jeudi 10 juin 2010

D'abord Brantôme ...

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Vendredi le 28 mai, une brève visite à Barbara et Mark, les responsables du château, me permit de poser enfin les yeux sur la silhouette de Marouatte qui se découpait par-delà les murs qui le ceinturaient.


Rassurés d’entendre que tout était prêt pour recevoir la tribu qui allait traverser la Manche très tôt le lendemain matin, nous prîmes la direction de Saint-Julien-de-Bourdeilles où nos recherches visant à trouver l’entreprise de location de bicyclettes restèrent vaines. Après un bref arrêt dans un atelier d’émaux sur cuivre poussiéreux qui sentait la moisissure et où une dame très âgée nous servit de guide, nous reprîmes la route vers Brantôme.
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Nous n'avions fait que quelques kilomètres que mon estomac, soudainement bavard, réclama illico quelque chose de comestible, pourvu que ce soit végétarien. Ce fut au fond de l’impasse Puyjoli que nous apparut le petit restaurant Le Graillou; faute de plus original et non animal, je jetai mon dévolu sur une omelette au fromage laquelle, contrairement à ce qu’il était indiqué, ne fut pas accompagnée de sa salade. Qu’à cela ne tienne : je m’empiffrai de frites (chips pour les Anglais) lesquelles, soit dit en passant, étaient presque aussi savoureuses que celles du Pilsen de North Hatley… presque.

Une balade dans les rues de Brantôme fut suivie de quelques courses dont la cueillette du vin et de la bière que Grande-Sœur et Bôf-Adoré avaient réservés la veille. Le coffre de la voiture fut rempli de caisses de rouges et de blancs, de mousseux et de barils de bière : la tempérance n’allait sûrement pas être de la fête …

























mardi 8 juin 2010

Le Moulin du Pont, Lisle ...


Le Boeing 747 parti la veille de Montréal-Trudeau à 19h50, atterrit à Charles-de-Gaulle à 8h35 jeudi matin le 27 mai. C’est un frisquet 12C qui m’accueillit lorsque je sortis de l’avion pour monter à bord d’une navette qui me conduisit à l’aérogare à l’intérieur de laquelle il ne faisait guère plus chaud.

J’avais naïvement cru pouvoir dormir durant une partie des sept heures qu’il me fallait attendre à Paris, mais les chaises semblant spécialement conçues pour éviter qu’une telle chose ne se produise, furent si efficaces que je n’eus d’autre choix que d’attendre, roman ou grille de Sudoku en main, que le temps égrène ses minutes, une à une.

Malgré tout, 16h00 finit par arriver et c’est sous un ciel résolument gris que se fit l’embarquement dans un Airbus A-310, teinte qu’il conserva jusqu’à la descente sur Bordeaux. Il était un peu plus de 17h15 lorsque je surpris Grande Sœur, le nez collé à la baie vitrée, tentant de repérer sa soeurette parmi la horde de voyageurs qui attendaient pour récupérer leurs valises.
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Mes maigres bagages casés dans la voiture par un Bôf-Adoré qui m’accueillit chaleureusement dans la langue de Molières, nous prîmes la route vers le gite où nous allions passer 2 jours avant de prendre possession de "notre" château.




C’est dans le petit village de Lisle, au Moulin du Pont, que je posai mes valises dans l’un des trois appartements que compte cette résidence hôtelière. Bercé par le murmure de la Dronne qui enjambe un petit barrage, le site est enchanteur et la table du Moulin, sur laquelle règne le chef propriétaire Patrick, fut étonnante et tout simplement exquise.

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Avouez que ça commençait drôlement bien mes vacances!
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dimanche 6 juin 2010

En commençant par la fin ...

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Hier matin, ce fut déjà le temps de partir.


En ouvrant les volets de la fenêtre de ma chambre, je jetai un dernier regard sur ce panorama qui m'était devenu familier.

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Puis, après deux heures de route, ce fut l'aéroport de Bordeaux qui fut témoin de mes aux revoirs à Grande-Soeur et Bôf-Adoré.
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Une escale à Paris, un vol sans turbulence au-dessus de l'Atlantique et un atterrissage cahoteux à Montréal-Trudeau plus tard, je réussis à attraper de justesse la navette qui, après de nombreux arrêts ici et là, me conduisit jusqu'au terminus où je constatai que l'autobus qui dessert les Laurentides, le dernier de la soirée, avait quitté le quai depuis ... 12 minutes.
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Heureusement, la pile du cellulaire de mon ami le Taximan eut juste assez de jus pour recevoir mon appel et, moins de 20 minutes plus tard, je montais à bord de son taxi qui me ramena vers mon Jules.
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C'est bien après minuit, heure du Québec que je me glissai enfin sous ma couette. Au même moment, quelque part en France, mes Anglais pré-Fée-rés devaient prendre leur "very-early-morning-tea" en dressant l'itinéraire de leurs tout derniers jours de vacances avant leur retour en Angleterre.
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mardi 25 mai 2010

Lignes de départ ...


Dans 24 heures à peine, je serai à bord d’un Boeing 747 d’Air France qui se posera, 7 heures plus tard, sur le tarmac de l’aéroport Charles-de-Gaules. Puis, au milieu de l’après-midi de jeudi, ce sera un Airbus Jet qui me transportera jusqu’à Bordeaux où Grande-Sœur et Bôf-Adoré viendront me cueillir.

Pour les 10 prochains jours, exit l’atelier et le boulot, la maison et le chat (pardonne-moi Jules…), le ménage et les repas, mon quartier et tout le tralala. Et euh… exit aussi l’ordinateur.

Si je penserai à vous? Oh, bien sûr, mais juste un peu. Si je prendrai des photos? Vous pouvez y compter… par centaines! Si je vous livrerai, en cours de route, des comptes rendus des lieux visités, des paysages admirés et des gens rencontrés? Mmm, ça non, ce n’était pas dans mes plans.

Mais promis, à mon retour je vous ferai découvrir, entre autres, les mystères qui se cachent derrière les murs de ce château. D’ailleurs, il parait que le soir dans les chaumières, on murmure tout bas qu'il … n’est pas hanté.

Zut…



lundi 24 mai 2010

Prendre ombrage ...

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N’est-ce pas agréable cette température estivale? Ne donne-t-elle pas envie d’être en vacances? De se prélasser sur une terrasse, de plonger dans la piscine ou de pique-niquer sur l’herbe? De rouler en moto ou en décapotable, de s’étendre sur une chaise longue, de lécher un cornet à une ou deux boules? De fermer l’ordinateur, de profiter du soleil, du ciel bleu, de la vie, quoi?

Comment? C’est trop chaud? Inconfortable? On préfère les endroits frais à l’abri du soleil? Ah bon…
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jeudi 20 mai 2010

Côté jardin ...

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D'ici mon départ pour le château Marouatte où m'attendra peut-être un Prince la famille de Bôf-Adoré, j'ai mille et une choses à faire. Mais ce matin, la tentation l'emporta sur la discipline (bon, ce ne sera pas la première fois ...) et j'ai croqué pour vous quelques images de mon jardin.
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lundi 17 mai 2010

Maille à partir ...


- Il y a plusieurs jours que je n’ai pas vu l’intrus, il doit s’être trouvé un autre jardin à squatter, lançai-je à Monsieur-à-tout-faire cet après-midi alors qu’il s’affairait autour de ma piscine.
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- Eh! Non! me répondit-il. Je viens de l’apercevoir qui se cache là-bas.

- C’est pas vrai? Encore? Cette fois il va devoir quitter les lieux et j’irai le reconduire moi-même, rétorquai-je.

- Euh… Je m’en serais bien occupé, mais j’avoue que j’aime pas trop ça, ajouta mon brave voisin avec un sourire penaud.
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D’un pas décidé, je me dirigeai vers l’endroit qu’il m’avait indiqué et, accroupie, je distinguai le dessus de la tête de celui qui, malgré les avertissements et les nombreuses expulsions, s’entête à revenir. Et c’est sans mettre mes gants blancs, ni même les bleus, que j’affrontai l’embarrassant personnage sous le regard stupéfait de Monsieur-à-tout-faire qui, croyez-moi, n’en menait pas large.

La lutte fut serrée et l’adversaire s’esquiva plus d’une fois. Monsieur-à-tout-faire lui mit des bâtons dans les roues, me tendant la perche à maintes reprises. À la fin, c’est un véritable coup de filet qui mit fin à l’échauffourée et, après un cri de victoire, je saisis l’importun par le cou et l’enfermai dans un cachot de fortune d’où je pus observer sa mine déconfite et verte de dépit.

Sans attendre, je pris la route rue vers l’est, tournai à la première intersection à droite et, juste en bas de la côte, là où un ruisseau bordé d’herbes folles coule doucement, je libérai mon prisonnier qui prit ses cuisses à son cou sans demander son reste.
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Débarrassés de notre visqueux individu, la voie était dorénavant libre pour que Monsieur-à-tout-faire puisse traiter au chlore et à l’algicide, l’eau verte de ma piscine bleue…
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… et que de mon côté, je reprenne mon dur labeur.
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dimanche 16 mai 2010

C'est la vie ...

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Hier, un pan de ciel bleu m'invita à sa table et, câlinée par son ami le soleil, je consentis à laisser le temps s'arrêter un instant.
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Coiffée de gris, Val David étalait le vert tendre de ses feuilles naissantes et le blanc de ses pommiers en fleurs, illuminant le regard de quelques bipèdes ébaubis.
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Sur la terrasse du C'est la vie Café, je m'arrêtai un moment, le temps de profiter de l'une et d'en siroter un autre en me disant tout bas que ...
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... c'est un peu ça, la vie.
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vendredi 14 mai 2010