jeudi 18 février 2010

Mince alors!


Si j’en doutais encore il y a trois semaines, je ne peux plus le nier; je les ai bel et bien perdues. Au début, j’admets que je les ai cherchées, mais il fallut me rendre à l’évidence: elles avaient disparu, s'étaient volatilisées. «Où?», direz-vous. Dans l’atelier? Non, ça m’étonnerait. Ni dans la salle de bain et, assurément, pas dans ma chambre à coucher. Je crois plutôt que ça s’est passé quelque part entre le salon et la pièce où je m’entraîne, qui sert aussi de chambre d’ami.

Je sais que certaines de mes connaissances, et peut-être aussi des amis, jugeront qu’elles m’étaient nécessaires et que j’aurais dû tout faire pour ne pas les perdre. Mais à vrai dire, et peu importe ce que ce beau monde peut en penser, je ne m’étais jamais fait à l’idée de vivre avec elles. Je peux vous confier un truc? Je les trouvais franchement dérangeantes, agaçantes, exaspérantes et quasi obsédantes.

Je sais, j’étais la seule à blâmer; c’est moi qui les avais rapportées de vacances en janvier 2009. D’abord discrètes, elles se mirent à prendre de plus en plus de place, à tel point que cela me rendit inconfortable. Pour ma défense, je dois préciser que je n’étais pas trop habituée à ce type de présence.

Par conséquent, pendant des mois je tentai de m’en débarrasser, de leur faire la vie dure, allant jusqu’à leur montrer à quel point l’image qu’elles reflétaient était moche. En vain. Elles avaient la couenne épaisse et elles s’incrustèrent. Comme des mauvaises manies, elles gagnaient à être perdues. Mais la guerre, elle, ne l’était pas et croyez-moi, je leur fis passer de mauvais quarts d’heure, plusieurs fois par semaine. Tous les coups furent permis, même ceux en bas de la ceinture.

Si j’en doutais encore le mois dernier, mon pèse-personne et mon miroir me l’ont confirmé… j’ai réussi à perdre les 3 livres qui avaient profité de mon séjour à Saint-Pierre et Miquelon pour s’agglutiner autour de ma taille et me dessiner un bourrelet disgracieux et bigrement gênant.

Et croyez-moi, ce ne fut pas une mince affaire!

5 commentaires:

François Sobieraj a dit…

Une fois encore j'ai été bluffé ! Jusqu'à la fin, j'ai pensé que vous aviez perdu des lunettes, des pantoufles, des... que sais-je encore. Mais pas 3 malheureuses livres (qui ne font, si je ne m'abuse qu'un kilo et demi).
J'aime vraiment très fort votre façon d'amener les choses.
Cordialement

Samuel Pothier a dit…

J'avais perdu cinq livres dans la période d'avant-noël grâce à mes efforts résolus et de contraignants exercices; après les usuelles festivités de décembre,je les ai retrouvés subrepticement classés dans ma bibliothèque.

Étrange affaire, n'est-ce pas? Moi-même je n'y comprends rien, et pourtant je les côtoyais régulièrement, ces livres!

Fitzsou, l'ange-aérien a dit…

Et bien, je te dis BRAVO!...si elles te harcelaient tant que ça... mais, il me semble t'avoir croisé à quelques reprises sans vraiment les apercevoir... mais je comprends...
On est jamais si bien placé soi-même pour... les voir!...

Fitzsou, l'ange-aérien a dit…

Oh et puis! malgré le fait que j'adore partager les livres... ceux "celles"-là, je vais te les laisser... ;-)

Contes de Fée a dit…

@ François:

Ah oui? J'ai réussi? Ça fait plaisir à lire!


@ Samuel:

Oh! Vraiment étrange en effet! Il serait peut-être temps de consulter un ophtalmo?


@ Mon Ange:

Ainsi, mon camouflage a bien fonctionné? Fiou!