dimanche 17 janvier 2010

Mise en scène ...


«Désolée, j’ai les mains froides», lui dis-je en remontant un peu sa chemise. Sur la peau de son ventre légèrement enrobé et couvert d’une fine toison brune, son pantalon était tendu et je lui demandai de défaire le bouton et de descendre sa braguette.

«Oh! Six centimètres!», m’exclamais-je.

«Vous pouvez faire quelque chose avec ça?», me demanda le jeune homme, en retenant son pantalon.

«Hum, sans aucun doute…», fis-je en soutenant son regard.

Puis, après lui avoir intimé de ne plus bouger, je m’agenouillai à ses pieds tandis qu’il s’abimait dans le reflet de la glace et peut-être aussi, qui sait, dans de sombres calculs.

Entre 13h30 et 14h15 cet après-midi, le même scénario se répéta trois fois et, à la fin, l’homme parut visiblement plus détendu. Avant de partir, la main sur son portefeuille, il me demanda combien il me devait.

En souriant, j’assurai à mon nouveau client, un jeune et sympathique comptable, qu’il pourrait me payer à sa prochaine visite lorsqu’il viendra chercher ses 3 pantalons que j’aurai raccourcis et dont deux auront été agrandis à la taille.

5 commentaires:

ClaudeL a dit…

Bien ficelé. M'a fait sourire.

Anonyme a dit…

Aurait-il également besoin des conseils de Josée Lavigueur pour "raffermir certaines parties de son anatomie" ?

O:)

** *

Le Scarabée a dit…

Je me demande si ma couturière songe à ces trucs lorsque je lui apporte du tissu pour mes inventions d'Aquariophilie?... Lol!!

Contes de Fée a dit…

@ ClaudeL:

C'était le but!

;O)


@ Anonyme:

Sans doute mais n'oublions pas que s'il continue d'arrondir cette région, il devra revenir me voir et ce sera mon porte-feuille qui en sortira gagnant!

** *


@ Scarabée:

..."à ces trucs"? Quels trucs?

;O)

Zoreilles a dit…

Quel imaginaire fertile et quelle plume! Sourire aussi...