dimanche 5 juillet 2009

Il était une fois Port-Royal...

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C'est en 1939-1940 que l'habitation de Port-Royal fut reconstruite. Ce seront les descriptions et les gravures qu'avaient faites Samuel de Champlain, ainsi que des études sur les méthodes de construction utilisées en France à l'époque, qui permirent de faire revivre l'enceinte qui avait été commencée en 1605 pour accueillir des colons français, avant d'être incendiée en 1613 par une expédition anglaise partie de la Virginie.
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Malgré le flou de cette photo et le manque de netteté de la suivante, je voulais néanmoins vous montrer la salle commune. N'est-elle pas magnifique?
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Au-dessus de la grande salle, se trouvait le dortoir. Dans ce grand bâtiment aux murs de bois, sans aucune isolation, les nuits d'hiver durent être glaciales.
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Pour en apprendre d'avantage, vous pouvez cliquer ICI. Il semble qu'aucune photo ne puisse être agrandie comme le furent quelques unes des précédentes. Pourquoi? Aucune idée... Quelqu'un le saurait???
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vendredi 3 juillet 2009

Halte à Fort Anne...

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Lundi dernier, l'Evangeline Trail nous mena jusqu'à la ville d'Annapolis Royal. J'ai pensé à vous: voici quelques photos prises sur le site historique de Fort Anne.
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Puis, en soirée, avant de reprendre la route vers Kingston, nous nous sommes arrêtés au Garrison House Inn, un restaurant tout à fait charmant. Si c'était bon? Meilleur encore... et nous avons eu le plaisir de goûter un vin de la Nouvelle-Écosse qui nous a littéralement émerveillé les papilles! Lequel? Bonne question, très bonne question. N'est-ce pas mon insulaire?
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.PS: Vous pouvez cliquer sur les photos pour admirer les détails. Quant aux mots surlignés, ils vous dirigeront vers des sites qui vous en apprendront d'avantage. Cool hein?

jeudi 2 juillet 2009

Arrêt à Grand Pré...



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Vous avez envie d'en apprendre d'avantage sur ce site magnifique qu'est le lieu historique national de Grand Pré? Cliquez ICI et vous saurez tout, tout, tout.



dimanche 28 juin 2009

Dans la brume...

Wow! Une jolie brume a envahi la ville d'Halifax. En fin de soirée, hier, alors que nous revenions de nous empiffrer manger au Five Fishermen Restaurant, elle était si dense qu'on voyait à peine les intersections devant nous.
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Pour peu, nous nous serions crus à Londres!!!
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PS: Pour les photos, vous devrez attendre mon retour...

mercredi 24 juin 2009

Vols...


Hier soir, veille de la Fête Nationale, 21h passé.
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J'étais encore à l'atelier, crevée, affamée mais bien décidée à terminer le patron aux mesures de mon élève S.E. Car, le lendemain de la fête du Canada, à 10h00 tapant, elle voudra que je lui montre de quelle façon assembler les pièces qui deviendront une jupe à six laizes, avec fermeture à glissière sur la latérale et parementure à la taille.

J'avais presque terminé. Il ne me restait qu'à placer le tissu sur la table et à tailler la jupe, lorsque j'entendis un bruit étrange… Mon estomac? Non. Ça semblait plutôt venir du vestibule. Jules alors? Peut-être.

En sortant de l'atelier, par la porte française qui donne sur l'entrée arrière, je vis que celle qui mène à l'extérieur était restée grande ouverte. Il était temps de faire rentrer le chat et de fermer pour la nuit. Alors que je me dirigeais vers la porte, je faillis marcher sur quelque chose qui était tombé sur le plancher de l'entrée. Malgré ma peur répulsion des papillons de nuit, qui allaient sûrement se précipiter à l'intérieur et … sur moi, j'allumai la lumière et je vis ceci…

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… aussitôt, je compris qu'un voleur avait sans doute pénétré dans la maison, profitant du fait que mon ventre affamé n'avait pas d'oreille. Mais il me fallait une autre preuve et je savais où la trouver. Courageusement, je repoussai de la main les noctuelles qui me tournaient autour et allai tirer le rideau qui cache habilement le désordre de la penderie. Rien… j'eus beau regarder attentivement… plus rien. Le sac de graines pour oiseaux qui était là quelques heures auparavant, avait disparu. Il ne restait pas la moindre écaille, ni même un petit bout de sac de plastique. Rien…

Malgré l'absence d'indice, je reconnus le modus operandi de mon voleur. Nul besoin de faire une enquête; le coupable, c'était lui. Maintenant que je connais son audace, il ne me reprendra plus à oublier la porte de mon moulin grande ouverte le soir venu.

Comment? Vous vous demandez pourquoi diable j'étais encore à l'atelier en cette soirée de festivités, alors que Baladine m'avait invitée à aller la rejoindre pour écluser quelques bières? Et que je travaillais sur la jupe de S.E. alors qu'il restait plus d'une semaine avant son cours?

Voilà… c'est que demain je m'envolerai à destination d'Halifax. Ce que j'y ferai pendant sept jours? La grasse matinée, des balades sur le port et la découverte de jolis coins de la Nouvelle-Écosse. J'en profiterai aussi pour me délester de mes préoccupations et pour ne penser qu'au moment présent. Je ferai bombance: de bonne bouffe, d'air marin et de bonheur. Je m'en mettrai plein les yeux. Je m'en mettrai plein le cœur.

dimanche 21 juin 2009

La farce cachée…

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Hier, c'était l'anniversaire de Bôf-Adoré. A-t-il eu droit à son "very early morning tea" au lit? À un souper entre amis bien arrosé? À un gâteau sur lequel il restait de moins en moins d'espace pour les bougies? L'histoire ne le dit pas.

Cependant, ce que je sais, c'est que Grande Sœur lui réservait une surprise. Parce que son époux est adorable, enfin, c'est ce qu'elle dit, elle lui a offert une escapade dans une ville magnifique. À l'heure où j'écris ces lignes, ils doivent déjà y être. Ah… comme c'est romantique!

De mon côté, j'ai profité du Solstice d'été pour entreprendre une activité que je remettais de mois en mois… depuis plus de deux ans! Si c'était romantique? Non, pas du tout. Je dirais plutôt: étonnant, saisissant, un brin insolite et très salissant. Très très salissant, même.

Ceux qui habitent une maison depuis plus de dix ans le savent. C'est incroyable ce qu'on peut accumuler des choses inutiles et parfois même, étranges. Je dois dire qu'Ex n'avait pas son pareil pour conserver tout plein de trucs "au cas où".

Si le contenu du grenier ne m'inquiète pas trop, comme celui de la cave, ce qui s'est amassé au fil des ans sous la galerie et dans l'espace que surplombe le vestibule arrière qui est sur pilotis, lui, me faisait craindre le pire. Alors je m'y attaquai.

Dans un premier temps, je commençai par retirer tout ce qui m'empêchait d'accéder à la partie plus éloignée qui était fermée par une bâche. Les sept boites à fleurs fraîchement repeintes furent installées sur les équerres aux fenêtres, des pelles rouillées et des râteaux surnuméraires furent déposés sur ma pelouse en avant et trouveront sûrement preneur, et le vieux BBQ qui n'a plus de brûleurs sera probablement récupéré pour le métal. Des dizaines de sacs de terre… vides furent jetés aux ordures et un énorme contenant de goudron qui faisait "flic-flac" sera dirigé vers un éco-centre avec quelques gallons de peinture vides. Puis, je fis une trouvaille intéressante: 4 pneus d'été sur leur roue, en très bon état. Mon garagiste, après leur avoir jeté un coup d'œil, m'a assuré qu'ils pourront être installés sur mon véhicule en remplacement de ceux, usés, sur lesquels je roule depuis trop longtemps. Cool, hein?

Une fois l'espace sous la galerie vidé, je soupirai de soulagement. Le plus gros était fait. Enfin, c'est ce qu'il me sembla au premier coup d'œil.
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Mais c'était avant d'avoir soulevé la bâche et découvert la face cachée du dessous du vestibule. Je compris que, loin d'en avoir terminé avec le ménage, il ne faisait que commencer.

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C'est drôle comme je pense à Ex dans ces moments là…

vendredi 19 juin 2009

Le temps des marguerites…


Hier après-midi, en revenant de mon traitement d'acupuncture, je vis que de gros bouquets de Leucanthemum vulgare avaient fait leur apparition sur le bord des routes. Le blanc immaculé de leurs ligules contrastait joliment avec le vert éclatant de l'herbe mouillée.

La marguerite est une de mes fleurs préférées; elle est humble, robuste et sait parler d'amour … un peu, beaucoup, passionnément.

En admirant cette profusion de chrysanthèmes, j'ai réalisé à quel point le printemps était avancé. Vous ne serez sans doute pas surpris d'apprendre que je n'ai pas la notion du temps qui passe. Et que je remarque très peu celui qu'il fait. Avons-nous eu de la pluie au point de ne pas m'apercevoir que l'été se pointait? Fus-je si occupée à l'intérieur que je n'ai pas réalisé que les fleurs étaient en pleine éclosion?

Ah! Le temps des marguerites… celui des vacances estivales, des terrasses et de la peau qui prend une jolie teinte dorée. C'est aussi le temps des rencontres entre amis, des retrouvailles avec Grand Frère, Grande Sœur, Maman et Frérot. Celui où on laisse la porte grande ouverte pour que Jules puisse faire de la maison un moulin où on entre et on sort à sa guise comme le font les mouches et autres bibittes qui ont rapidement compris le principe.

Cette année, l'apparition des Chrysanthemum leucanthemum coïncidera avec ma disparition graduelle du paysage estrien. Arrivée le 1er septembre 1991, ce seront dix-huit années que j'aurai passées en Estrie dont seize à North Hatley.

Contrairement à la marguerite, je n'ai pas encore senti le besoin de m'enraciner quelque part. L'Abitibi m'a vu naître, Québec m'a vue sortir de mon cocon, Montréal m'a électrisée, St-Jérôme n'a fait que passer, Sherbrooke m'a accueillie et North Hatley m'a enchantée. Si aucun grain de sable ne vient enrayer l'engrenage, ce seront les Laurentides qui me verront renaître.

Il me tarde de découvrir des paysages tout neufs, d'ajouter à mon panorama de nouveaux visages, se sentir une énergie nouvelle et de troquer ce confort enlisant pour des défis stimulants. Vivement aussi qu'il y ait moins de kilomètres entre moi et l'Abitibi où vit encore une partie de ma famille et de nombreux amis.

Pour moi, le temps des marguerites sera synonyme de fermeture de mon entreprise, de finalisation des contrats en cours, de recherche d'un nouveau nid et de déménagement. Ce sera également le temps des aurevoirs et des adieux, des sourires et des larmes, des promesses et des ruptures. Après tout, c'est aussi ça, la vie...

Comme Grand Frère est très perspicace et reconnaît de loin les gros sabots lorsqu'il en voit venir, il doit déjà comprendre que je délaisserai, pour un moment, mes Contes de Fée.

Pour me faire pardonner, il y aura des photos de ce grand branle-bas qui visera à mettre en carton quatorze années d'accumulation de livres, de vaisselle, de dossiers, de garnitures, de tissu, d'outils, de machins-trucs, de bibelots, de tableaux et une multitude de souvenirs éparpillés de la cave au grenier.

Si les prochaines semaines risquent d'être un peu, beaucoup occupées, il y aura cependant un doux entracte. Et je compte le vivre passionnément, à la folie…