lundi 28 juillet 2008

Tomber pile poil…

Hier en fin d'après-midi, je décidai de m'attaquer à la peinture de mon ancienne chambre. Mon ex-coloc avait coloré les murs en rose pâle et je n'aimais pas l'atmosphère que ça créait. Il n'était pas question que je réintègre cette pièce sans en changer la couleur. J'aurais eu l'impression de dormir dans sa chambre.

J'hésitais entre les tons de vert et de bleu lavande. Comme il y a déjà du vert dans la salle de bain, dans le salon et bientôt dans la cuisine, j'avais envie d'une teinte différente. En examinant les cartes de coloris chez mon voisin le quincailler, je n'avais pas trouvé le bleu que j'avais imaginé.

Peu après cependant, je découvris au sous-sol 2 contenants de peinture entamés. Un de blanc velouté et l'autre du "bleu de bal" qui avait été utilisé pour ma dernière boutique (fermée depuis) et dont ont été peintes quelques portes d'armoire de ma cuisine. Ce bleu-gris, pour l'avoir trop vu, me donnait des haut-le-cœur. Toutefois en le pâlissant, j'ai pensé qu'il pourrait devenir intéressant.

Je versai donc le ½ gallon de blanc dans le ½ gallon de bleu. Cela donna un très joli bleu poudre. J'étais à mélanger la peinture et j'avais vraiment hâte de m'y mettre. Pas que j'aime particulièrement peindre, mais de voir ma petite maison se transformer, se faire une beauté, m'enthousiasme au plus haut point. C'est alors que le téléphone sonna. Je failli ne pas répondre; ça m'arrive parfois. Presque à contre coeur, j'abandonnai mon bâton dans la peinture et saisis le combiné.

"-Quel escalier as-tu peint en premier?" me demanda une voix d'homme. C'était mon ami Blanche-Neige qui était en bas, dans mon jardin. J'avais installé bien en évidence des affiches "Peinture fraîche" devant les 2 escaliers extérieurs que j'avais repeints le matin même. J'indiquai à mon visiteur d'emprunter la porte du sous-sol, via l'enclos des chiens.

Cela faisait quelques semaines que nous ne nous étions vus et comme les vacances de mon ami prenaient fin, il avait eu envie de venir me faire une petite visite surprise. Hé, hé! Fut surpris qui croyait surprendre!!!

Par politesse (je dois absolument corriger cette qualité qui me joue des tours…) j'assurai Blanche-Neige qu'il ne me dérangeait pas et lui demandai de m'attendre, le temps que j'aille refermer le gallon de peinture.

Au lieu d'acquiescer, il offrit de me donner un coup de main! "-Mais tu vas te salir!" lui fis-je remarquer. Cher Blanche-Neige, il n'en fallait pas moins pour qu'il trouve une solution. C'est ainsi que nous avons appliqué une première couche du très beau bleu pâle sur les murs de la chambre, moi au découpage, lui au rouleau. Moins de deux heures plus tard, nous étions confortablement assis sur la terrasse du Pilsen à déguster une bière bien froide que nous avons accompagné de moules et de frites.

Comme soirée improvisée, ce fut réussi! Et avouez que ça n'arrive pas tous les jours qu'on a l'occasion de voir une Blanche-Neige poilue, pieds nus et en boxer manier le rouleau. J'aurais bien aimé prendre une photo mais il n'a pas voulu! Ah bon?

1 commentaire:

Mijo a dit…

Hé hé, j'aime beaucoup le dernier paragraphe !!