vendredi 26 février 2010

Appel à l'audace ...


«Si je connaissais son nom, je lui téléphonerais et lui demanderais s’il a envie qu’on prenne un café ensemble», me disait une amie récemment.

Célibataire depuis trop longtemps, cet homme qu’elle a croisé à quelques reprises et avec qui elle avait conversé brièvement avant Noël, a ce qu’il faut de réserve et de charme pour que ma copine ait envie de rompre la monotonie de son célibat pour lequel elle n’est pas faite.

D’autres amies, incertaines de vouloir chambouler leur vie et d’amputer leur liberté, ne rêvent pas moins d’un amant qui saurait les faire rire, toucher leur esprit et émouvoir leur corps… épisodiquement.

Dans nos rêveries, cela paraît si simple de trouver l’amour ou d’en partager les plaisirs avec un complice. Mais dans la réalité, ça ne l’est pas. Enfin, pas pour mes amies, ni pour moi.

Que doivent faire les femmes lorsqu’elles croisent un homme qui les attire? Oser l’aborder? Lui déclarer : «Vous me plaisez, ne pourrions-nous pas faire connaissance?».

«Tu connais le voisin de cet homme, demande-lui qu’il déniche son nom et, n’hésite pas, appelle-le. Le pire qu’il puisse t’arriver c’est qu’il te dise non!», ai-je répondu à mon amie, la voix vibrante de conviction.

Moi, en tout cas, c’est ce que je ferais… si j’en avais l’audace.



"L'audace c'est vouloir arriver à quelque chose; la timidité, vouloir juste que quelque chose vous arrive."
Patrick Sébastien

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7 commentaires:

Samuel Pothier a dit…

Aïe, je comprends si bien!

Les hommes lettrés sont dans le même embarras, et j'ose évoquer mon propre cas: pas facile de rencontrer une demoiselle charmante vivant son époque sans en prendre toutes les idées comme des révélations.

Je me contenterai déjà d'un ami, car déjà, il est bien malaisé de trouver quelqu'un avec qui partager des blagues lumineuses et des soirées rituelles au cinéma ou au café.

La solitude nous pèse; peut-être est-ce pour cela que nous écrivons?

Fitzsou, l'ange-aérien a dit…

... alors je suis un mélange de "timide audace"...

Samuel Pothier a dit…

Mon précédent message a été tronqué; la connexion internet à Trinidad y Tobago est tout le contraire des jeux olympiques canayens: pas formidable pan toute.

Addendum

«La solitude nous pèse; peut-être est-ce pour cela que nous écrivons?
Ah non, je me souviens, j'écris pour payer mon loyer!

Bonne chance aux esseulés de notre espèce, ayons l'audace d'être heureux. »

SP

Lise a dit…

Fée,

et si on est VRAIMENT timide, que doit-on faire, si une personne (que l'on aimerait rencontrer) nous invite pour un café, de manière purement amicale et sans arrière-pensée, mais que la crainte de décevoir, pour mille et une raisons, nous fait remettre sans cesse à plus tard...

Contes de Fée a dit…

@ Samuel:

Certains jours, je dirais que c'est la solitude qui nous permet d'écrire.

Il me tarde aussi de rencontrer de nouveaux amis avec qui rire et échanger des mots d'esprit.

Trinidad and Tobago: Ah! c'est vous ça! (Google Analytics).

@ Mon Ange:

Je te le dis juste à toi: contrairement à ce que je voulais laisser croire, je ne suis pas du tout timide mais d'une audace qui m'étonne parfois moi-même...

@ Lise:

J'ai peut-être tort, mais il me semble que ça ressemble d'avantage à de la peur qu'à de la timidité. Reste à savoir, si c'est le cas, de quoi cette peur se nourrit.

Il faudrait peut-être banir, pour un temps, le "NON" et ne répondre aux invitations que par des "OUI"? Bon, c'est assez audacieux mais ça vaut la peine d'essayer!

:O)

Lise a dit…

Sally Fée,

la peur je connais: celle de l'inconnu, du changement, de décevoir, le sentiment d'incompétence, d'insignifiance, etc...

Je dirais même que la peur est le moteur central de ma vie; alors oui, tu as touché juste.

Il y a quelques années, j'ai participé à un concours de Nouvelles sur internet, incitée par une cousine qui trouvait que j'avais une belle plume. À l'époque elle suivait un cours de création littéraire, semblable au tien.

Mon texte, basé précisément sur le sujet (la peur qui enferme et empêche d'agir), signé du pseudo Elsie Dubois (histoire de faire de l'humour) n'a évidemment pas été retenu. Celui de ma cousine non plus, qui était pourtant excellent. Le mien était, avec le recul probablement confus et a dû faire bien rigoler les lecteurs qui choisissaient ceux qui seraient retenus.

:-)

Et je sais parfaitement de quoi mes peurs se nourrissent, mais je suis incapable d'y faire face et de régler la situation, une fois pour toute! Un psy ferait fortune (si j'avais des sous) avec moi!!!

C'est bien vrai que tu es une Fée!

:)

Merci Sally!

Anonyme a dit…

Voici une suggestion pour votre amie; ouvrir un blog et utiliser ce prétexte de partager un lien internet très captivant, c'est-à-dire son blogue, pour accoster la personne qui vous charme.
Moi je n'hésite pas pour annoncer qu'on me retrouve facilement sur Google, à «Crépuscule, pour aimer écrire»; des fois j'y fais des rencontres qui m'inspire à mon écriture...
On perd rarement à se faire connaître ';)

Crépuscule, pour aimer écrire et... oser l'aventure.