samedi 6 mars 2010

La pelle du printemps ...


Alors que la fille d’en haut, mon amie et locataire modèle HabsfanDan, me réclamait les coussins du mobilier de jardin qui avaient été remisés dans le hangar, je me disais qu’il était peut-être temps que je range les pelles. Mais, n’étant pas née de la dernière tempête, je sais bien qu’une autre chute de neige n’est pas exclue.

Cette perspective n’a pas semblé perturber la foule de touristes qui avaient pris d’assaut les trottoirs du centre-ville, les terrasses, les restaurants et les boutiques cet après-midi. Tandis que les voitures, pare-chocs à pare-chocs tentaient d’accéder à la rue Principale sans écrapoutir quelque piéton imprudent, je n’eus qu’à remonter mon avenue pour retrouver le calme de mon quartier. N’eut été des calèches qui passaient de temps à autre, on se serait cru ailleurs qu’à Saint-Sauveur en pleine semaine de relâche.

Sur la véranda au-dessus de mon solarium, le printemps s’était invité. Ma voisine reçoit deux de ses enfants et, pour profiter du soleil, tout ce beau monde prit place sur la grande galerie qui fait face au sud. Pendant que je tapais le premier jet de ce billet, par ma porte patio entrouverte, j’entendais les rires fuser et je sus que le bonheur s’était installé en haut pour plusieurs jours; ce sera mercredi qu’arrivera une autre de ses filles accompagnée de ses trois tout jeunes enfants dont la grand-maman se languit.

Avec la température qui grimpe vers des sommets inattendus pour un début de mars, ce soleil audacieux et la neige qui disparait peu à peu, j’aurais bien aimé, moi aussi, recevoir parents ou amis et avoir le plaisir de longues conversations, de badinage, de radotage, d’élucubrations et, comme chez ma voisine, de fous rires.

De tout ça, j’en aurais pris à la pelle…




4 commentaires:

Samuel Pothier a dit…

Un billet mi-figue mi-raisin sur l'imminence du printemps: la chaleur favorise les rencontres et les retrouvailles, mais notre désir d'en être la cible augmente aussi et il faut le combler...
Assurément, être bien entouré est le meilleur atout qui soit, en toute circonstance...

D'autre part, je raffole du calembours!

ClaudeL a dit…

Ah le soleil! C'est fou comment il peut régler nos humeurs.

Zoreilles a dit…

Quelle douceur, ce billet. Avec un peu de nostalgie dedans et c'était beau. Je l'ai dégusté comme un bon fruit frais...

Contes de Fée a dit…

@ Samuel:

Le combler? Hum, oui, tout à fait d'accord. Reste à trouver le meilleur moyen d'y arriver. J'y travaille.

@ ClaudeL:

Je dirais, dans mon cas, qu'il me rend encore plus Fée-brile. Surtout celui du printemps.

@ Zoreilles:

Ce doit être mon sevrage d'amitiés qui se fait sentir, surtout lorsqu'arrive le week-end.

Je suis "mûre" pour me faire de nouveaux amis.