mardi 23 mars 2010

Un poisson dans l'eau ...


Aujourd’hui, à ma leçon de peinture, j’ai fait deux expériences : celles de l’acrylique et de l’abstrait. Après une demi-heure de déplaisir, je donnais à Jocelyne, comparse étudiante, ma feuille cirée sur laquelle il restait du noir et du bleu de Prusse. Elle adopta également ma première œuvre inachevée, conquise par le fond pervenche que j’avais réalisé en combinant deux bleus auxquels j’avais ajouté du blanc. Elle la parachèvera, elle qui, depuis le début des cours, ne s’est adonnée qu’à la peinture abstraite et pour laquelle elle est plutôt douée. Quant à mon second essai, débuté pendant que le premier séchait, il finit sa courte vie dans la poubelle. Conclusion? L’acrylique ne convient pas à ma lenteur et l’abstrait m’ennuie.

Je m’apprêtais à sortir mes tubes de peinture à l’huile lorsque je me rappelai que j’avais apporté un assortiment de couleurs à l’eau, acheté impulsivement l’an dernier, davantage pour l’attrait de son emballage que pour son contenu dont j’ignorais totalement les caractéristiques.

Joanne, notre professeure, malgré qu’elle n’enseigne pas cette technique, me fit quelques mises en garde: l’aquarelle demeure transparente, ce qui ne permet pas de camoufler une teinte par une autre, elle ne pardonne pas les mauvais coups de pinceau, et, même une fois sèche, la peinture reste soluble à l’eau et la moindre goutte qui l’éclabousse peut ruiner l’oeuvre. Elle m’apprit que ce médium s’applique habituellement sur un papier spécialement conçu pour l’aquarelle et non sur le carton recouvert de toile que j’avais sous la main. Bon, ça promettait!

M’inspirant du dessin apparaissant sur la boite d’aquarelle, je traçai au crayon bleu un gros poisson rayé, et pressai sur ma palette la couleur Outremer. L’avantage avec cette peinture, je le constatai rapidement, c’est qu’on en utilise une très petite quantité qui est diluée avec plus ou moins d’eau selon le ton désiré. Ainsi, pour mon fond marin, je n’eus aucun mélange à faire pour obtenir le bleu plus foncé et le très pâle. Cela dit, j’ai trouvé difficile de contrôler l’application et le ton, ce qui me vaudra peut-être un commentaire sur mon fameux coup de pinceau qui demande à être amélioré.

Bah! Peu importent mes bariolages, la queue disproportionnée de mon sujet et son originalité discutable, j’ai adoré l’exercice. Lorsque je tiens un pinceau, je ne suis peut-être pas encore aussi à l’aise que mon poisson dans l’eau de son tableau, mais certainement pas moins heureuse.


2 commentaires:

François Sobieraj a dit…

Vous avez manifestement des dons d'aquarelliste.
Voilà en tout cas un poisson que vous pourrez utiliser pour illustrer votre message du 1° avril.
Bien à vous.

Fitzsou, l'ange-aérien a dit…

Voilà un poisson qui doit être bien heureux d'enfin exister...