jeudi 7 mai 2009

La mémoire empoussiérée…


Si j’avais oublié la raison pour laquelle la réalisation de vêtements sur mesure me répugnait tant, ça m’est revenu aujourd’hui. Tiens, c’est comme pour la soupe aux pois. Je me rappelais vaguement que ce n’était pas mon met préféré. Puis, au fil des ans, je me suis mise à croire que ça ne devait pas être si pire. Alors, un jour j’y ai goûté à nouveau. Ce n’est toujours pas ma soupe favorite.

Pour le «sur-mesure», c’est semblable. Les mauvais souvenirs, comme le fameux cas Rudy* ou celui de la fiancée de Jésus* se sont estompés, ont pâli. Certaines aventures aux relents d’enfer ont été peu à peu recouvertes par la poussière du temps. Parfois, elles affichent même une belle patine qui nous fait oublier qu’à l’époque, elles nous hantèrent le jour comme la nuit. Surtout le jour…

N’ayez crainte, les trois clientes pour lesquelles je confectionne des tenues pour le mariage de la fille de l'une d'entre elles, sont très gentilles et souriantes. Elles font des efforts remarquables pour me parler en français alors que moi, je ne peux que leur baragouiner les quelques mots que je connais, comme sleeve, lining, fabric et miracle qui se prononce presque de la même façon dans les deux langues. Cool!

N’empêche, même si elles sont des soies, le contrat que j’ai accepté ne me fait pas trépigner de joie. Pourquoi? À cause des nombreux essayages, des ajustements, des corrections de patrons, des réalisations de prototypes, des réessayages, des réajustements et des recorrections. Misère!

Pour ajouter du piquant, c’est dans trois minuscules coupons que je devrai tenter de loger les patrons de chacune de mes clientes. Il y a trop peu de tissu, ce qui m’oblige à devoir essayer divers placements pour que les deux pièces du dos, les trois du devant et les deux manches s’emboitent, tout en respectant le droit fil et en faisant correspondre la lisière brodée, au bas des manches. D’ailleurs, pour l’un des corsages taillé en fin d’après-midi, je dus créer une découpe horizontale sur les pièces du dos ainsi qu’une autre, verticale, sur la médiane et tailler les parties inférieures et centrales dans la pièce de soie prévue pour servir de sari. J’y ai presque épuisé ma réserve de concentration et de patience… Presque.

Même si Carole, Judy 1 et Judy 2 sont sympathiques et reconnaissantes pour l’épine que je leur enlève du pied, je préfère de loin remodeler des manteaux, raccourcir des pantalons, remplacer des fermetures à glissière et… repriser des chaussettes.

Je m’en souviendrai, la prochaine fois. Promis…


Ah! Oui, j’oubliais : je vous quitte jusqu’à lundi. J’irai passer deux belles journées à Québec chez mon amie Emma. Si vous mangez tous vos légumes, je vous raconterai.


*Des histoires d’horreur horrifiantes, dignes des Contes de Fée. Un jour, peut-être...

3 commentaires:

Fitzsou, l'ange-aérien a dit…

Tu me perds un peu dans ton art de coudre... Nous avons vraiment tout appris ça en secondaire I dans les cours de couture de Mme Paré?????....

Le Scarabée a dit…

Bon Séjour à Québec!!!!

Contes de Fée a dit…

@ Fitzsous:

Bien non mon Ange! Il faut remercier l'École Châtelaine et le Collège La Salle. Madame Paré? J'avais complètement oublié qu'elle avait été notre prof!

@ Le Scarabée:

Allez, avoue que tu t'ennuies de ton amie la Fée.

Eh! oui, j'ai transmis tes salutations au Bonhomme Carnaval!

:O)