mercredi 14 octobre 2009

Excès de table …


S’il reste encore les équerres à fixer, la hauteur de chaque section à vérifier et une cinquantaine de boulons à boulonner, ma table de coupe repose néanmoins sur ses pattes depuis la fin de l’après-midi.

Une fois de plus, j’ai préféré me charger moi-même du travail au lieu de retenir les services du Monsieur-à-tout-faire du quartier. Outre le désir d’économiser, il y avait surtout un besoin d’apprendre comment faire. Remarquez, ce n’était pas bien sorcier; pas de quoi brandir une baguette magique! Par contre, j’eus besoin d’un marteau et de deux clés, dont une à molette… ainsi qu’un bon équilibre. Faute de bras supplémentaires pour soutenir les barres transversales pendant que j’insérais le premier boulon, il me fallut chaque fois les déposer sur une de mes jambes repliées qui me servait de chevalet. Et là, dans la position du flamand rose, je songeais que ça m’aurait fait une belle jambe d’être unijambiste…
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Demain, je terminerai de tout stabiliser en vérifiant que ce soit bien à l’équerre. Il ne restera qu’à récupérer les quatre panneaux de bois qui attendent dans la remise. Cette fois, je devrai demander de l’aide; chaque pièce est si lourde que j’ai beau m’arc-bouter, je n’arrive pas à lui faire quitter le sol même d’un millimètre! Une fois que j’aurai déniché des voisins comptabilisables, serviables ou juste heureux de faire étalage de leur force, je pourrai installer sous la table les tablettes de contre plaqué et y ranger les rouleaux de tissu qui forment une pyramide désordonnée au fond du solarium. Le pire sera fait! Enfin, presque... Il restera bien encore à installer mon défroisseur industriel, fixer sur sa planche les pôles qui soutiendront le fer, vidanger l’huile de la surjeteuse et de la «coverstich» et les remettre sur leur table respective, réinstaller leur courroie et pédalier, boulonner leur porte-bobines avant de les réenfiler. Il me faudra aussi percer des trous sur le plateau du meuble gris pour y fixer la machine à œillets, puis ranger ceci, organiser cela…

Hum… À bien y songer, je crois que ma baguette magique devra sortir de sa retraite, sinon je risque de ne pas avoir fini d'aménager l’atelier avant que ne sonne l’heure de la mienne!
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4 commentaires:

Fitzsou, l'ange-aérien a dit…

Lâches pas ma Bonne Fée: y'a pas à dire tu as des "doigts-de-fée"...

Contes de Fée a dit…

@ Mon Ange:

Oui madame, et quelques uns sont un p'tit peu écorchés.

Mais Fée-toi z'en pas!

;O)

Zoreilles a dit…

Tu as tellement une belle lumière dans ton nouveau chez toi...

Tu tiens le coup? Ça doit être fatiguant mais combien palpitant de tout se réinstaller en neuf!

Contes de Fée a dit…

@ Zoreilles:

En effet, il y a une belle lumière chez-moi. Et comble de ... chance, mon espace de travail se situera dans le solarium.

Je tiens le coup malgré quelques maux de tête qui viennent me rappeler qu'il faut que je lève le pied de temps à autre.

Et oui... excitant, palpitant et stimulant de réinstaller mes vieux trucs dans une nouvelle maison. Ma foi, ça les rajeunit!