lundi 20 avril 2009

Partir du bon pied…


Pour tout dire, ma semaine commença dimanche. Au volant de la guimbarde, pardon… de la voiture que Stéphane m’avait gentiment prêtée, je me rendis dans la petite municipalité non loin de Sherbrooke où il réside. La veille, il m’avait annoncé qu’il avait terminé le rapiéçage de la carrosserie de ma vieille Venture. Lorsque la porte de son garage s’ouvrit, au lieu d’un bazou troué, je découvris une fourgonnette endimanchée, toute belle dans sa tenue en patchwork vert ancien et vert nouveau. Quel contraste avec son ancienne robe tachetée de fauve qui la faisait paraître plus âgée! Et tout ça, pour moins de $700.

À mon retour, au début de l’après-midi, je décidai de faire fi du jour du Seigneur et m’assis résolument devant ma fidèle Pfaff qui en ronronna de plaisir. Mon Dieu! Si vous aviez vu la montagne d’étoffe sur ma table de coupe! Si Lise considère que l’enfer c’est de coudre quelques boutons, qu’aurait-elle pensé de ce demi-kilomètre de tissu à ourler?

Comme je n’avais pas envie d’y passer la semaine, j’eus recours à un truc fantastique. Comment? Vous croyez que j’ai triché en utilisant ma baguette magique? Et bien non, vous n’y êtes pas du tout! Ce truc en question est encore plus utile, je dirais même giga-ingénieux et… je l’avais juste là, sous la main.

C’est ma «super-couturière-Sylvie» qui me fit découvrir cet astucieux pied à ourler il y a plusieurs années. À mon atelier, j’en avais quelques-uns de la même famille, mais ils étaient plus encombrants qu’efficaces.

Avec celui-ci qui est articulé, wow! Cool! Super! Génial! Vous croyez que j’exagère? OK! Alors, si je vous dis que je viens à bout de l’ourlet d’une des capes commandées par l’ami Steeve et sa chorale, en 10 minutes à peine! Et que cela comprend l’insertion des deux liens d’encolure sous la couture, juste en bas du capuchon. Ah! Bon, vous n’êtes pas impressionnés? D’accord, alors si j’ajoute que le contour à ourler pour chaque cape mesure 10 mètres, avouez que là, vous êtes abasourdis!
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Ciel! Avec 600 mètres à ourler, de connaître ce petit accessoire, c’est vraiment le pied!

3 commentaires:

Lise a dit…

Mais non Sally Fée, pas quelques boutons, une montagne de boutons à recoudre est mon idée de l'endroit... s'il existe !

J'avoue cependant mon inaptitude totale pour la couture, et les aiguilles qui piquent plus souvent mes doigts que le tissus ne m'incitent pas beaucoup à apprécier la chose. Une blouse de ma mère, ayant deux boutons manquants, a attendu des semaines avant que je me décide à la réparer. Et comme je n'en trouvais pas de semblables, j'ai dû tous les remplacer...

Je suis persuadée qu'il faut un talent naturel pour la couture (comme pour la peinture, le chant, etc...), ou aimer ça suffisamment pour persévérer. Mais je sais tricoter, et les aiguilles sont moins dangereuses.

Bonne journée !

:-)))

Fitzsou, l'ange-aérien a dit…

Et bien, 600 mètres d'ourlet, ce n'est que 6 fois et demi la longueur du quai chez nous ou (grrr!...) peuvent stationner 12 hydravions l'été... quand même!...

Contes de Fée a dit…

@ Lise:

Enfin, "quelques" boutons pour moi représentent probablement une montagne pour vous! :O)

Vous savez tricoter? Là, je suis jalouse :O/

@ Mon Ange:

Ouais, quand même!

:O)