à moins que ce ne soit son cousin, le destin, en avait décidé autrement.

Car c’est sur lui que je posai les yeux dès mon arrivée et sa silhouette, s’harmonisant à la mienne, que je remarquai tout de suite. C’est lui et non son vis-à-vis qui, dès le début, sembla fait pour moi.

Depuis, j’apprends à le connaître et, peu à peu, je sens que nous nous apprivoisons. Je sais que, bien avant la fin de l’été, je ne pourrai plus me passer de lui, car déjà il fait partie de mon paysage…

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Malgré que Monsieur-à-tout-faire m’ait recommandé la marque Toro, c’est le coupe-herbe Black & Decker qui retint mon choix. Même prix, aussi léger et le mien peut se transformer en coupe-bordure.
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Il a décidément tout pour me plaire ...
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mardi 15 juin 2010

Saint-Vivien, enfin ...

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C’est pour le moins exaltée que je bouclai mes valises samedi matin le 29 mai. C’était le jour «J», celui où le conte de Fée allait devenir réalité. Après avoir dit au revoir à nos hôtes du Moulin du Pont à Lisle, nous prîmes à gauche au bout de la rue en direction de Brantôme.
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Ne pouvant nous pointer avant 16h00 au Château Marouatte, nous fîmes quelques boutiques et galeries d’art. Il n’en fallait pas plus pour me creuser l’appétit et c’est au Nid des thés qu’on arriva à colmater ce gouffre petit creux. Puis, l’heure du marché sonna et c’est une douzaine de sacs de victuailles qu’il fallu caser dans le coffre de la voiture, sur la banquette arrière et sur la petite Sauveuroise qui disparut sous les pieds de céleri et les barquettes de fraises.
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17h00 : Si la voiture passa sans anicroche les premières portes de la fortification qui ceinture le château, il fallut escamoter les miroirs des portières pour passer la seconde et ainsi l’amener près de la cuisine afin de la délester de ses provisions.
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Une dernière virée à Lisle permit à Bôf-Adoré de récupérer les caisses de vin et la bière achetées la veille et que les propriétaires du Moulin du Pont avaient gentiment accepté de garder au frais dans leur cave.



Je n’avais pas encore terminé de laver le troisième sac de laitue en feuilles que «la visite» se mit à arriver. D’abord par groupes de quatre, puis le rythme s’intensifia jusqu’à compter vingt-cinq Anglais heureux d’être arrivés à bon port. Pendant que Grande-Sœur guidait chaque famille jusqu’à ses quartiers, je commençai la préparation d’une gigantesque salade en vue de notre premier souper tribal.


Mon séjour en France fut l’occasion d’une multitude de «premières fois». Ce soir-là, l’une d’entre elles fut d’employer la langue de Shakespeare devant vingt-sept paires d’oreilles attentives que mon accent ne sembla pas trop heurter.

Pas étonnant que deux heures et plusieurs coupes de vin plus tard, je n’aie eu qu’une envie : regagner ma chambre. Dans son décor d’une autre époque, je ne défis pas ma valise, me contentant de la déposer sur une chaise près de mon lit, avant de me glisser sous les draps.






Soudain, au milieu de la nuit, je fus brusquement tirée de mon sommeil : les battants de ma fenêtre venaient de s’ouvrir et de heurter les volets intérieurs et ma porte que je croyais verrouillée, claqua à son tour en s’ouvrant à toute volée. Les yeux écarquillés, je me redressai et tendis l’oreille. Comme dans les films d’épouvante, les gémissements du vent s’amplifièrent en s’engouffrant dans les corridors sinueux du château. Je mis les pieds par terre et, à tâtons, j’atteignis la fenêtre que je réussis à fermer malgré la bise qui soufflait à l’extérieur. Dans le noir total, je me dirigeai ensuite vers la porte et c’est à ce moment-là que je sentis …

…rien. Je ne sentis absolument rien du tout : pas de présence malveillante ou réconfortante, pas de fantôme, ni de revenant, pas même le plus petit spectre. Je compris alors que les rumeurs étaient exactes et mes craintes, fondées …
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Marouatte n’était même pas un château hanté…
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samedi 12 juin 2010

Puis Lisle ...


De retour au Moulin du Pont, un peu plus tard ce vendredi 28 mai, l’omelette au fromage n’était plus qu’un lointain souvenir. Le chef Patrick fut ainsi contraint de se mettre aux fourneaux beaucoup plus tôt qu’à l'accoutumée. Après de sublimes pétoncles au pernod suivies d’une surprenante soupe aux pruneaux englouties dégustées sur la terrasse, je profitai d’un ciel étonnamment bleu pour prendre la poudre d’escampette et aller mitrailler de mon Canon quelques jolis coins et recoins de Lisle.











Cette nuit-là, je m’endormis en rêvassant à l’aventure, celle qui allait commencer le lendemain lorsque nous franchirions l’ancien pont-levis du Château Marouatte.

jeudi 10 juin 2010

D'abord Brantôme ...

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Vendredi le 28 mai, une brève visite à Barbara et Mark, les responsables du château, me permit de poser enfin les yeux sur la silhouette de Marouatte qui se découpait par-delà les murs qui le ceinturaient.


Rassurés d’entendre que tout était prêt pour recevoir la tribu qui allait traverser la Manche très tôt le lendemain matin, nous prîmes la direction de Saint-Julien-de-Bourdeilles où nos recherches visant à trouver l’entreprise de location de bicyclettes restèrent vaines. Après un bref arrêt dans un atelier d’émaux sur cuivre poussiéreux qui sentait la moisissure et où une dame très âgée nous servit de guide, nous reprîmes la route vers Brantôme.
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Nous n'avions fait que quelques kilomètres que mon estomac, soudainement bavard, réclama illico quelque chose de comestible, pourvu que ce soit végétarien. Ce fut au fond de l’impasse Puyjoli que nous apparut le petit restaurant Le Graillou; faute de plus original et non animal, je jetai mon dévolu sur une omelette au fromage laquelle, contrairement à ce qu’il était indiqué, ne fut pas accompagnée de sa salade. Qu’à cela ne tienne : je m’empiffrai de frites (chips pour les Anglais) lesquelles, soit dit en passant, étaient presque aussi savoureuses que celles du Pilsen de North Hatley… presque.

Une balade dans les rues de Brantôme fut suivie de quelques courses dont la cueillette du vin et de la bière que Grande-Sœur et Bôf-Adoré avaient réservés la veille. Le coffre de la voiture fut rempli de caisses de rouges et de blancs, de mousseux et de barils de bière : la tempérance n’allait sûrement pas être de la fête …

























mardi 8 juin 2010

Le Moulin du Pont, Lisle ...


Le Boeing 747 parti la veille de Montréal-Trudeau à 19h50, atterrit à Charles-de-Gaulle à 8h35 jeudi matin le 27 mai. C’est un frisquet 12C qui m’accueillit lorsque je sortis de l’avion pour monter à bord d’une navette qui me conduisit à l’aérogare à l’intérieur de laquelle il ne faisait guère plus chaud.

J’avais naïvement cru pouvoir dormir durant une partie des sept heures qu’il me fallait attendre à Paris, mais les chaises semblant spécialement conçues pour éviter qu’une telle chose ne se produise, furent si efficaces que je n’eus d’autre choix que d’attendre, roman ou grille de Sudoku en main, que le temps égrène ses minutes, une à une.

Malgré tout, 16h00 finit par arriver et c’est sous un ciel résolument gris que se fit l’embarquement dans un Airbus A-310, teinte qu’il conserva jusqu’à la descente sur Bordeaux. Il était un peu plus de 17h15 lorsque je surpris Grande Sœur, le nez collé à la baie vitrée, tentant de repérer sa soeurette parmi la horde de voyageurs qui attendaient pour récupérer leurs valises.
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Mes maigres bagages casés dans la voiture par un Bôf-Adoré qui m’accueillit chaleureusement dans la langue de Molières, nous prîmes la route vers le gite où nous allions passer 2 jours avant de prendre possession de "notre" château.




C’est dans le petit village de Lisle, au Moulin du Pont, que je posai mes valises dans l’un des trois appartements que compte cette résidence hôtelière. Bercé par le murmure de la Dronne qui enjambe un petit barrage, le site est enchanteur et la table du Moulin, sur laquelle règne le chef propriétaire Patrick, fut étonnante et tout simplement exquise.

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Avouez que ça commençait drôlement bien mes vacances!
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dimanche 6 juin 2010

En commençant par la fin ...

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Hier matin, ce fut déjà le temps de partir.


En ouvrant les volets de la fenêtre de ma chambre, je jetai un dernier regard sur ce panorama qui m'était devenu familier.

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Puis, après deux heures de route, ce fut l'aéroport de Bordeaux qui fut témoin de mes aux revoirs à Grande-Soeur et Bôf-Adoré.
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Une escale à Paris, un vol sans turbulence au-dessus de l'Atlantique et un atterrissage cahoteux à Montréal-Trudeau plus tard, je réussis à attraper de justesse la navette qui, après de nombreux arrêts ici et là, me conduisit jusqu'au terminus où je constatai que l'autobus qui dessert les Laurentides, le dernier de la soirée, avait quitté le quai depuis ... 12 minutes.
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Heureusement, la pile du cellulaire de mon ami le Taximan eut juste assez de jus pour recevoir mon appel et, moins de 20 minutes plus tard, je montais à bord de son taxi qui me ramena vers mon Jules.
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C'est bien après minuit, heure du Québec que je me glissai enfin sous ma couette. Au même moment, quelque part en France, mes Anglais pré-Fée-rés devaient prendre leur "very-early-morning-tea" en dressant l'itinéraire de leurs tout derniers jours de vacances avant leur retour en Angleterre.
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