dimanche 19 juillet 2009

Dépendaison de crémaillère...

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Ce matin, ma salle à manger ressemblait à peu près à ça... En fait, je me demande bien pourquoi j'écris "ressemblait" puisqu'elle est encore dans le même état.
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C'est qu'hier, des amis ont répondu à mon appel au secours et sont venus me prêter main forte pour préparer mon déménagement prochain.
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Après que je leur ai promis, juré et presque craché, que l'escabeau était solidement fixé, trois courageuses se sont attaquées au grenier. Enfin, quand j'écris "solidement fixé", je voulais dire qu'il était bien appuyé au sol et au mur et que les deux petits bâtonnets de bois cloués sur le plancher devaient suffire à empêcher les pattes de glisser. C'est donc en toute confiance que la plus peureuse téméraire, ma Baladine, grimpa sur le deuxième barreau pour attraper les trucs que lui tendait un Ange Aérien, avant de les refiler à Emma.
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Un étage plus bas, Carmina maniait le scrouncheux que certains désignent comme un dévidoir à ruban. Mais nous, quelques bières aidant, on préférait se crier, d'une pièce à l'autre:
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-Hé! kiskiapris le scrouncheux?
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Heureusement, on en avait deux. Pas des bières... des scrouncheux!
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Pendant ce temps, Stef jouait avec le feu. Un vrai gamin! Tout y est passé: des vieilles planches trouvées sous la galerie, des talons de chèque datés de 1999, des chemises de carton. Mais il faut que je vous confie quelque chose: il nous a fallu sortir le "banc de scie" dehors. Pourquoi? Parce que môssieur trouvait qu'il serait long et ardu de recouper des pièces de bois de 3X10, probablement des anciennes marches, avec une égoïne. Pfff... où sont les vrais mecs! Je vous le demande!

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Après avoir repris des forces grâce à la délicieuse salade apportée par Baladine, deux volontaires se sont précipités sur les assiettes sales. Ici, on peut admirer le sérieux qu'y ont mis Rich et l'Ange. Ciel! Pourquoi s'encombrer d'un lave-vaisselle?
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Certains de mes amis ont fait preuve d'initiative... en prenant des pauses improvisées. Heureusement, Rich veillait à ce que ça ne s'éternise pas.
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Voilà ce que Stef a trouvé sous l'espace-débarras de la galerie arrière. Hé! Je ne savais même pas que j'avais encore cette petite brouette! Généreux, il a offert de me débarrasser de certains morceaux de bois, de sacs de terre éventrés, de vieux poteaux de rampe et de quelques autres trucs qui dorénavant, s'accumuleront chez lui. Cool!!
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Le salon, à l'étage, s'est vite retrouvé nu.
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Et le grenier, vidé de ses boites de décorations de Noël, des meubles entassés, des archives de l'entreprise et de son ... squelette!
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En fin d'après-midi, la pause était vraiment méritée, ça se humait sentait. Même mon amie Céline est venue nous saluer après sa journée de travail et vérifier si tout avait été fait selon les règles de l'art. On a arrosé ça!
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J'ai fait le nécessaire pour que personne ne souffre de déshydratation. Certains ont préféré ce liquide:
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D'autres, celui-là:
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Évidemment, je me suis assurée que mes amis consomment au moins 2 ou 3 portions de légumes dans la journée. Un peu de sel iodé pour éviter le crétinisme et voilà... des esprits sains dans des corps gras sains.
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Pendant que nous refaisions le plein et le monde, un feu crépitait joyeusement à nos côtés. Dans ses flammes disparaissaient l'inutile et l'encombrant, le passé simple et le décomposé.
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À la fin de la journée, jugeant qu'ils avaient mérité leurs croûtes, je mis au four de succulentes pizzas que j'eus l'immense satisfaction de ne pas cuisiner. Merci Baladine d'avoir pillé ton congélateur de ses pizzas Ristorante. Dis... tes enfants, ils mangeront quoi cette semaine? Euh... y a un fonctionnaire de la DPJ parmi mes lecteurs?
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Et, quoi de plus agréable pour finir la soirée, qu'un jeu de société? Ha! ce que nous nous sommes amusés! C'était, comment dirais-je... grisant! Oui, c'est ça, grisant!
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Le jeu était assez simple: il suffisait de dénicher deux ou trois pots, boites ou autres récipients contenant de la monnaie. Beaucoup de monnaie, de préférence. Puis, dans un sac remplis d'accessoires cylindriques faits de plastique transparent, nous plongions la main et choisissions un paquet au hasard. On pu y déchiffrer les inscriptions: 1, 5, 10 ou 25. C'est à ce moment que le jeu commença réellement. Une frénésie s'empara alors des joueurs qui se mirent à trier les sous, à en piquer dans le tas du voisin et à se dépêcher de les insérer dans les accessoires dits "gripsous".
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Tout se déroula bien, ou plutôt roula rondement jusqu'à ce que ... plus de gripsous d'un sous. C'est là que toute l'expérience et la dextérité d'Emma furent mises à contribution. Ainsi, à peine sa corvée de vaisselle terminée, elle vint tenter d'enseigner aux amis la technique pour rouler cinquante pièces d'un sous dans un rectangle de papier. Faisant contre mauvaise fortune, bon coeur, ils s'y essayèrent. Mais croyez-moi, le résultat ne fut pas toujours joli-joli. Oh! que non...
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Merci à mes copines Emma, Mon Ange, Baladine et ma belle Carmina. À vous aussi les gars, Stef et Rich. Sans vous, je n'y serais pas arrivée. Vous avez mis vos muscles, votre tête et votre temps à mon service. Votre bonne humeur, vos rires et votre amitié ont fait de cette journée, un moment de pur bonheur.
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Euh... ça vous dirait qu'on remette ça? Disons dans un mois ou deux? Quelque part dans le Nord?

jeudi 16 juillet 2009

Organisation étof-Fée…


Pendant que Paule déambulait à travers les pièces de la petite maison rouge qui est dorénavant la sienne, imaginant sa nouvelle cuisine, les chambres qu’elle fera aménager dans ce qui est encore mon atelier de couture et qu’Elmut, son fils, mesurait, prenait des notes et dessinait des plans, moi, je dressais les miens.

Ma presque demi-douzaine de copines et copain qui me donneront un coup de pouce samedi, ne risquent pas de se les tourner. De la cave au grenier, il y en aura pour tous les goûts et … les dégoûts!

Hier, d’un air soucieux, Baladine me demanda si j’allais leur dire ce qu’il y aurait à faire!!! Comment? Ai-je pensé! Elle ne connaît pas mon don inné pour la planification?

-Chère amie, avais-je envie de lui rétorquer, sache qu’organiser, déléguer, diriger, commander et faire travailler les autres pendant que je m’amuse réfléchis, ça, ça me connaît. À la fin de leur convalescence, mes anciens employés pourront te le confirmer.

Pffff… Moi? Ne pas avoir de plan!!!


mercredi 15 juillet 2009

Rien à cacher?

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Malgré ce qu’on pourrait croire au premier coup d’œil...


... rien n’est jamais aussi ordonné, bien classé, limpide et net qu’il n'y parait.


Car on a tous…
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...un squelette dans son placard grenier…

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dimanche 12 juillet 2009

Blanche-Neige et sa tribu...

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Mon ami Blanche-Neige m'a proposé de venir démonter ma table de coupe cet après-midi. Avec l'aide de sa gang, le tout s'est fait en un tour de main.
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Petite-So s'est portée volontaire pour manier la "dévisseuse", GrandEve a fait équipe avec son papa pour transporter les lourds panneaux de bois et MoyennAne a déboulonné, parfois avec une longueur d'avance, les supports latéraux...
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Comme par magie, les rouleaux de tissus se sont retrouvés ensachés et bien empilés, prêts à faire le long voyage vers leur futur atelier.
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Merci Blanche-Neige, merci les filles. Vous m'avez rendu un fier service. Ce sera avec un immense plaisir que je vous reverrai là-bas, dans le Nord.
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Bon été...

samedi 11 juillet 2009

Dernière visite chez Sylvie...

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Sur le coup de 10h, cet avant-midi, j'arrivais en vue de St-Georges de Windsor. Chaque fois que je fis ce trajet qui me conduisait chez ma "Super-couturière-Sylvie", je regrettais de ne pas avoir mon appareil photo. Le panorama y est grandiose.
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Cette route, il y a peu de chances que je l'emprunte à nouveau mais cette fois-ci, j'avais ce qu'il faut pour l'immortaliser. Voici le coin de pays de Sylvie.
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Dans son atelier se trouvait une de mes machines à coudre industrielles. Celle-ci sert à faire les ourlets des vêtements fabriqués en tissu extensible. Elle porte le nom de "coverstich". Imposante et incroyablement lourde, je dus retirer la tête et le support à bobines de fil de leur base pour qu'on arrive à la caser, en pièces détachées, dans ma fourgonnette. Merci à Luc et aux deux jeunes hommes qui ont dû faire travailler leurs muscles et ... leur cervelle pour trouver une façon de loger la table à l'arrière de mon bazou.

Cette dernière visite à St-Georges m'aura permis de dire aurevoir à cette collaboratrice minutieuse, généreuse, professionnelle et vraiment sympathique que j'ai côtoyée pendant plus de six ans. Chère Sylvie, merci pour tout. Grâce à toi, j'ai pu faire un bout de chemin de plus dans cette aventure que fut Lambertrand.

vendredi 10 juillet 2009

Voies d’extinction…


Ma famille le sait, mes amis l’ont constaté et plusieurs d’entre vous s’en doutent. J’aime toutes les bêtes; les petites et les grosses. Celles qui ont des poils, des plumes ou des écailles. Qu’elles aient des antennes, une trompe ou même des anneaux.

J’ai aussi un grand respect pour les arbres, les plantes et certaines «mauvaises herbes». J’adore la teinte et le parfum des pissenlits, je craque pour les fleurs du chardon et pour les si jolies épervières orangées. Vous ne serez sans doute pas surpris d’apprendre, qu’incapable de mettre fin aux souffrances de trois géraniums faméliques qui avaient l’air d’avoir séjourné chez Baladine, je les transplantai dans le potager pour qu’ils finissent leur vie en douceur.

Les pages de mes Contes de Fée regorgent d'anecdotes parfois ridicules, comme le sauvetage d’une minuscule mouche destinée à servir d’encas à une énorme araignée. Ou fantasques, comme la fois où, sur la route 108, je fis stopper ma voiture … et celles qui me suivaient, pour tenter de persuader une jeune marmotte de regagner le fossé, alors qu’un poids lourd se dirigeait vers nous.

Moi qui suis plutôt discrète, qui n’aime pas attirer l’attention et qui, pour reprendre l’expression de mon ancien patron, suis «posée», vous seriez étonnés de voir la transformation qui s’opère lorsque j’aperçois une bestiole en danger. Exit le flegme, la placidité et le calme. Je deviens exaltée, survoltée et un brin téméraire. Vous vous souvenez de Hulk? Hé bien, imaginez une version miniature, sans le teint vert, quoique… Laissez-moi vous raconter.

C’était l’été, il y a 3 ou 4 ans. Je venais de fermer la boutique et j’attendais au feu rouge, à l’intersection d’une artère achalandée. Au milieu de la chaussée, quelque chose attira mon regard. Une masse sombre se trouvait pratiquement sur la ligne blanche et les voitures devaient faire un écart pour ne pas rouler dessus. Je compris rapidement de quoi il s’agissait. Aussi, dès que la lumière passa au vert, je m’engageai sur la voie transversale et fis monter ma camionnette sur le trottoir. À peine le moteur coupé, je bondis de l’habitacle et courus au milieu de la rue. Arrivée près de la boule d’un gris foncé, je n’eus guère le temps de réfléchir car le feu passait au jaune et les voitures commençaient à avancer. Je me penchai et pris entre mes mains la chose tiède qui demeura immobile. Je revins sur mes pas, grimpai un talus en tentant de ne pas me prendre les pieds dans ma robe longue et je déposai le petit paquet de plumes dans l’herbe dense. C’était un pigeon. Comment s’était-il retrouvé dans cette fâcheuse position? A-t-il survécu? L’histoire ne le dit pas.

Outre quelques araignées, mouches, bourdons et escargots, je n’avais pas réalisé de réels sauvetages depuis octobre 2008. Mais ça n’allait pas durer…

Lundi dernier, alors que je répondais à un courriel de Grande Sœur, je vis par la fenêtre ce qui me sembla une feuille morte qui tourbillonnait sur l’asphalte, comme soufflée par le vent. Le vent? Quelque chose clochait. Les arbres étaient immobiles et la «feuille» ne cessait de décrire des cercles, se déplaçant d’un côté, puis de l’autre dans la voie de droite.

Le Hulk en moi se réveilla et je me précipitai dans la rue comme si j’avais le diable aux trousses. La feuille n’en était pas une, vous l’aurez deviné. C’était une toute petite bestiole affolée, et qui, visiblement, était aussi myope qu’une taupe. Elle tournait en rond, cherchant un repère qu’elle ne trouvait pas. Avec mes pieds, je tentai de la diriger vers le rebord de la rue, mais dès qu’elle se heurtait à mes chaussures, elle me contournait et continuait son manège. Je n’osais trop la prendre de crainte qu’elle n’ait peur et me morde. Mes nombreuses tentatives furent vaines et des voitures roulaient vers moi… enfin, vers nous qui étions au beau milieu de la chaussée! Alors, quitte à passer pour la Fée-lée du village, je levai les bras bien haut pour stopper le trafic, décidée à ne pas laisser ma petite amie se faire écrabouiller. Après de longues minutes et tout plein de véhicules qui devaient nous contourner, je me décidai à attraper la bestiole par sa courte queue. Malgré ses protestations et ses contorsions, je réussis à la transporter sur mon terrain. Doucement, je la déposai dans l’herbe longue, loin des dangers que représente la rue pour les petits campagnols perdus et qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs moustaches.

Alors, si par une journée de chaud soleil ou après une forte pluie, vous croisez quelqu’un sur le trottoir qui, le regard rivé au sol, se penche soudainement pour ramasser ce qui semble être une brindille, ne cherchez pas plus loin. Ce sera probablement moi, ou quelqu’un avec un cœur aussi sensible, qui ne peut se résigner à abandonner à une mort certaine, lente et atroce, de pauvres lombrics égarés.

Si ça me répugne? Pas vraiment. Si j’ai peur? Mais non! En fait, le plus grand défi c’est de tenter de me souvenir que je ne dois pas me mettre les doigts dans la bouche ensuite… ou dans celle de quelqu’un d’autre (** *).


PS : Ce sera mon dernier billet avant mon déménagement. Mais promis, vous aurez droit à des photos. Parole de Hulk euh… de Fée!

mercredi 8 juillet 2009

Faire le beau temps...

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Malgré la météo qui annonçait une couverture nuageuse, grise et triste au-dessus de la Nouvelle-Écosse la semaine dernière, nous eûmes droit, chaque jour, à de jolies et parfois chaudes apparitions de l'astre solaire.
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Ha! je ne me passerais plus de ma baguette magique! Depuis elle, je n'ai plus besoin de parapluie. Drôlement pratique...
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Ce monumental lieu de culte, c'est celui de la paroisse Sainte-Marie à Pointe-de-l'Église. Vous en saurez d'avantage en cliquant juste ICI et aussi LÀ.
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Un peu plus loin, sur la route, il y avait ce charmant phare. Vous auriez dû l'apercevoir, le matin même alors que nous n'avions pas le temps de nous arrêter pour le photographier. Un ruban de brume opaque flottait en arrière plan. Ciel, que c'était beau...
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Voilà, j'ai vidé mon appareil de tous ses souvenirs, enfin, de presque tous... Mais je le remplirai bientôt de bien d'autres clichés. Vous pourrez ainsi avoir l'impression de participer à mon déménagement sans avoir à lever le petit doigt. Certains de mes amis eux, n'auront pas votre chance et c'est à la sueur de leur front et de leurs aisselles qu'ils gagneront leur croute ... de pizza.


Je vous reviendrai bientôt!.

Vous dites? Vous ne savez toujours pas quel est le dénominateur commun entre une mouche, un pigeon, une marmotte et un campagnol? Patience, la réponse est en train de mijoter lentement, entre 2 boites et 4 rendez-vous..

lundi 6 juillet 2009

Dénominateur commun...

Qu'on en commun un pigeon, une mouche, une marmotte et un campagnol?
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Vous ne savez pas? Vous n'en avez même aucune espèce d'idée? Vous donnez votre langue à Jules?
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Hé! bien! Puisque c'est comme ça, vous devrez attendre un peu pour le savoir, car c'est une autre histoire comment dire... farfelue? étonnante? rocambolesque? Bref, digne d'un Conte de Fée...

Vendu...

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Qu'ajouter de plus? Que c'est le plus joli VENDU qu'il m'ait été donné de voir?
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Comment? Si j'avais remarqué les chaussettes? Sincèrement, vous croyez que qui que ce soit pourrait les manquer?

dimanche 5 juillet 2009

Il était une fois Port-Royal...

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C'est en 1939-1940 que l'habitation de Port-Royal fut reconstruite. Ce seront les descriptions et les gravures qu'avaient faites Samuel de Champlain, ainsi que des études sur les méthodes de construction utilisées en France à l'époque, qui permirent de faire revivre l'enceinte qui avait été commencée en 1605 pour accueillir des colons français, avant d'être incendiée en 1613 par une expédition anglaise partie de la Virginie.
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Malgré le flou de cette photo et le manque de netteté de la suivante, je voulais néanmoins vous montrer la salle commune. N'est-elle pas magnifique?
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Au-dessus de la grande salle, se trouvait le dortoir. Dans ce grand bâtiment aux murs de bois, sans aucune isolation, les nuits d'hiver durent être glaciales.
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Pour en apprendre d'avantage, vous pouvez cliquer ICI. Il semble qu'aucune photo ne puisse être agrandie comme le furent quelques unes des précédentes. Pourquoi? Aucune idée... Quelqu'un le saurait???
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vendredi 3 juillet 2009

Halte à Fort Anne...

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Lundi dernier, l'Evangeline Trail nous mena jusqu'à la ville d'Annapolis Royal. J'ai pensé à vous: voici quelques photos prises sur le site historique de Fort Anne.
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Puis, en soirée, avant de reprendre la route vers Kingston, nous nous sommes arrêtés au Garrison House Inn, un restaurant tout à fait charmant. Si c'était bon? Meilleur encore... et nous avons eu le plaisir de goûter un vin de la Nouvelle-Écosse qui nous a littéralement émerveillé les papilles! Lequel? Bonne question, très bonne question. N'est-ce pas mon insulaire?
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.PS: Vous pouvez cliquer sur les photos pour admirer les détails. Quant aux mots surlignés, ils vous dirigeront vers des sites qui vous en apprendront d'avantage. Cool hein?

jeudi 2 juillet 2009

Arrêt à Grand Pré...



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Vous avez envie d'en apprendre d'avantage sur ce site magnifique qu'est le lieu historique national de Grand Pré? Cliquez ICI et vous saurez tout, tout, tout.



dimanche 28 juin 2009

Dans la brume...

Wow! Une jolie brume a envahi la ville d'Halifax. En fin de soirée, hier, alors que nous revenions de nous empiffrer manger au Five Fishermen Restaurant, elle était si dense qu'on voyait à peine les intersections devant nous.
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Pour peu, nous nous serions crus à Londres!!!
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PS: Pour les photos, vous devrez attendre mon retour...

mercredi 24 juin 2009

Vols...


Hier soir, veille de la Fête Nationale, 21h passé.
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J'étais encore à l'atelier, crevée, affamée mais bien décidée à terminer le patron aux mesures de mon élève S.E. Car, le lendemain de la fête du Canada, à 10h00 tapant, elle voudra que je lui montre de quelle façon assembler les pièces qui deviendront une jupe à six laizes, avec fermeture à glissière sur la latérale et parementure à la taille.

J'avais presque terminé. Il ne me restait qu'à placer le tissu sur la table et à tailler la jupe, lorsque j'entendis un bruit étrange… Mon estomac? Non. Ça semblait plutôt venir du vestibule. Jules alors? Peut-être.

En sortant de l'atelier, par la porte française qui donne sur l'entrée arrière, je vis que celle qui mène à l'extérieur était restée grande ouverte. Il était temps de faire rentrer le chat et de fermer pour la nuit. Alors que je me dirigeais vers la porte, je faillis marcher sur quelque chose qui était tombé sur le plancher de l'entrée. Malgré ma peur répulsion des papillons de nuit, qui allaient sûrement se précipiter à l'intérieur et … sur moi, j'allumai la lumière et je vis ceci…

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… aussitôt, je compris qu'un voleur avait sans doute pénétré dans la maison, profitant du fait que mon ventre affamé n'avait pas d'oreille. Mais il me fallait une autre preuve et je savais où la trouver. Courageusement, je repoussai de la main les noctuelles qui me tournaient autour et allai tirer le rideau qui cache habilement le désordre de la penderie. Rien… j'eus beau regarder attentivement… plus rien. Le sac de graines pour oiseaux qui était là quelques heures auparavant, avait disparu. Il ne restait pas la moindre écaille, ni même un petit bout de sac de plastique. Rien…

Malgré l'absence d'indice, je reconnus le modus operandi de mon voleur. Nul besoin de faire une enquête; le coupable, c'était lui. Maintenant que je connais son audace, il ne me reprendra plus à oublier la porte de mon moulin grande ouverte le soir venu.

Comment? Vous vous demandez pourquoi diable j'étais encore à l'atelier en cette soirée de festivités, alors que Baladine m'avait invitée à aller la rejoindre pour écluser quelques bières? Et que je travaillais sur la jupe de S.E. alors qu'il restait plus d'une semaine avant son cours?

Voilà… c'est que demain je m'envolerai à destination d'Halifax. Ce que j'y ferai pendant sept jours? La grasse matinée, des balades sur le port et la découverte de jolis coins de la Nouvelle-Écosse. J'en profiterai aussi pour me délester de mes préoccupations et pour ne penser qu'au moment présent. Je ferai bombance: de bonne bouffe, d'air marin et de bonheur. Je m'en mettrai plein les yeux. Je m'en mettrai plein le cœur.

dimanche 21 juin 2009

La farce cachée…

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Hier, c'était l'anniversaire de Bôf-Adoré. A-t-il eu droit à son "very early morning tea" au lit? À un souper entre amis bien arrosé? À un gâteau sur lequel il restait de moins en moins d'espace pour les bougies? L'histoire ne le dit pas.

Cependant, ce que je sais, c'est que Grande Sœur lui réservait une surprise. Parce que son époux est adorable, enfin, c'est ce qu'elle dit, elle lui a offert une escapade dans une ville magnifique. À l'heure où j'écris ces lignes, ils doivent déjà y être. Ah… comme c'est romantique!

De mon côté, j'ai profité du Solstice d'été pour entreprendre une activité que je remettais de mois en mois… depuis plus de deux ans! Si c'était romantique? Non, pas du tout. Je dirais plutôt: étonnant, saisissant, un brin insolite et très salissant. Très très salissant, même.

Ceux qui habitent une maison depuis plus de dix ans le savent. C'est incroyable ce qu'on peut accumuler des choses inutiles et parfois même, étranges. Je dois dire qu'Ex n'avait pas son pareil pour conserver tout plein de trucs "au cas où".

Si le contenu du grenier ne m'inquiète pas trop, comme celui de la cave, ce qui s'est amassé au fil des ans sous la galerie et dans l'espace que surplombe le vestibule arrière qui est sur pilotis, lui, me faisait craindre le pire. Alors je m'y attaquai.

Dans un premier temps, je commençai par retirer tout ce qui m'empêchait d'accéder à la partie plus éloignée qui était fermée par une bâche. Les sept boites à fleurs fraîchement repeintes furent installées sur les équerres aux fenêtres, des pelles rouillées et des râteaux surnuméraires furent déposés sur ma pelouse en avant et trouveront sûrement preneur, et le vieux BBQ qui n'a plus de brûleurs sera probablement récupéré pour le métal. Des dizaines de sacs de terre… vides furent jetés aux ordures et un énorme contenant de goudron qui faisait "flic-flac" sera dirigé vers un éco-centre avec quelques gallons de peinture vides. Puis, je fis une trouvaille intéressante: 4 pneus d'été sur leur roue, en très bon état. Mon garagiste, après leur avoir jeté un coup d'œil, m'a assuré qu'ils pourront être installés sur mon véhicule en remplacement de ceux, usés, sur lesquels je roule depuis trop longtemps. Cool, hein?

Une fois l'espace sous la galerie vidé, je soupirai de soulagement. Le plus gros était fait. Enfin, c'est ce qu'il me sembla au premier coup d'œil.
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Mais c'était avant d'avoir soulevé la bâche et découvert la face cachée du dessous du vestibule. Je compris que, loin d'en avoir terminé avec le ménage, il ne faisait que commencer.

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C'est drôle comme je pense à Ex dans ces moments là…

vendredi 19 juin 2009

Le temps des marguerites…


Hier après-midi, en revenant de mon traitement d'acupuncture, je vis que de gros bouquets de Leucanthemum vulgare avaient fait leur apparition sur le bord des routes. Le blanc immaculé de leurs ligules contrastait joliment avec le vert éclatant de l'herbe mouillée.

La marguerite est une de mes fleurs préférées; elle est humble, robuste et sait parler d'amour … un peu, beaucoup, passionnément.

En admirant cette profusion de chrysanthèmes, j'ai réalisé à quel point le printemps était avancé. Vous ne serez sans doute pas surpris d'apprendre que je n'ai pas la notion du temps qui passe. Et que je remarque très peu celui qu'il fait. Avons-nous eu de la pluie au point de ne pas m'apercevoir que l'été se pointait? Fus-je si occupée à l'intérieur que je n'ai pas réalisé que les fleurs étaient en pleine éclosion?

Ah! Le temps des marguerites… celui des vacances estivales, des terrasses et de la peau qui prend une jolie teinte dorée. C'est aussi le temps des rencontres entre amis, des retrouvailles avec Grand Frère, Grande Sœur, Maman et Frérot. Celui où on laisse la porte grande ouverte pour que Jules puisse faire de la maison un moulin où on entre et on sort à sa guise comme le font les mouches et autres bibittes qui ont rapidement compris le principe.

Cette année, l'apparition des Chrysanthemum leucanthemum coïncidera avec ma disparition graduelle du paysage estrien. Arrivée le 1er septembre 1991, ce seront dix-huit années que j'aurai passées en Estrie dont seize à North Hatley.

Contrairement à la marguerite, je n'ai pas encore senti le besoin de m'enraciner quelque part. L'Abitibi m'a vu naître, Québec m'a vue sortir de mon cocon, Montréal m'a électrisée, St-Jérôme n'a fait que passer, Sherbrooke m'a accueillie et North Hatley m'a enchantée. Si aucun grain de sable ne vient enrayer l'engrenage, ce seront les Laurentides qui me verront renaître.

Il me tarde de découvrir des paysages tout neufs, d'ajouter à mon panorama de nouveaux visages, se sentir une énergie nouvelle et de troquer ce confort enlisant pour des défis stimulants. Vivement aussi qu'il y ait moins de kilomètres entre moi et l'Abitibi où vit encore une partie de ma famille et de nombreux amis.

Pour moi, le temps des marguerites sera synonyme de fermeture de mon entreprise, de finalisation des contrats en cours, de recherche d'un nouveau nid et de déménagement. Ce sera également le temps des aurevoirs et des adieux, des sourires et des larmes, des promesses et des ruptures. Après tout, c'est aussi ça, la vie...

Comme Grand Frère est très perspicace et reconnaît de loin les gros sabots lorsqu'il en voit venir, il doit déjà comprendre que je délaisserai, pour un moment, mes Contes de Fée.

Pour me faire pardonner, il y aura des photos de ce grand branle-bas qui visera à mettre en carton quatorze années d'accumulation de livres, de vaisselle, de dossiers, de garnitures, de tissu, d'outils, de machins-trucs, de bibelots, de tableaux et une multitude de souvenirs éparpillés de la cave au grenier.

Si les prochaines semaines risquent d'être un peu, beaucoup occupées, il y aura cependant un doux entracte. Et je compte le vivre passionnément, à la folie…


mardi 16 juin 2009

Une image vaut mille mètres...

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Ce sont près de 1000 mètres de tissu qui ont quitté le dessous de ma table de coupe pour aller s'empiler dans le véhicule de Ron, revendeur bien connu du centre ville de Sherbrooke. Malgré tout, il en reste plusieurs centaines d'autres qui seront utilisés lors des commandes de ma cliente du Saguenay, pour d'éventuels rideaux ou autres projets qu'un jour, j'aurai peut-être le temps de réaliser.
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En plus des tissus, Ron est reparti avec pas moins de 2000 fermetures éclair, des mètres et des mètres de cordelettes et de ruban de satin et avec deux gros paquets de cintres.
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Demain, je m'attaquerai à l'inventaire des quelques vêtements qui sont rangés bien sagement dans des boites depuis deux ans. Comme pour le reste, j'ai bien l'intention de m'en débarasser rapidement. Et pour ça, il n'y a qu'une solution: faire des prix si ridiculement bas, qu'on aurait envie de les acheter soi-même. Enfin, façon de parler...
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Vous ne trouvez pas que ça sent le déménagement?

lundi 15 juin 2009

Refiler au suivant...


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A voir cet empilage de sacs remplis de coupons de tissu que viendra chercher Marie-Andrée demain matin, on pourrait croire que j'ai vidé mon atelier et ma cave d'Ali Baba!
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Et bien non... une autre pyramide juste un peu plus haute que celle-là attend de prendre la direction d'une entreprise estrienne qui fait de la réinsertion sociale via son service de recyclage de vêtements et de tissus. Les produits fabriqués seront ensuite vendus à la Boutique t.a.f.i. & compagnie de la rue Wellington, au centre ville de Sherbrooke.
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C'est vraiment ce qui s'appelle refiler au suivant!
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dimanche 14 juin 2009

Bon débarras...


Soixante dollars; c’est tout ce que j’ai pu tirer de mes quelques vieilleries étalées sur le bord du trottoir de la rue Principale à St-Georges de Windsor, hier. Parce que je n’ai pas l’habitude des ventes-débarras et que le marchandage n’est pas dans ma nature, c’est au second client que j’ai décidé de réduire mes prix afin que plus personne n’ait envie de négocier. C’est pendant un creux, entre deux averses, que je me suis souvenue pourquoi, les années passées, je me contentais de déposer mon fourbi sur mon terrain, devant de la maison. Le lendemain, il ne restait plus rien.

Malgré ma fourgonnette qui était remplie à craquer, il me reste encore trop de choses dont il me faudra me débarrasser. Il y a quelques trucs que j’essaierai de vendre via les petites annonces, d’autres qui sont sans valeur et bons que pour la casse, d’autres encore trouveront preneur au bord de la rue, mais il y en a tout plein qui ont beaucoup de valeur… sentimentale. Comme cette couchette pour bébé dans laquelle Grand-Frère, Frère Disparu, Grande Sœur et moi avons dormi. L’ancienne chaise-haute en bois et cette très vieille lampe sur pied qui provient d’un salon funéraire d’Amos.

Comment me résigner à vendre pour leur valeur en métal, mes pancartes de boutique qui ont été fabriquées par Indra, un ami artisan? Puis les deux magnifiques pôles en demi-lune qu’il a fignolées et qui seraient géniales dans un loft. Quant à la grande enseigne asymétrique, elle ferait une si originale table de jardin! Me déciderai-je à vendre les trois élégants meubles qui étaient utilisés comme présentoirs, eux qui sont ultra solides et lourds et qui peuvent servir de bureau pour ordinateur ou de console pour la télé? Et ces splendides coupons de toile de Jouy : ne pas les conserver alors que je les imagine en ravissants coussins de lecture? Et que dire du vieux mannequin ajustable avec son pied en métal ouvragé qui serait si charmant une fois restauré?

D’un autre côté, j’aimerais bien oublier la dizaine de caisses d’archives qu’il faudra descendre du grenier; je pourrai sans doute en jeter une ou deux, mais les autres, je devrai les conserver. Les plus récents bilans, rapports, factures et autres paperasses me suivront jusqu’en 2016. Brrrr… juste à y penser, j’en ai froid dans le dos. Quant aux autres boites, trop nombreuses, il me faudra les ouvrir une à une pour vérifier ce qu’elles contiennent : certaines datent de 1995. J’y trouverai sans doute des babioles, des souvenirs, des photos et peut-être quelques mystères.

En pensant à ce déménagement qui semble vouloir se concrétiser, il me vient une grande envie de légèreté. J’aimerais me libérer de tout ce qui m’encombre, de tout ce qui est inutile et ne conserver que l’essentiel, que ce qui me touche. Parce qu’il arrive parfois que nos acquis deviennent fardeau, nous empêchant de nous envoler plus haut, de voyager plus loin.

Je crois que je suis prête pour un grand débarras!

vendredi 12 juin 2009

Les poules et moi...

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Ce soir, pas de billet qui raconte mes fabuleuses aventures northatléites.
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-Pourquoi?
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-Parce que je me coucherai à l'heure des poules.
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-Et, il y a une bonne raison pour ça? vous demanderez-vous sans doute.
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-Oui, une excellente.
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-Mais encore? ajouterez-vous peut-être, un brin curieux.
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-Parce que demain, je devrai me lever aux aurores.
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-Ah, oui?
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-Oh, oui...
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Tout ça parce que j'ai eu l'idée formidable de participer à la vente de garage qu'organisera ma "super-couturière-Sylvie" demain. Et que la vente débutera à 8h00. Laquelle se tiendra à St-Georges de Windsor... à cinquante minutes de chez moi.
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Mais la bonne nouvelle, outre celle de passer la journée en agréable compagnie, c'est que cela me permettra de me débarrasser de tout plein de cochonneries jolies choses dénichées dans mon grenier et dans la cave.
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Voilà pourquoi ce soir je me coucherai à l'heure des poules et que ce billet est un peu déplumé...
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mercredi 10 juin 2009

À la mode de Saint-Pierre...

Ah! Ces Français Saint-Pierrais! Toujours à la fine pointe de la mode... des années 1970!

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Vous voulez être aux premières loges du dernier spectacle du Choeur de l'Archipel? Jean-Luc a pris tout plein de photos. C'est juste ICI!

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Les âmes vagabondes...


Les âmes vagabondes. Vous connaissez? C'est le titre du roman qui me retient prisonnière depuis une semaine. L'auteure est Stephenie Meyer, celle qui a écrit la série Fascination (Hachette Jeunesse) dont je n'avais jamais entendu parler mais qui, selon Camille, héritière de Baladine, était époustouflante.

Alors, pour titiller votre esprit curieux, voici le résumé du premier roman pour adultes qu'a écrit cette auteure au talent hors du commun (des mortels…).

"La Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d'être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu'elle ne peut pas oublier. L'amour pourra-t-il la sauver?".

S'il est bon ce récit? Mieux que ça. Excellent? Le mot est faible. J'utiliserais plutôt les épithètes captivant, prenant, envoûtant…

Tellement que … euh, vous ne le direz pas à ma mère si je vous confie un secret? Promis? Alors voilà… un jour de la semaine dernière, je ne sais plus trop lequel, au lieu de retourner à l'atelier après mon dîner, et bien… j'ai dévoré des pages et des pages du roman. J'étais à ce point ensorcelée que je n'arrivais plus à m'arrêter. Car, dans l'histoire, M. qui en fait, est V. mais s'est fait rebaptiser G., ne savait plus où elle en était ni d'ailleurs, où elle était. Puis soudain, vlan! Tout a basculé et … Driiiiiiiiiiiinnnnnnnnnngggggggg! Mon cœur a fait une pirouette dans ma poitrine et j'ai bien failli tomber en bas de ma chaise berçante.

C'était mon ami le Scarabée au téléphone. Alors j'ai pris ma voix de designer très très occupée et je lui ai dit que je l'étais vraiment et que je le rappellerais plus tard. Bon, ce n'était pas tout à fait un mensonge…

Fée-brile, je repris ma lecture. Les événements se mirent à se bousculer sans que je n'aie rien vu venir (quand même…) puis M., alias V. et dorénavant G., comprit où elle était et surtout, qui elle était…C'est à ce moment précis que je perdis tout à fait le contrôle de mon esprit. Malgré l'heure qui passait, mes mains refusèrent obstinément de lâcher le roman auquel elles se cramponnaient. Il ne me restait plus qu'un choix; un seul. Continuer à lire.

Des 617 pages du roman, j'en ai lu plus de 500 et l'angoisse me gagne à chaque mot, à chaque paragraphe. La fin est pour bientôt… J'ai bien peur que de tourner la toute dernière sera humainement impossible et que j'y perdrai mon âme.

lundi 8 juin 2009

Mille excuses...


Ça y est, il ne m'en reste plus aucun. De nombreux et motivés, ils sont passés à nuls et obsolètes.

Oh! Ils ne sont pas disparus comme ça. Au contraire, cela leur a pris un certain temps, quelques uns d'entre eux semblant prendre un malin plaisir à s'étirer. Je n'allais quand même pas m'en plaindre!

Au début, il y en avait tout un tas, plus incontestables les uns que les autres. Mon esprit en avait même fait une liste qu'il s'empressait de me faire énumérer dès qu'on lui en donnait l'occasion. Comme s'il avait voulu se justifier et ainsi paraître sincèrement embêté de me contraindre à l'immobilisme.

Mais c'est bel et bien terminé, comme vous pouvez le constater:

- Attendre que le printemps soit arrivé.

- Attendre que le peintre ait terminé la peinture extérieure.

- Attendre que le balai de rue soit passé.

- Attendre d'avoir terminé la commande pour la boutique de Chicoutimi.

- Attendre d'en avoir fini avec le jupon-de-lit-trop-mince-à-transformer-en-couvre-lit.

Considérant que je n'ai plus rien à raturer sur ma liste de prétextes;

Considérant que j'ai honte chaque fois que quelqu'un vient chez moi;

Considérant la cécité qui menace ma petite maison rouge et avec elle, la disparition des arbres, du lac et même du ciel, enfin, vus de l'intérieur;

Je suis dans l'obligation, que dis-je, dans la nécessité, de commencer le nettoyage des fenêtres. Vingt-quatre en tout… Ou seize plus huit… Bref, deux douzaines.

Misère…

vendredi 5 juin 2009

Pauses-café...


Claudine n’eut pas besoin d’insister pour que je l’accompagne au Café North Hatley cet avant-midi. J’escamotai les deux-trois petits contrats qui pouvaient bien attendre à ce soir, à demain ou pourquoi pas, à après-demain…

Il va sans dire que c’est notre café préféré. Pour elle, il évoque une oasis paisible où elle prend le temps de s’arrêter. Elle s’assoit toujours au même endroit, à la table pour quatre dont les fenêtres donnent sur la rue Main, dans la section du fond. Il m’est arrivé de la découvrir attablée seule, la tête appuyée sur sa main, le regard tourné vers l’extérieur et ses pensées, vers l’intérieur.

C’est à ce café que j’y rencontre Céline, parfois la semaine, souvent le samedi. Il lui suffit d’entendre claquer mes talons sur le plancher de son atelier de couture, situé au rez-de-chaussée, pour qu’elle délaisse ses travaux d’aiguille et me suive à l’étage. C’est notre rituel. Notre table à nous, c’est celle tout au fond, près de la fenêtre nord. Toujours, Céline s’assoit dos à l’ordinateur et, immanquablement, les feuilles de la plante monstrueuse posée derrière moi me chatouillent la nuque.

Il m’arrive aussi d’y aller seule. Je choisis alors la petite table au fond, loin des fenêtres où il fait bon lire, ou encore celle près du comptoir d’où je peux observer le ballet de Charlène et d’Olivier qui sont les âmes du Café North Hatley.

Ce café fut le témoin de ma rencontre avec l’ami Steeve, au lendemain d’une tempête de neige. J’y fis la connaissance de Lise et de son amie Claudine qui devint, par la suite, aussi la mienne. J’y amenai mes amis de passage, Abitibiens, Campivallensien, Montréalais et même mon unique et très lointain Saint-Pierrais.

J’aime cet endroit vieillot, avec son papier peint qu’on dirait d’origine, avec ses vieux planchers de bois joliment usés par les pas de ceux qui y ont défilé, avec son plafond de lattes blanches et ses larges boiseries. Construit en 1907 pour la Banque des Cantons de l'Est, l’édifice a conservé toute sa splendeur. Loin de l’agitation et du bruit, l’ambiance y est calme et le temps prend plaisir à s’écouler lentement, comme si demain n’existait pas.
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PS: J'ai reçu la Tag-Café d'Un Gars... Tiens, j'ai bien envie de la refiler. Hum... pourquoi pas à un Ange Aérien?

mercredi 3 juin 2009

Que la lumière soit...


Ce soir, j'ai suivi le chemin qu'emprunte Baladine chaque semaine. Le soleil descendait sur l'horizon lorsque je traversai la ville, me dirigeant vers le nord. À peine quelques kilomètres plus loin, la verte campagne s'étira paresseusement sous les derniers rayons, exhalant ses suaves parfums d'herbe fraîchement coupée. Des oiseaux sautillaient dans les champs à la recherche d'insectes et malgré les tièdes 15 degrés au thermomètre, on aurait cru que l'été venait de se poser sur le paysage vallonné.

J'avais, à mon tour, rendez-vous avec le seigneur des nuits de Baladine. Toutefois ma quête à moi n'était pas celle de l'extase et des plaisirs épidermiques, ravissements qui parfois jettent de la poudre aux cœurs.

Ce que je cherchais, c'était la lumière. Une belle, une puissante. Pas de celle qui éclaire l'extrémité du tunnel, mais le tunnel tout entier. Je n'en pouvais plus de ce voile qui cachait l'essentiel. J'en avais assez de ne pas voir plus loin que le bout de mon nez…

Ce que je désirais, le seigneur me l'offrit sur un plateau d'argent. Ce soir, après avoir emprunté la route qui mène Baladine au 7e ciel, les ténèbres des jours passés firent place à l'illumination. La lumière jaillit devant moi, éclaboussant l'obscurité.

Et la lumière fut… deux fois plutôt qu'une…



Merci S. d'avoir si gentiment remplacé les phares de ma fourgonnette qui étaient atteints de cataracte héréditaire, la rendant presque aveugle et moi, un véritable danger public!