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lundi 30 avril 2012
samedi 4 février 2012
Cybernation ...
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.À l'instar de Punxsatawney Phil, je pressens que mon printemps hibernera encore 6 semaines… à moins que Galarneau ne m'inspire à sortir de l'ombre.
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samedi 8 janvier 2011
Basses résolutions ...
Les décorations de Noël ont réintégré leurs boites, 4 Amossois sur 5 ont traversé le parc La Vérendrye en sens inverse et 2 Vancouverois ont reculé les aiguilles de leur montre quelques heures après avoir dit au revoir à la tribu qui les avait accompagnés à l'aéroport et qui s'est ensuite dispersée dans la métropole pour les uns, dans le Nord pour les autres.
Les traces du passage de mes visiteurs ont été effacées, les meubles du salon ont joué au fauteuil musical et des clients ont recommencé à sonner à ma porte.
Après deux semaines d'effervescence et une pendaison de crémaillère réussie, la maison de Grande-Sœur et Bôf-Adoré a repris son souffle ainsi que ses habitudes et vit au rythme de ses trois occupants.
Jules est sorti de sa tanière, tandis que Mimi-Fée regrette déjà les quatorze paires de mains qui la gratouillaient ou qui lui refilaient, sous la table, des bouchées de six-pâtes, des miettes de dindes ou un bout de fromage.
Dans l'âtre, les cendres ont refroidi et le silence fait à nouveau entendre sa symphonie pour clavier à laquelle se mêle le timbre eurythmique de ma nouvelle compagne plus que trentenaire, une Britannique d'origine qui a traversé l'océan
Le calendrier 2010 a tourné sa dernière page et celui de 2011 étale son ventre qui n'est déjà plus vierge. Ce sera bientôt le temps de préparer les déclarations et les relevés, de réfléchir à ce que nous voulons faire de ces 12 mois et sortir du placard un vieux rêve à réaliser. Particulièrement s'il est complètement fou.
La nouvelle année verra des amours naître et d'autres s'éteindre, des défis relevés et des obstacles se dresser. Pour les uns elle sera parsemée d'imprévus et de changements de direction tandis que pour d'autres, elle sera tracée à l'encre indélébile.
Certains ont pris des résolutions, comme arrêter de fumer, faire de l'exercice ou perdre du poids. D'autres se promettent de visiter plus souvent leurs parents, de passer moins de temps devant l'ordinateur ou de réduire leur consommation de café.
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Pour ma part, sur ma page blanche du 1er de l'An, je n'ai réussi qu'à griffonner deux ou trois bonnes, mais molles intentions. Lesquelles, bien sûr, je m'empresserai de tenir … ou pas.
Bonne Année!
Bonne Année!

samedi 6 mars 2010
La pelle du printemps ...
Alors que la fille d’en haut, mon amie et locataire modèle HabsfanDan, me réclamait les coussins du mobilier de jardin qui avaient été remisés dans le hangar, je me disais qu’il était peut-être temps que je range les pelles. Mais, n’étant pas née de la dernière tempête, je sais bien qu’une autre chute de neige n’est pas exclue.
Cette perspective n’a pas semblé perturber la foule de touristes qui avaient pris d’assaut les trottoirs du centre-ville, les terrasses, les restaurants et les boutiques cet après-midi. Tandis que les voitures, pare-chocs à pare-chocs tentaient d’accéder à la rue Principale sans écrapoutir quelque piéton imprudent, je n’eus qu’à remonter mon avenue pour retrouver le calme de mon quartier. N’eut été des calèches qui passaient de temps à autre, on se serait cru ailleurs qu’à Saint-Sauveur en pleine semaine de relâche.
Sur la véranda au-dessus de mon solarium, le printemps s’était invité. Ma voisine reçoit deux de ses enfants et, pour profiter du soleil, tout ce beau monde prit place sur la grande galerie qui fait face au sud. Pendant que je tapais le premier jet de ce billet, par ma porte patio entrouverte, j’entendais les rires fuser et je sus que le bonheur s’était installé en haut pour plusieurs jours; ce sera mercredi qu’arrivera une autre de ses filles accompagnée de ses trois tout jeunes enfants dont la grand-maman se languit.
Avec la température qui grimpe vers des sommets inattendus pour un début de mars, ce soleil audacieux et la neige qui disparait peu à peu, j’aurais bien aimé, moi aussi, recevoir parents ou amis et avoir le plaisir de longues conversations, de badinage, de radotage, d’élucubrations et, comme chez ma voisine, de fous rires.
De tout ça, j’en aurais pris à la pelle…

dimanche 21 février 2010
Trois minutes pour rêver ...
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Je suis du printemps. Cette saison m’enivre; je la sens dans mes veines, elle me grise, me transporte. En descendant vers la rue Principale tantôt, je m’y serais crue. Le soleil plein les yeux et à ras le cœur, je me suis imaginée nomade, sans attache, n’ayant pour nid qu’un petit pied-à-terre où me poser de temps à autre.
Pour commencer, je m’envolerais vers la France; je rêve depuis toujours de ses campagnes, de ses hameaux, de ses vieilles fermes et de ses châteaux. C’est la faute aux romans. Comme dans les aventures du «Club des Cinq» de mon enfance, je séjournerais chez un fermier, chez un viticulteur ou un commerçant. En échange du gite et du couvert, j’accomplirais des petits boulots, nourrissant les bêtes, récurant des cuves ou plaçant des marchandises sur les tablettes.
Puis, en après-midi, armée de mon vieux Canon, je prendrais la clé des champs, parcourant les rues, explorant les sentiers, m’empiffrant de dépaysement, ne m’arrêtant que pour saluer les gens, dévorer des yeux le panorama et, avec un peu de chance, différents spécimens de la faune locale. Au bout d’un certain temps, repue, je bouclerais mes bagages et reprendrais la route, laissant derrière moi de nouveaux amis, des connaissances et, qui sait, quelques amours éphémères.
C'est l'esprit encore peuplé de rêveries et du soleil plein les yeux que, trois minutes plus tard, j'atteignis la rue Principale et emboitai le pas aux nombreux touristes qui, peut-être pour la première fois, découvraient cet ailleurs qui est dorénavant le mien.
Je suis du printemps, il me fait rêver…

Je suis du printemps. Cette saison m’enivre; je la sens dans mes veines, elle me grise, me transporte. En descendant vers la rue Principale tantôt, je m’y serais crue. Le soleil plein les yeux et à ras le cœur, je me suis imaginée nomade, sans attache, n’ayant pour nid qu’un petit pied-à-terre où me poser de temps à autre.
Pour commencer, je m’envolerais vers la France; je rêve depuis toujours de ses campagnes, de ses hameaux, de ses vieilles fermes et de ses châteaux. C’est la faute aux romans. Comme dans les aventures du «Club des Cinq» de mon enfance, je séjournerais chez un fermier, chez un viticulteur ou un commerçant. En échange du gite et du couvert, j’accomplirais des petits boulots, nourrissant les bêtes, récurant des cuves ou plaçant des marchandises sur les tablettes.
Puis, en après-midi, armée de mon vieux Canon, je prendrais la clé des champs, parcourant les rues, explorant les sentiers, m’empiffrant de dépaysement, ne m’arrêtant que pour saluer les gens, dévorer des yeux le panorama et, avec un peu de chance, différents spécimens de la faune locale. Au bout d’un certain temps, repue, je bouclerais mes bagages et reprendrais la route, laissant derrière moi de nouveaux amis, des connaissances et, qui sait, quelques amours éphémères.
C'est l'esprit encore peuplé de rêveries et du soleil plein les yeux que, trois minutes plus tard, j'atteignis la rue Principale et emboitai le pas aux nombreux touristes qui, peut-être pour la première fois, découvraient cet ailleurs qui est dorénavant le mien.
Je suis du printemps, il me fait rêver…
dimanche 14 février 2010
jeudi 11 février 2010
L'inachevable achevée ...
À l’instar de mon amie la Kuujjuamiuq, qui hier fut confrontée au blanc de son écran, c’est à mon tour ce soir d’avoir peu à vous conter.
Bien sûr, il y eut cette étrangère qui, chez Bio-Terre, me fit spontanément la bise, ma visite à la quincaillerie d’où je rapportai ce truc qu’il m’aurait fallu hier soir, la découverte dans ma boite aux lettres de deux enveloppes brunes flairant les taxes municipales et mes échanges sympathiques avec le maître fumeur du Fumoir des Lacs dont je devins la nouvelle cliente et la future couturière. Mais honnêtement, j’avais une autre envie que celle de poser mes mains sur mon clavier…
C’est pourquoi, profitant du soleil magnifique qui inondait mon atelier, de l’absence de contrat et du report involontaire de la production d’une toute petite commande pour la boutique de Chicoutimi, je passai l’après-midi penchée sur mon œuvre inachevable que je décidai, histoire de me faire la main, de terminer… coûte que coûte.
Misère ! J’espère que mes amis Yvan Dagenais et Daniel Victor ne verront jamais ça !

dimanche 7 février 2010
Roman café ...
Hier après-midi, l’irrépressible envie de sortir de chez moi et de voir du monde guida mes pas vers le centre-ville. Si ma première idée était de découvrir le Café de la Gare, je choisis ce petit bistro situé à l’intérieur du Faubourg Saint-Sauveur où je ne m’étais jamais posée et qui, l’été venu, ouvre sa jolie terrasse sur l’effervescence de la rue Principale.
L’endroit me plut immédiatement; une allure qui tient davantage du bistro que du café, un personnel accueillant et sympathique et un petit fond de musique qui met de l’ambiance sans casser les oreilles. Séparée par un mur, la place se divise en trois aires : celle du bar qui donne sur la rue et où se trouve le présentoir à sandwiches et à desserts; celle à droite de l’entrée, meublée de tables basses que choisissent sans doute ceux qui désirent avoir la paix, et finalement celle à gauche en entrant où sont disposés de hauts tabourets et leur table ainsi qu’un comptoir qui fait face au mur, lequel est percé d’ouvertures qui permettent d’observer ce qui se passe côté bar. Sans trop hésiter, je choisis le comptoir; la place était quasi inoccupée et j’allais pouvoir bouquiner sans me sentir bousculée.
Après avoir délesté mon plateau du latté et de la tranche de gâteau aux carottes et ananas, je sortis de mon sac un roman emprunté à la bibliothèque municipale. Écrit en 2000, «Les six degrés du désir» de l’auteur Marc Fisher me semblait de circonstance. Février n’est-il pas le mois de l’amour? Au moment où je j’apprêtais à escalader mon siège d’une hauteur vertigineuse, un homme s’avança dans ma direction pour prendre place à la seule table basse de la section, juste à ma gauche. Nous venions d’échanger un sourire et deux mots sur la taille de mon tabouret sur lequel j’avais réussi à grimper sans trop d’inélégance, lorsqu’une femme vint le rejoindre.
Malgré mes efforts de concentration pour suivre monsieur Fisher dans les méandres amoureux de ses personnages, j’entendis, sans écouter, des bribes de la conversation que tenaient mes voisins. Il était question de condo, de maison qu’il n’était pas sage de vendre pour l’instant, de choix que l’homme devait faire, d’avis qui ne semblaient pas pertinents et de commentaires que l’autre n’écoutait pas. Un instant, je me questionnai à savoir si ce couple était marié ou s’il s’agissait d’un frère et de sa sœur.
Je me replongeai dans mon roman et ne vis pas les minutes s’écouler. Ce n’est que 150 pages plus tard que j’émergeai des histoires de passions interdites, de désillusions, de désir qui s’émousse et des amours flous que vivaient Charles, père divorcé et éditeur, et sa fille Lisa, amoureuse d’un homme marié qui était son patron et celui de son paternel.
Au même moment, je vis du coin de l’œil la femme mettre son manteau et l’entendis annoncer à son compagnon qu’elle allait régler l’addition. L’homme se leva à son tour et, lorsqu’il passa derrière moi, je me tournai pour le saluer; il s’arrêta à ma hauteur et retira ses verres fumés. Son regard, d’un bleu presque délavé, s’attacha au mien le temps d’un instant. Il replaça une mèche de sa chevelure pâle et abondante, le visage éclairé d’un sourire un peu timide.
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«Je veux simplement vous dire que vous êtes très belle…», murmura-t-il.
Avec beaucoup de douceur, il déposa brièvement sa main sur mon bras, puis il remit ses verres teintés et se dirigea vers la sortie sans se retourner, pendant que, sous l’effet de ce charmant compliment, mes joues et mon front se coloraient d’un rose vif.
Vous voyez les filles? Il existe encore des hommes romantiques à notre époque! Des mecs qui ne craignent pas qu’on prenne leurs compliments pour des avances. Qui ne s'empêchent pas de nous faire la cour de peur de se voir traiter de derniers des Casanova ou qu’on crie «à l’aide» parce qu’ils jouent les Roméo.
Bon d’accord, le mien, mon Roméo, il devait avoir plus de 70 ans, mais n’empêche, n’est-ce pas un tout petit peu encourageant? Euh, non, vous ne trouvez pas? Honnêtement, moi non plus…
PS : C’est l’anniversaire d’un ami saint-pierrais aujourd’hui.
Bonne Fête mon Insulaire!!!
Avec beaucoup de douceur, il déposa brièvement sa main sur mon bras, puis il remit ses verres teintés et se dirigea vers la sortie sans se retourner, pendant que, sous l’effet de ce charmant compliment, mes joues et mon front se coloraient d’un rose vif.
Vous voyez les filles? Il existe encore des hommes romantiques à notre époque! Des mecs qui ne craignent pas qu’on prenne leurs compliments pour des avances. Qui ne s'empêchent pas de nous faire la cour de peur de se voir traiter de derniers des Casanova ou qu’on crie «à l’aide» parce qu’ils jouent les Roméo.
Bon d’accord, le mien, mon Roméo, il devait avoir plus de 70 ans, mais n’empêche, n’est-ce pas un tout petit peu encourageant? Euh, non, vous ne trouvez pas? Honnêtement, moi non plus…
PS : C’est l’anniversaire d’un ami saint-pierrais aujourd’hui.
Bonne Fête mon Insulaire!!!
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jeudi 21 janvier 2010
Coeur à gagner ...
J’étais profondément endormie lorsqu’on vint me secouer. «Je reviendrai te chercher dans une demi-heure!», dit une voix d’homme.
Encore dans le brouillard, je me demandai comment j’allais arriver à me préparer en si peu de temps. N’empêche, je sautai en bas du lit et, vingt-neuf minutes plus tard, j’étais prête …
En le voyant, j’avoue que je ne le reconnus pas; grand, ses cheveux blonds coupés court, il ressemblait à Brian Adams. « Te voilà enfin! » s’exclama-t-il en me tendant la main.
Nous nous retrouvâmes dans un grand hall d’exposition où il me fit découvrir ses œuvres. J’y vis des pièces ravissantes dont plusieurs coqs en papier mâché, des bols, des sculptures et d’étranges petites sphères multicolores. Un visiteur me fit remarquer à quel point l’artiste était ingénieux : quand des pièces s’abimaient pendant leur fabrication, il les assemblait pour en faire de nouvelles ce qui, entre autres, donna des coqs à quatre pattes, mais à une seule tête.
Je me promenais entre les étagères lorsqu’on m’interpella : «Salut! Que fais-tu ici?», me dit en souriant un homme grand, mince et à la tignasse brune et bouclée que je n’eus aucune peine à reconnaitre.
J’étais dans de sals draps! Le sosie de Brian ne connaissait pas l’existence du grand brun et vice-versa. Comment avais-je pu me mettre dans un tel pétrin? L’heure des choix venait de sonner, toutefois je me sentais tellement tiraillée que je ne savais que faire. Et puis, il me répugnait de décevoir l’un ou de chagriner l'autre.
Je ne sais trop ce qui fit pencher la balance. La détermination du blond intrépide? Le renoncement du trop effacé grand brun? Il n’en demeure pas moins que, lorsque le premier me dit avec un sourire plein d’assurance « Dans 24 heures, j’aurai gagné ton cœur…», je le crus.
Plus tard, à la fin de la soirée, l’artiste m’amena dans son atelier, un ancien garage reconverti, où je l’aidai à transporter un très long et très lourd tapis en coco coloré. Nous montâmes ensuite l’escalier qui menait à un petit appartement et, sans détour, le grand blond m’annonça qu’il désirait que je l’accompagne aux États-Unis la semaine suivante où il allait participer à une grande exposition.
Je ne pus m’empêcher d’avoir une pensée teintée de regret pour l’amant que j’avais éconduit quelques heures plus tôt et c’est à ce moment que … la voix de René Homier-Roy m’arracha à mes rêves. Il était 6h30.
jeudi 31 décembre 2009
5, 4, 3, 2, 1... Bonne Année!
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Il est 23h04 et je viens à peine de revenir de Ste-Adèle. Après un délicieux souper chez Nicole et Gilles, je leur ai confié Grande Soeur et Bôf-Adoré en leur souhaitant un bon début d'année en même temps qu'une bonne nuit.
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Sur la 117, la circulation était fluide. Devant moi, les montagnes éclairées faisaient la fête, insouciantes et exubérantes sous la neige fine qui leur tombait dessus.
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Assise devant l'écran de mon portable, j'écris ces quelques lignes en clavardant par intermittence avec deux internautes qui, le temps d'un instant, troquent leur solitude contre quelques mots gentils et une présence au bout de leur clavier.
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Cette nuit sera celle de la fin et du commencement. Celle des souvenirs et des souhaits. Des constats et des rêves... Celle où rien n'est impossible, où on peut redessiner sa vie, mettre de la couleur dans ses projets et oser désirer tout ce qui, alors, nous semblait interdit...
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À quoi rêvez-vous? Que désirez-vous que vous n'avez pas encore? Quels sont les voeux que vous aimeriez réaliser si je vous en octroyais trois?
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Cette nuit, tout est permis, ces trois voeux, je vous les accorde...
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mardi 29 décembre 2009
Entre Noël et le Jour de l'An ...
Noël est déjà du passé et le Jour de l’An, à venir.
Depuis le 24 décembre, le temps s’est figé et ne s’écoule que tout doucement, au rythme des confidences, des longues discussions, des rêves dévoilés et des fous rires spontanés. Emma est repartie avec, dans ses bagages, des souvenirs de la messe à laquelle nous avons assisté, des boutiques que nous avons visitées, des paninis de la Brûlerie que nous avons partagés et des soirées à se chauffer les pieds devant un feu allumé dans mon foyer.
En fin d’après-midi, ce sont Grande-Sœur et Bôf-Adoré qui ont pris le relais et qui occuperont la chambre d’ami pendant deux des trois semaines qu’ils passeront au Québec. En compagnie de mes Anglais, nous ferons probablement la tournée des galeries d’art du coin, irons manger à de bonnes tables et siroter un café chez l’incontournable torréfacteur. La veille du Premier de l'an, ce sera à Ste-Adèle, chez Gilles et Nicole, que nous ferons nos adieux à 2009 et que nous souhaiterons la bienvenue à 2010.
Tout à l’heure, pendant que je coupais les légumes destinés à la soupe qui allait accueillir mes visiteurs, je me demandais quels seraient les vœux que j’allais offrir lorsque sonneraient les douze coups de minuit le 31 décembre.
Je souhaiterai, bien sûr, de la santé, beaucoup de bonheur, une foule de petites et grandes joies pour égayer le quotidien, la paix, celle du cœur et celle de l’âme et de l’argent, puisqu’il en faut un minimum pour que son manque ne nous gâche pas la vie. Et je terminerai par le plus précieux des vœux: l’amour. Celui qu’on reçoit de ses parents et de sa fratrie, celui que donnent les amis et parfois même des collègues, celui de la personne qui partage sa vie et, le cas échéant, de ses enfants. Sans oublier le plus rare: l’amour de soi. Celui qui fait éclore le bonheur et le rend contagieux, et qui donne à la vie un tel éclat, qu’il éclabousse tout autour de soi.
À chacun de vous, je souhaite une très bonne nouvelle année. Puisse 2010 vous apporter du bonheur à profusion, vous garder en bonne santé, vous fournir tout l’argent dont vous aurez besoin et vous envelopper d’amour, le vôtre et celui des autres.
Sally Fée
jeudi 24 décembre 2009
Fée-rique Noël!
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Que vous soyez d'ici ou d'ailleurs, de l'Abitibi, des Laurentides ou de la région de Québec. Que vous habitiez Kuujjuaq, l'Estrie, le Saguenay ou la Côte Nord. Si un océan nous sépare parce que vous vivez en Angleterre, en France ou dans la République Tchèque. Si votre royaume est celui de Vancouver, de Saint-Pierre et Miquelon ou de l'Outaouais. Ou que votre vie se déroule plus près, à Montréal et sur ses rives nord et sud. Que votre présence dans mes Contes de Fée soit le fruit du hasard ou celui du plaisir. Que vous soyez simple terrien, magicien ou sorcière, une consoeur fée ou un ange, à chacun et chacune de vous, j'aimerais souhaiter le plus beau des Noël.
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Puisse la nouvelle année qui s'annonce être une source inépuisable de bonheur et d'amour. Que la santé et la paix vous accompagnent. Que votre coeur s'ouvre à ceux qui vous entourent et à ceux qui croiseront votre chemin.
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Joyeux, joyeux Noël!!!
vendredi 29 mai 2009
Comme sur un nuage...
Comment oublier la toute première nuit près de lui, alors que notre corps le réclamait depuis si longtemps? Comment ne pas graver à tout jamais le souvenir de ces douces sensations qui nous envahissent, qui nous pénètrent jusqu’au creux des reins? Ces frissons d’enchantement, ces soupirs d’extase que nous ne pouvons réfréner?
Pelotonnées contre lui, enfin conquises, nous ne souhaitons qu’une chose : que pour toujours il reste ainsi, tendre et solide, doux mais ferme.
À jamais, nous nous souviendrons, qu’avant lui, notre réveil était pénible, parfois douloureux. Que notre corps, perclus, se languissait de ses caresses apaisantes. Que sans lui, nous n’étions plus que l’ombre de nous-mêmes.
Maintenant qu’il est là, il nous bercera en nous promettant de veiller sur notre sommeil. Nos rêves n’en seront que plus doux, comme si nous flottions sur un nuage, légères et vaporeuses.
Ce soir je serai brève car il me tarde d’aller le rejoindre. Pour lui, j’ai mis mes plus beaux draps, parfumés à la lavande.
Cette nuit sera la première d’une multitude d’autres.
Cette nuit, je dormirai pour la toute première fois sur mon nouveau matelas…
lundi 25 mai 2009
Tout le monde il est gentil…
Je le répète à qui veut l’entendre : je suis entourée de «bonnes personnes». Je crois même que je les attire. Qui plus est, même les pas gentilles le deviennent et les revêches s’adoucissent. Des exemples?
Ma voisine, cette américaine qui passe l’hiver dans sa maison de Floride et l’été dans celle qui est juste de l’autre côté de la rangée d’arbres lesquels, assure-t-elle, se trouvent sur SON terrain. Ah, bon, si ça lui chante… Mais le problème n’est pas là. C’est que, voyez-vous, nous nous partageons un chemin privé qui mène d’abord à ma maison et ensuite, à la sienne. Cette dame qui, je l’espère, ne lit pas mon blog, est une vraie mégère. Elle se plaint pour tout et pour rien. Elle fait la vie dure à notre voisin le garagiste et par le passé, a réservé le même sort au quincaillier. Elle a terrorisé la locataire qui habitait la petite maison blanche maintenant abandonnée et a cassé les pieds des élus municipaux. Bref, elle est considérée comme une harpie, une vraie de vraie.
Avec moi? Elle est gentille. De la Floride, elle m’envoie ses vœux de Noël et en avril, m’annonce par courriel la date de son retour. Nous défrayons ensemble les coûts de déneigement du chemin privé et, tous les deux ou trois ans, l’ajout de gravier. Sans anicroche, tout en harmonie. Elle m’aime bien et j’ai même droit, en mai et en octobre, à un «hug» de sa part. Ce n’est pas rien!
Puis, il y a l’épouse du quincailler. Oh, elle est loin d’être désagréable mais en général, elle est distante et souvent froide avec les gens. Je crois surtout qu’elle est timide mais, malheureusement, je n’entends que des commentaires peu flatteurs à son égard. Pourtant avec moi, elle est souriante, me salue en prononçant mon prénom, me sert avec empressement et fait l’effort de me parler en français même si elle ne maîtrise pas ma langue.
C’est ainsi depuis toujours. Sauf à de rares exceptions, j’ai eu la chance de ne côtoyer que des gens aimables et honnêtes. Chance ou intuition? Il me plait de croire que j’ai de l’instinct; que j’ai du flair pour deviner les envieux, les négatifs et les tricheurs. Et la sagesse de prendre mes jambes à mon cou s’ils croisent ma route.
Même dans mes nouvelles connaissances, il n’y a que des personnes charmantes : Claudine, Madeleine, Olivier, Gabrielle, tous mes clients ainsi que mon peintre Christian et son amie Sonia.
Si je n’oublie pas que la Terre est peuplée de trop nombreux individus abjects, d’êtres ignobles et de sombres crapules, dans mon univers à moi, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil…
dimanche 8 mars 2009
A chacune d’entre vous…
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Aux mères, particulièrement à la mienne, aux grands-mères, aux arrière et arrière-arrière-grands-mères, aux sœurs, surtout à ma Grande à moi, aux filles et aux belles-filles, aux tantes, aux belles-sœurs, aux belles-mères, aux cousines, aux nièces, à mes amies présentes, passées et à celles qui le deviendront.
A vous toutes, je souhaite que cette Journée internationale de la femme vous apporte tout l’amour, le respect, la reconnaissance et la tendresse qui devraient être votre pain quotidien.
Osez votre vie…
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samedi 14 février 2009
mardi 14 octobre 2008
Lune d'octobre ...
Chaque jour, sans exception, j'amène Pixel au parc de la rivière. Même s'il commence à me tourner autour dès 16h00, oreilles dressées et yeux remplis d'espoir, ce n'est que vers 17h00 que je donne le signal du départ en lui mettant son collier.
Je fais parfois exception; si le ciel est menaçant, je devance notre sortie. Il m'est aussi arrivé, durant l'été, d'y aller sous la pluie, chose qui ne sembla pas trop déranger mon chien tant il aime ces balades quotidiennes. Aujourd'hui toutefois, ce n'est qu'une fois le soir tombé que je me suis décidée à fermer l'atelier pour faire cesser les trépignements de mon compagnon à quatre pattes.
Juste avant d'arriver au parc, c'est une lune pleine et lumineuse qui nous accueillit. Espiègle, elle disparaissait derrière les nuages qui envahissaient le ciel à l'est, puis resurgissait, éblouissante et fascinante.
Un vent tiède ébouriffait la cime des arbres, faisant bruire leurs feuilles. L'automne exhalait son parfum, mélange d'herbe mouillée, de terre et de végétaux en décomposition. Sur le ruban sombre de la rivière, la lune s'amusait à dessiner le contour des vaguelettes. A l'extrémité nord du parc, aucune lumière ne venait pâlir la scène, me laissant dans cette obscurité veloutée que seul l'astre lunaire perçait par à-coups.
Des soirs comme celui-là, je ne peux m'empêcher d'imaginer comme il serait doux de déambuler, ma main emprisonnée dans une autre, chaude et caressante. De partager mon émerveillement pour cette grosse sphère lumineuse et de découvrir, émue, que nous sommes deux à contempler la même étoile à l'horizon.
"La rêverie est le clair de lune de la pensée. "
Jules Renard
"Dans l'océan du ciel,
Sur les vagues de nuages,
Le vaisseau de la lune
Semble voguer
Parmi une forêt d'étoiles."
Kakinomoto no Hitomaro
"…voyage si tu prétends à quelques valeurs; ce n'est qu'en parcourant les
cieux que le croissant devient pleine lune..."
Proverbe arabe
samedi 11 octobre 2008
lundi 1 septembre 2008
jeudi 28 août 2008
Présage ...
Malgré le sursit que nous accorde Dame Nature, ça ne sent presque plus l'été et déjà un peu l'automne. La lumière n'est plus tout à fait la même et dans l'air, il y a ce quelque chose de presque imperceptible, d'à peine tangible, qui nous donne envie de profiter goulûment de ces dernières journées avant l'équinoxe d'automne.
Dans mon village, les montagnes tout autour portent encore leurs jolies robes vertes mais déjà, ici et là on peut apercevoir quelques individus pressés d'endosser leur livrée flamboyante.
Les criquets multiplient leurs concerts et les asclépiades éparpillent leurs semences. Dans mon jardin, les jeunes geais bleus ont appris à se nourrir seuls et crient bien fort leur plaisir de venir chaparder mes dernières framboises tardives.
Les nuits sont fraîches et ont ce parfum de feux de bois et de terre mouillée qui donne envie de se blottir sous la couette et d'écouter la douce musique de deux cœurs qui battent à l'unisson, tel un heureux présage…
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